¤ The Score - Miracle ¤
Les mêmes frissons. Les mêmes sensations. Tout était exactement pareil que durant ce soir-là.
Cette sensation si incroyable de pouvoir voler. Je me sentais si léger, si vivant entre ses bras que j'eus l'impression que rien ne pouvait m'atteindre.
Ses lèvres se plaquèrent brusquement contre les miennes. Aussi violemment que s'il avait eu durant tout ce temps un manque à combler. Et que seuls mes baisers pouvaient combler ce vide. Ses lèvres étaient avides, comme à la recherche d'une source d'eau au milieu d'un désert. Ses mains se firent brusques, elles aussi, parcourant avec rapidité toutes parcelles de peau nues pouvant être accessible. Son souffle fut rapide, cherchant à inspirer toujours un peu plus un parfum que lui seul semblait sentir.
Pour ma part, je fus comme inanimé. J'étais présent sans l'être. Mes lèvres, tout aussi avides que les siennes semblaient prises d'une sauvagerie que je ne me connaissais pas. Comme si cela faisait trop longtemps que j'attendais ça. Et mis à part cette partie de mon corps, j'avais l'étrange impression d'être une poupée entre les bras tatouées de Terminator. Ses mains se baladaient allègrement sur mon corps comme suivant un chemin qu'elles seules connaissaient. Et bien que j'avais encore un peu de mal à m'y faire, mon corps lui appréciait plus qu'il ne le devrait. Des frissons dévalaient mon échine, se formaient un passage sous mon épiderme et suivaient à la trace chaque gestes que faisaient Zea, enflammant ma peau.
Et bien que ces sensations soient toujours aussi agréables, j'avais encore du mal à accepter qu'elles soient causées par mon copain. Oui, j'avais enfin accepté avoir aimé ses baisers, ses mains me parcourant la peau, m'enflammant les sens. Pour autant, j'avais du mal à accepter de ressentir tout ça seulement avec lui, lui qui était mon meilleur ami.
- Zea, s'il te plaît.
Me dégageant doucement, j'essayais tant bien que mal de lui faire comprendre que oui j'avais aimé, mais non, je ne voulais pas faire y aller aussi vite.
S'écartant brusquement, Zea me toisa de son regard noir, les sourcils froncés, prêt à déverser toute sa haine envers moi.
- Attends.
Levant la main en l'air entre nous deux, je ne lui laissais pas le temps de m'enguirlander comme un enfant de trois ans. J'avais passé l'âge, je crois.
S'étant éloigné assez rapidement et surtout assez loin, comme pour résister à l'attraction qui nous poussait l'un vers l'autre, je m'approchai lentement. J'avais l'impression de faire face à un animal blessé prêt à s'enfuir au moindre faux pas. Il fallait que je lui fasse comprendre. Je ne voulais plus de cette distance entre nous. Alors m'approchant doucement, essayant tant bien que mal de mettre de côté cette partie de moi qui voulait s'enfuir en courant, je me mis face à lui, si proche que nos souffles se mélangèrent. Mes mains encerclèrent ses joues, mes yeux scrutèrent avec attention cet orage qui grondait dans ses pupilles d'un noir d'encre et mes lèvres se posèrent durant une minuscule seconde sur les siennes, légères comme une plume.
- J'aime...
Je pris une grande inspiration, la boule toujours aussi présente dans mon estomac, essayant de me calmer. J'avais toujours autant de mal à avouer tout ça mais je savais que c'était primordial que je saute le pas.
- J'aime t'embrasser. J'aime les sensations que j'ai à chaque fois que je pose mes lèvres sur les tiennes.
Et pour appuyer mes propos, mes lèvres se posèrent une seconde fois sur les siennes, plus légères qu'une caresse.
- J'aime tout ça. Mais j'ai peur Hulk. J'ai peur de ce qui va se passer ensuite. J'ai peur que tout s'effondre. J'ai peur de te perdre après tout ça. J'ai peur de perdre mon meilleur ami.
Une seconde, son regard se chargea à nouveau d'électricité. Mais très vite, il se reprit et acquiesça, comprenant mes doutes et mes peurs. Mes mains tremblaient, j'avais une boule de plomb me martyrisant l'estomac mais je ne me sentais enfin léger de pouvoir lui faire part de tout ce que je pensais.
- Alors j'aimerais que ça reste soft.
Se reculant brusquement, il me fit bien comprendre que j'avais fait un pas de travers en me fusillant du regard. Mais je ne me laissais pas démonter et avant qu'il ne m'échappe, je lui agrippais ses deux mains entre les siennes.
- Ce que je veux dire, Zea, c'est que oui, tu peux m'embrasser. Et...
Inspirant un grand coup, j'avais toujours un peu de mal à mettre des mots sur mes sentiments. Alors, espérant que cela me donnerait un peu de courage, j'entrecroisais mes doigts aux siens. Et j'eus raison à la bouffée de chaleur qui me monta, m'envahissant et me faisant sourire comme un imbécile.
- Et j'aimerais que tu m'embrasses. Mais sans que ce ne soit excessif. Ce que je veux dire c'est que le genre de baiser qu'on vient d'échanger, j'aimerais les garder pour nous. Pas les montrer à tout le monde pour prouver qu'on est un couple. Tu vois où je veux en venir ?
Souriant, il ne fit que se rapprocher de moi pour poser ses lèvres sur les miennes, les mêmes frissons parcourant ma peau. Et bien que je souris contre ses lèvres, la peur me broyait le ventre, brisant ma volonté de me montrer fort.
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Powerless
RomanceL'amour, vous devez connaître. Vous savez, ce sentiment libérateur qui nous prend au ventre, ce sentiment qui nous fait ressentir ces papillons ? Ces frissons qui nous dévalent l'échine, parcourent notre peau, bouffent nos pensées jusqu'à ce qu'il n...
