Chapitre 2

11.2K 702 10
                                        

Deux jours plus tard, Laura.

Aujourd'hui, c'est samedi, je suis de repos. J'en profite pour sortir de chez moi, j'ai besoin de prendre l'air et faire un peu de sport.

Je me prépare un sac à dos, avec mes papiers, mon porte-monnaie et une tenue de rechange. Je prévois de rester en dehors toute la journée, m'aérer me fera du bien.

Une fois mon sac prêt, je me change et je file. Je passe voir madame Miller pour m'assurer qu'elle va bien et elle a la forme, comme toujours.

Je me dirige vers le métro et je le prends direction Central Park. Je vais me faire une bonne course, j'ai besoin de ça. Le sport est très important pour moi, même si je n'en suis pas addict. C'est le meilleur moyen de décompresser d'une semaine chargée. Entre les clients au boulot qui sont vraiment lourd et les auditions qui ce font un peu plus rare en ce moment, je ne suis pas gâtée.

Mon arrêt arrive, je sors rapidement de la bouche et je me dirige vers le parc. Je sors ma bouteille d'eau, mets mes écouteurs, fait quelques étirements et on est partis ! Je cours tranquillement au milieu des autres joggeurs, des familles et des grands-parents, il y a du monde pour un mois de février. Il fait moins froid qu'il y a quelques jours, le temps est très doux, c'est agréable pour sortir.

Je cours un long moment puis je m'arrête quand je commence à souffrir de mes jambes. Je sors ma bouteille d'eau et regarde ma montre, j'ai couru environ une heure. C'est pas mal, ça m'a fait du bien de me vider la tête. Je bois de grandes gorgées d'eau, je suis assoiffée par contre.

Je sors du parc en marchant tranquillement, j'ai envie de me rafraîchir un peu et de me changer pour le reste de la journée. J'ai envie de flâner dans les rues new-yorkaise, de me mêler aux touristes et de me faire rêver devant des vitrines superbe. La Saint Valentin n'est pas encore passée, c'est dans trois jours, alors les magasins ont mis le paquet.

La Saint Valentin n'est pas une fête que j'aime spécialement, mais je ne la déteste pas non plus. J'aimais bien recevoir un cadeau de mon petit-ami, il était toujours très doué pour me faire de superbe cadeau. L'an dernier, il m'a offert un collier qui est toujours là, autour de mon cou. C'est un pendentif micro, je l'adore et il me va parfaitement bien.

Parfois, je repense à ma vie avant de venir ici et je me dis que j'étais bien. J'étais bien entourée, avec des parents peut-être divorcés mais présent, un grand frère trop protecteur mais quand même gentil, une petite demi-sœur du côté de mon père adorable que je chérisais plus que tout. J'avais aussi un beau groupe d'amis, très soudés dès le début du lycée et j'avais un petit-ami que j'aimais de tout mon cœur. Bref, j'avais du monde autour de moi, j'avais beaucoup d'amour.

Quand je suis partie, oui, j'ai laissé un bout de mon cœur là-bas, mais mes rêves étaient plus fort.

J'avais aussi un bon boulot, je travaillais en restauration d'œuvres d'art. La chanson est ma grande passion, mais j'aime aussi l'art. Quand je ne passais pas mon temps à jouer au piano de mon papa, je me plongeait dans les livres d'arts. À chaque sorties qu'on fessais au musée, mes yeux de petite fille brillaient et je rêvais de devenir comme la dame qui redonnait vie à de vieilles peinture. Et plus les années passaient, plus j'aimais tout ça. Je me suis tournée vers des études de l'histoire de l'art et j'ai adoré.

Je sens quelqu'un me bousculé, ça me sort violemment de mes pensées et me fait finir les fesses au sol. Je suis sonnée quelques secondes, je secoue la tête et me redresse. Je regarde qui m'a bousculé, la personne me regarde de travers. Quel colut, me fusiller du regard alors que c'est lui qui m'a fait tomber, c'est vraiment salop !

Une personne me tends quand même la main, je la saisie et me lève. Je retire les saletés qui se sont déposés sur mon pantalon et pose ma main sur le bas de mon dos, il est un peu douloureux.

-Pardon mademoiselle. Vous ne vous êtes pas trop fait mal ?

-Non, ça va. J'ai juste un peu mal au dos, mais ça va aller, merci.

-Encore désolé.

-Henry, on doit y aller !

L'homme qui m'a bousculé nous sort de notre mini discussion, ce Henry se tourne et se dirige vers celui qui semble être son patron. Ils partent tout les deux, non sans un regard de la part du con.

Je me dirige tranquillement vers un bar, j'ai besoin de me changer et voir si j'ai un médicament conte la douleur que je ressens. Je vais directement au comptoir, un vieil homme m'accueille.

-Mademoiselle, que désirez-vous ?

-Un thé glacé s'il vous plaît. Et est-ce que je peux emprunter vos toilettes ?

-Bien sûr. Ils sont au fond de la salle à gauche.

-Merci beaucoup.

Je récupère mon sac et vais dans les toilettes. Je m'enferme dans une cabine, change mon pantalon et mon haut, je fais un petit brin de toilettes et j'enfile un jean tout simple et un pull en mail gris. C'est une tenus très confortable, que j'aime beaucoup.

Je retourne dans la salle et m'installe au comptoir, mon verre de thé glacé arrive rapidement. J'ouvre mon sac et cherche ma petite trousse de secours. Je la trouve rapidement et cherche un anti-douleur, que je finis par trouver par chance. Je le prends avec une gorgée du thé, il est très bon.

Je me tourne vers la vitre et regarde le va et vient des gens. J'arrive à reconnaître des touristes et des gens qui bossent ici. Ça m'amuse et occupe mon temps.

-Alors, c'est bien de voir les gens passer ?

La voix du serveur me sort de mes pensées, je me tourne vers lui en souriant.

-C'est une bonne activité, ça occupe.

-Je vois ça.

-Vous aussi vous regarder dehors ?

-Ça m'arrive, mais je tiens un bar, donc j'ai pas trop de temps pour contempler le passage dans la rue.

-C'est vrai que quand on est dans le travail, on n'a pas le temps de regarder l'extérieur.

-Vous travaillez aussi dans un bar ?

-Oui. Je travaille à quelques rues de Broadway dans un petit bar-restaurant.

-Près de Broadway ? Vous avez eu de la chance.

-Je confirme. Mais bon, c'est à Broadway que j'aimerais bien être, sur une scène.

-Chanteuse ?

-Oui. Pas professionnel, mais chanteuse.

-Si vous le voulez, je fais des scènes ouvertes régulièrement, vous pourrez venir pour voir ce que ça donne. Et même vous pourriez monter sur scène.

-Vraiment ? Vous êtes sincère ?

L'excitation arrive, ma carrière peut parfaitement commencer comme ça !

-Je suis sincère. Demain il y a une soirée scène ouverte, vous pouvez parfaitement venir et chanter. Je vous invite avec joie.

-Et je viendrais avec joie. Merci pour la proposition !

-Au plaisir.

Nous sourions, je suis heureuse ! J'ai jamais fait de scène ouverte, j'ai envie d'essayer. Et je ne suis pas du tout stressée à l'idée de chanter devant des inconnus, j'aime ça. On continue notre petite discussion le temps que je finisse mon verre, puis j'y vais. Je me suis inscrite à la soirée de demain, j'ai déjà hâte. Pour l'occasion, je vais sortir le maquillage et la belle tenue.

Une vie sous contratDes histoires addictives. Découvrez maintenant