¤ Shawn Mendes – Something big ¤
Zea
Il était tranquillement assis sur son banc, près du bureau du directeur.
Toujours au même endroit.
- Carter Gregor !, hurla Ophélie à mi-chemin.
Je souris. Si Ophélie se mettait à hurler le nom de son ennemi juré à travers un hall bondé, je ne donnais pas cher de la peau de sa victime.
Habillé de son habituelle chemise blanche parfaitement repassée, il était tiré à quatre épingles. Ses cheveux blonds étaient bien plaqués en arrière sans un seul cheveu qui ne dépassait. Il devait parler chiffon avec son toutou de première, Louis, puisqu'ils semblaient tous deux en pleine discussion avant le hurlement rageur d'Ophélie.
Telle une banshee, son cri attira tous les regards sur sa silhouette, présageant la mort prochaine de sa victime vers laquelle elle se dirigeait à grands pas.
Si plusieurs écarquillèrent des yeux en voyant la douce Ophélie se métamorphoser en oiseau de malheur, d'autres ricanèrent. Comment une petite fille comme elle pouvait se mesurer aux mastodonte de brutalité qui se levaient pour lui faire face ?
Moi-même dans ce genre de moment, elle me faisait peur alors, pour la protection de leur bijou de famille, j'espérais qu'ils se décaleraient.
- Bougez de là bande de tas de morve !
Et elle avait l'imagination très active. Un délice à écouter.
- Ophélie, tout va bien ?
Victor, mon petit intello préféré.
Les lunettes toujours perchées sur son nez, il se créait difficilement un passage à travers la foule compacte qui s'amassait autour du spectacle.
Quand enfin il réussit à se glisser avec nous, je vis un livre entre ses mains. Évidemment, mon coloc gardait toujours un livre sous la main.
Littéralement.
- Quand ils bougeront de mon chemin, peut-être !!!
La rage grondait dans ses paroles et s'ils ne partaient pas après les prochaines menaces qu'elle énoncerait dans...
- Si vous ne bougez pas de là tout de suite, je vous découpe ce qui vous serre de demi-saucisse et je les donne à manger à vos parents. Maintenant bouge de mon chemin gros tas de larve !!!
Maintenant.
Un véritable délice à écouter.
Si jusqu'ici ils n'avaient pas dénié bouger, le regard qu'échangèrent Quentin et Fred, les bons toutous de sa majesté, me ferait presque sourire.
- Oh bon sang, ne me dîtes pas que cette adorable petit chaton vous fait peur.
Carter. Toujours à chercher à se faire bien voir par tout et tout le monde.
Ophélie ne tressaillit même pas au surnom et au compliment. Si avant elle avait été fou de lui, de sa gentillesse à toute épreuve et de sa plastique de rêve ( parole d'Ophélie ) aujourd'hui, cette période était révolue.
Terminé la période rêveuse à baver sur son style si recherché ( paroles d'Ophélie ! ), bonjour la lueur rageuse qui brillait au fond de ses nuages de glace grise.
- Toi..., souffla-t-elle.
- Ouais, vas-y nique lui sa grand-mère, poupée !
Trevor et ses expressions très recherchées, un délices aux oreilles.
Quelques rires moqueurs fusèrent dans la foule mais comme il en avait l'habitude il n'en prêta aucune attention. Il avait les yeux braqués sur la silhouette élancée de notre amie et sautillait comme une gamine qui attendait ses bonbons.
- Il se passe quoi là ?, se rappela Victor à nous.
- Il se passe que Blake s'est fait défoncer comme une crotte et qu'il y avait certain comptes à rendre. Et vu que Blake c'est le petit chouchou de ma poupée adorée, elle se fâche tout rouge !
Et tout ça avec un grand sourire.
Grand malade.
Victor fronça ses sourcils épais et replaça sa paire de lunettes sur son nez. Il était presque à s'énerver, un exploit pour lui qui était toujours d'un calme olympien.
- Je vais être très claire, Carter.
Poussant d'un écart de bras les deux toutous, elle se dirigea d'un bon pas vers Carter. Mécontents de se faire dégager de la sorte par une fillette qui faisait la moitié de leur taille, ils étaient près à lui sauter dessus jusqu'à ce que je m'interpose.
Je me plaçais devant Quentin, le musclé du duo et Trevor, toujours dans un pas guilleret, barra la route de Fred en y allant de son commentaire :
- Un pas de plus et j'utilise mon courroux magique contre ta tête de poireau.
Pas convaincu pour un sou, Fred tenta une manœuvre qui échoua.
- Tu vas où comme ça, Barbie ? J'ai dit non ! Ah non, on ne bouge pas ! Tu restes là ! Oh, regarde une tâche, pistache !
Et il fit plus dégradant encore en lui donnant une pichenette sur le nez.
- Vilain garçon.
¤¤¤
Profitez de ce moment de rire, la suite est... et bien vous verrez ;)
N'hésitez pas à commenter et à me dire ce que vous pensez de l'histoire, ce que je devrais changer/améliorer ou au contraire ce que vous adorez. Ce que vous pensez des caractères des personnages, des actions qui s'enchaînent, quel est votre personnage préféré etc...
Merci de me lire encore et à la prochaine ^^
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Powerless
RomanceL'amour, vous devez connaître. Vous savez, ce sentiment libérateur qui nous prend au ventre, ce sentiment qui nous fait ressentir ces papillons ? Ces frissons qui nous dévalent l'échine, parcourent notre peau, bouffent nos pensées jusqu'à ce qu'il n...
