¤ Hot damn – Ivy Levan ¤
Faisant les cent pas dans l'appartement d'Ophélie, mes mains fourrageaient avec rage dans mes cheveux. J'étais au plus mal. Comment est-ce que je pouvais stopper la folie de Sacha sans blesser mon meilleur ami ? Chaque fois que j'essayais de trouver quelque chose, tout se cassait la gueule parce que chaque plan que j'émettais était bien trop pourri pour espérer marcher. Mais j'étais au bord d'un précipice et il ne me fallait que d'une pichenette pour que je tombe et que j'entraîne Zea à ma suite.
- Bordel, mais calme toi ! Tu me donnes mal à le tête à gesticuler comme ça. Limite, on dirait qu't'as un hérisson dans le caleçon.
Hyper classe. Merci à toi, Trevor.
- Oh, la ferme Trev'.
OK, si même Blake lui disait ça c'est qu'on était vraiment dans la merde. Mais comment on va faire ?!
- Il a raison, calme toi Lucas. On va trouver quelque chose.
- On va trouver quelque chose ?! Tu te fous de ma gueule ?! Ça fait deux heures qu'on est ici à chercher un plan pour la contrer dans ses âneries et on a toujours rien !
- Ce n'est pas en t'en prenant à moi que tu vas tout arranger, cracha-t-elle.
Soufflant, je repassais mes mains dans mes cheveux, les agrippant avec ferveur.
- Je sais. Mais j'ai les nerfs qui lâchent.
- Tache de te calmer le tant qu'on trouve un plan. Après on ira à la salle et tu t'y défouleras.
Ma meilleure amie qui me comprenait mieux que moi-même en pleine action : elle avait parfaitement raison, j'avais besoin de me défouler sur un sac.
- C'est pas comme si tu n'avais pas failli sortir avec elle, dit négligemment Trevor, concentré sur sa bouteille de bière.
En fait, il n'eut juste rien à foutre des regards noirs qu'on lui lança tous. Ce mec était un fouteur de merde dans ce genre de discussion. Franc et n'ayant clairement aucun filtre, il lâchait tout ce qu'il lui passait par la tête au détriment des autres. Et il se foutait clairement de savoir si on appréciait ce qu'il disait ou pas.
Même si il ne disait pas ça pour me blesser, le fait qu'il me jette ça à la figure était agaçant au possible. Qu'il ait raison ou pas.
- On t'a rien demandé, sifflais-je.
- Bien sûr que si. Tu nous as appelés pour qu'on puisse t'aider à t'extirper des griffes de Sacha. Je ne fais que dire la vérité.
Et il me balançait ça comme si tout allait bien, comme si je n'étais pas en train de perdre les pédales devant sa nonchalance.
- Et bien au lieu de tripoter ta bouteille comme si c'était la huitième merveille du monde, tu pourrais nous trouver un plan.
Relevant enfin la tête, il me dévisagea, l'expression neutre. Il ne semblait pas atteint par la situation et ne semblait pas non plus chercher à m'aider. J'avais l'incroyable envie de lui en foutre une pour se montrer si nonchalant alors que Zea, à ses côtés était presque à se ronger les ongles de stresse. Bon sang, il me donnait des envies de meurtre !
- Je cherche un plan Lucas. J'essaye de gérer ta merde quand toi tu n'en es pas capable. Et au lieu de m'engueuler, tu devrais toi aussi t'y mettre parce que vous êtes dans cette situation, toi et Zea, par ta faute.
Se relevant, toujours aussi calme, il contourna la table pour se planter devant moi. Il n'hésita même pas quand il prononça ses paroles alors que j'étais très prêt de lui mettre mon poing dans son pif.
- Juste que tu saches quand même que la fréquenter et te rapprocher d'elle a été une très mauvaise idée. Mais bon, tu le sais déjà. Et puis ce n'est pas comme si on t'avait déjà prévenu à maintes reprises.
Penchant la tête sur le côté, il me jaugea de ses yeux bleus troublants, toujours aussi nonchalant. Je savais qu'il ne cherchait pas à me faire du mal intentionnellement ni à me froisser avec cette vérité mise à nue mais pour autant, j'avais très envie de lui foutre mon poing en pleine tronche.
- On t'avait prévenu et tu ne peux t'en prendre à toi même. De toute façon, ce n'est pas si grave, ça valait bien les nudes qu'elle t'a envoyé, non ?
Me rapprochant dangereusement de ce connard qui méritait deux ou trois claques pour se montrer si nonchalant, je le regardais de haut, espérant lui faire peur. Mais il s'en fichait éperdument. Il avait rempli son rôle et m'avait balancé mes quatre vérités sans se réfréner. Et alors que j'étais prêt à lui donner le coup de poing qu'il méritait, on entendit Blake se relever d'un bond du canapé crème en s'écriant :
- Mais bien sûr ! On va utiliser ses nudes pour contrer son chantage !
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Powerless
RomanceL'amour, vous devez connaître. Vous savez, ce sentiment libérateur qui nous prend au ventre, ce sentiment qui nous fait ressentir ces papillons ? Ces frissons qui nous dévalent l'échine, parcourent notre peau, bouffent nos pensées jusqu'à ce qu'il n...
