Suprême – vi
A peine entrés dans sa chambre d'hôtel que je le saisis par le col de sa chemise, le bouscule contre le mur et l'embrasse violemment. Vraiment violemment. Nos dents se sont entrechoquées, et ma langue ne lui laisse aucune possibilité de me résister. Mes mains se plantent dans ses cheveux mi-longs et commencent déjà à tirer. Il ne dit rien, un sourire semble même se dessiner alors que mes lèvres continuent leur impitoyable travail.
De ma main libre, j'attrape les menottes que j'ai toujours sur moi. Elles sont ouvertes, par chance. Je me détache légèrement, l'attrape pour que je me retrouve dos au mur. En deux mouvements, un de ses poignets est prisonnier, et le second ne tarde pas. Les mains dans le dos, il me regarde d'un air surpris, mais en rien haineux :
« J'aurais dû me douter que tu ne résisterais pas... rigole-t-il.
— Je t'ai pas donné la parole je crois ».
Il me paraît détendu, et tombe à mes pieds. Il est, de fait, dans la position de soumission, avec les menottes. Il me regarde d'en bas, sans défi, sans colère, peut-être avec un peu de résignation : « Empêche moi de parler alors », et son nez finit au creux de mon pantalon. S'il pense que je ne serai pas dominant parce qu'il est docile, il se trompe. Lourdement.
Je défais mon pantalon, baisse mon boxer et lui remplis la bouche. Je n'ai pas besoin de lui assigner un rythme, il est déjà suffisamment rapide. Parfait. Il s'applique, à tel point que je pourrais jouir rien qu'avec cette fellation. Mais d'ailleurs... C'est ce que je vais faire. Il me regarde et sent mon sceptre grossir. Il essaie de se retirer. Non, mes mains le forcent. C'est moi qui imprime mon rythme désormais. Et en trois aller-retours, le voici contraint de m'avaler.
« Salaud ! Tu aurais pu au moins me prévenir que j'ai le temps d'...
— Ferme-la ! lui criai-je en lui assénant une gifle qui l'envoie directement à terre.
— Mais...
— Si tu comptes dire autre chose que Maître, je te laisserai comme ça et on te retrouvera ainsi, attaché à ton propre lit, marqué de ma semence, c'est clair ?
— Oui, maître.
— Tu aimes ça, on dirait » lui dis-je en pointant son boxer qui affiche clairement une large bosse.
Il ne répond rien mais acquiesce de la tête. Je n'ai décidément pas perdu ma soirée, dominer un dom, c'était peu probable. Je lui ordonne de se mettre sur le lit, cambré. Je n'ai plus envie d'aller plus loin au niveau sexuel. Non, je vais parachever ma domination. Avec une taie d'oreiller, je lui bande les yeux. Je fouille dans ses affaires, et trouve ses propres jouets. J'attache ses pieds entre eux et au lit, et, après une légère préparation, son plug en forme de queue de chien. Avec son fouet, je lui assène sa punition pour m'avoir désobéi à plusieurs reprises. Il ne bouge pas. Pour un dom, je le trouve plutôt à sa place. Et ce pendant une heure.
« C'est terminé, lui dis-je après avoir joui une nouvelle fois, mais sur son visage.
— C'était bon, maître.
— Je sais. Tu as déjà pensé à faire du mannequinat ? » lui répondis-je en souriant.
Il a accepté ma proposition. La journée est plutôt réussie : un premier contrat pour notre agence, soumettre un dom et, accessoirement, on a couché ensemble trois fois dans la nuit.
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Suprême Mathieu - S.M. (B&B)
RomanceCarnet de Bord d'un Alpha. Après quelques années dans la finance de marché, Mathieu a amassé assez d'argent pour plusieurs vies. Il profite donc de ses loisirs, tout en conseillant de temps à autres les puissants. Qui oublient trop souvent que le se...
