¤ Stressed Out - Twenty One Pilots ¤
Zea
Je me sentais... léger. Carrément en dehors du temps en fait. Je n'arrêtais pas de me rejouer la scène de nos baisers. Chacun de ses baisers étaient gravés dans ma mémoire, comme impossible à effacer. Et ça m'allait plutôt bien enfin de compte. Les sensations qui me parcouraient à chaque effleurements étaient comme un booster qui me poussait à donner le meilleur de moi-même à chaque baisers. Comme si j'avais peur que si je ne le fasse pas, il soit déçu de moi et qu'il se désintéresse donc de moi.
Je partais décidément trop loin dans mes réflexions.
Mais c'était impossible de les arrêter.
J'aimais trop ses baisers, ses touchés qui m'enflammaient la peau, ses larges mains qui me parcouraient la peau, à la recherche de toujours plus d'épiderme à toucher.
Qu'est-ce que j'aimais son parfum putain.
Masculin, envoûtant, boisé, mentholé, magique, ambré, accrocheur, inoubliable. J'avais l'impression que son odeur me collait à la peau et je n'avais plus aucune envie de me laver pour pouvoir garder son parfum sur moi pour toujours.
Bon sang, je me faisais peur tout seul.
D'habitude, j'aimais ses odeurs féminines, parfois florales, parfois sucrées. Mais là, c'était complètement différent.
Quand j'aimais les odeurs florales, j'aimais cette odeur ambrée qui lui était si particulière. Quand j'aimais les corps tout en courbes, j'aimais pouvoir coller mon buste tout entier contre le sien, coller chaque parcelle de ma peau contre la sienne. Enfin, je rêvais secrètement de pouvoir le faire.
Quand j'aimais les mains fines et délicates, j'aimais les siennes, larges et un peu calleuses qui parcouraient mes bras avec lenteur, faisant fourmiller un trop plein de frissons. Quand j'aimais les cheveux longs, j'aimais les siens, courts, parce qu'au moins, je n'en retrouvais pas dans nos baisers.
Bordel, j'aimais trop l'avoir prêt de moi. J'aimais trop l'embrasser. J'aimais trop son odeur qui lui était propre. J'aimais trop qu'il soit un mec.
Bordel, j'étais dans une merde pas possible.
- Salut Zea.
Me sortant brutalement de mes pensées qui divaguaient beaucoup trop, je remerciai cette personne de m'en sortir. Ça devenait trop dangereux.
Jusqu'à ce que je croise le regard gris de Sacha. Oh bordel de merde. J'étais dans... bon très clairement dans la merde.
Je grognai un vague « Salut » loin d'être chaleureux mais celui sembla lui suffire puisqu'elle s'installa quand-même à mes côtés, déballant ses affaires avant d'engager la conversation.
- Alors comment ça va avec Lucas ?, m'interrogea-t-elle, semblant vraiment s'en soucier.
Lui jetant un regard interrogateur, je ne lui répondis rien. Je n'aimais pas tourner autour du pot pendant des heures et elle sembla le remarquer.
- Je sais que toi et Lucas formez un faux-couple.
Je ne perdis pas mon calme. Ce n'était pas la première fois qu'elle nous faisait part de ses soupçons et je savais qu'elle n'avait pas de preuves. Je n'avais aucune raisons de perdre contenance.
- Si tu veux y croire, grand bien te fasse.
Elle ne perdit pas son sourire amical pour autant. Non, elle préféra sortir discrètement son téléphone en allant dans l'application « enregistrement vocal » tout en me tendant un écouteur. Tant que le prof n'était pas là, on était tranquilles.
Tendu par ce qu'elle avait pu enregistrer, je mis l'écouteur, attendant la suite. Et je faillis perdre la face, faillis perdre contenance sous le regard soucieux de Sacha.
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Powerless
RomanceL'amour, vous devez connaître. Vous savez, ce sentiment libérateur qui nous prend au ventre, ce sentiment qui nous fait ressentir ces papillons ? Ces frissons qui nous dévalent l'échine, parcourent notre peau, bouffent nos pensées jusqu'à ce qu'il n...
