Chapitre 55

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Laura.

Je joue avec mon haut, je m'ennuie. J'attends le repas et j'attends qu'Herman sorte de la salle de bains. Je saisie la télécommande et allume la télé. Je zappe de chaîne en chaîne, il n'y a rien de bien intéressant.

La porte de la salle de bains est ouverte, Herman en sort enfin. Je tourne la tête, il est torse nu. Et je ne sais pas pourquoi, mais il m'attire plus que les autres jours. Je m'accroupis quand il passe devant moi et je l'arrête en plein dans son élan pour aller vers le placard. Il se place face à moi, je me hisse à sa hauteur et je regarde son torse. Il n'est pas velu, il semble même très doux. Il est musclé, sans être bodybuilder, il dégage juste la force qu'il faut.

Mes mains se baladent sur torse, je sens sa respiration s'accélérer, son coeur battre plus fort dans sa poitrine. Je lève les yeux sur son visage, il en a tout envie que moi. Je glisse mes mains sur ses joues, il pose ses affaires et passe ses bras autour de ma taille. Je m'approche un peu plus et l'embrasse en fermant les yeux.

Herman répond à ce baiser, je souris contre ses lèvres. Il embrasse si bien ! On finit par s'allonger, mes mains caressent doucement son torse pendant que les siennes glissent sous mon tee-shirt. Je me cambre légèrement, mon tee-shirt remonte sur mon ventre, Herman continue son chemin avec ses mains, jusqu'à atteindre le dessous de ma poitrine.

Il se redresse, j'ouvre les yeux et le regarde. On ne dit pas un mot, on reprends simplement notre souffle. Herman pose un baiser sur mon front, le bout du nez, mes lèvres et glisse son visage dans mon cou. Il l'embrasse rapidement, puis me redresse pour retirer mon haut. Je suis nue dessous, Herman regarde ma poitrine puis mes yeux, il sourit. Il m'embrasse de nouveau et il redescends sur mon cou. Je passe mes doigts dans ses cheveux pendant qu'il continue sa descente sur ma poitrine.

Sauf qu'on entends toquer à la porte, je rouvre les yeux en soupirant. Herman aussi soupire en se redressant, il pose un rapide bisou sur mon front et il se lève. Je récupère mon tee-shirt et le remet. Je m'assois en tailleur, je suis dégoutée que ça ai toqué ! Putain, on allait enfin devenir intime !

Herman revient avec le plateau, il enfile son tee-shirt et s'assoit à la table. Je reste sur le lit, j'ai plus faim. Mes pâtes ne me donne pas faim. Herman tourne la tête vers moi, il a un petit sourire sur le visage.

-Tu viens manger ?

-J'ai pas faim.

-J'entends ton ventre gargouiller d'ici.

-Il ne gargouille pas, alors je ne sais pas comment tu fais pour l'entendre.

Il retire les cloches, prends une assiette et l'approche jusqu'à mon nez. Ce sont les pâtes, elles ont l'air délicieuses.

-C'est un sourire que je vois sur ton visage ?

-Non.

-Menteuse. Je sais que tu as faim. T'es juste dégoutée parce qu'on nous a coupés.

-C'est pas faux.

-Alors viens manger.

Il pose l'assiette sur la table et me tends sa main. Je la prends et me lève, le sourire me revient réellement.

-Voilà, je te préfère avec le sourire. Et je préfère aussi quand tu manges.

-Ça va, je vais manger.

On s'installe à table, mon ventre gargouille en voyant le bon repas. Ça fait rire Herman, je lui tape l'épaule et je prends ma fourchette. Nous mangeons tranquillement, sans discuter. Il n'y a que le bruit de la télé qui comble le silence et le va-et-vient des visiteurs.

On retourne ensuite sur le lit, mais sans s'embrasser, sans s'approcher. Je me tourne vers lui, décidée à ne pas faire comme l'autre jour.

-Hé, tu ne regrettes pas ce qu'on a faillit faire avant de manger ?

Il tourne la tête vers moi, il venait tout juste d'ouvrir un livre.

-Franchement ? Quasiment pas.

-Vraiment ?

-Ouais. Surtout avec ce que tu caches sous ce tee-shirt.

-Il n'y a que mes seins qui te plaisent ?

-Mmm, ouais.

-Sale pervers, dis-je en le tapant et riant.

-Tu l'aimais bien mon côté pervers tout à l'heure.

-Je ne l'ai pas totalement vu, donc je ne peux pas juger. Je ne sais pas si tu es vraiment un dieu au lit ou si t'es un précoce.

-Ma réputation ne me précède plus ?! Je suis déçu et triste.

-Tu parles quand même avec une femme qui n'a rien fait avec toi.

-C'est vrai.

-Tu t'en rends compte ? Je suis une femme lambda pour toi, on dort sous le même toit, même dans le même lit aujourd'hui, et on a rien fait. D'autres y viennent mais ne reste jamais.

-Mais toi, Laura Tyler, t'es pas une femme comme les autres. Je t'ai choisi pour quelque chose de précis, c'est normal que tu ai nettement plus d'avantages que les autres.

-Sauf coucher avec toi.

-En toute sincérité, le gars du room service ne nous aurait pas interrompus, j'aurais pu craquer.

-Et maintenant ? T'as envie ?

-Non. Même si tu es une femme désireuse, magnifique, non, j'ai pas envie. Tout à l'heure, c'était plus particulier.

-Plus particulier ? Parce que je caressais ton torse nu ?

Je pose ma main sur torse et je le caresse doucement par dessus son tee-shirt.

-Parce que j'ai osé t'embrasser ?

Je m'approche de lui, nos lèvres se frôlent doucement.

-C'était particulier à cause ça ?

Herman pose sa main sur ma nuque, puis il remonte ses lèvres jusqu'à mon front. Je pince mes lèvres, je comprends, quand je recule et que je le regarde, qu'on ira pas plus loin.

-Je tiens énormément à toi Laura. Ne brisont pas cette belle relation que nous avons. Coucher, devenir intime, peut briser quelque chose entre nous.

-Et si au contraire, ça nous rapprochait ?

-Ce ne serait pas une bonne chose, ni pour toi, ni pour moi. On aura beaucoup trop mal à se séparer au moment venue, quand l'enfant sera là.

-D'accord. Je comprends.

Et c'est vrai, je comprends. Notre relation est si belle, si douce, si facile, devenir intime pourrait la briser. Si on doit le devenir, on le deviendra, en temps voulu.

Herman se remet à lire, je récupère ma tablette, mes écouteurs et je regarde quelques vidéos avant de me coucher.

Une vie sous contratDes histoires addictives. Découvrez maintenant