Chapitre 21

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Laura.

Le silence règne dans la chambre, je ne sais pas si Herman va venir pour me faire la leçon ou non... Je sais déjà que j'ai fais une erreur, je ne la referais pas, c'est sûr.

Et Herman débarque après quelques minutes, calme. Je me tourne vers lui, prête à recevoir une leçon.

-Je t'avais bien dit que cette pièce était interdite ?

Il est sec, mais pas colérique, ce qui me soulagé légèrement.

-Oui.

-Qu'est-ce que y faisais ?

-J'ai été curieuse et la porte n'était pas fermée à clé. Je suis désolée, c'était plus fort que moi. Je sais que je n'aurais pas du aller dans cette pièce.

-Effectivement, t'avais pas à y aller.

-Herman, tu crois que ça va me faire changer d'avis ? Que je vais vouloir rester ?

-Ça ce peut.

Je soupire, il n'a pas compris ma condition.

-Je ne vais pas changer d'avis. Tu m'as promis des nouvelles régulièrement de ce bébé. Voir la chambre en vrai me fait plaisir, je sais que notre enfant sera bien installé. La chambre est belle, bien décorée, il sera bien là.

Je contourne le lit et m'approche de lui.

-On a conclu un accord et je vais le respecter. T'aurais pas du me cacher cette pièce, je suis très contente de l'avoir vu.

-Même si t'as pas changé d'avis, t'avais pas à entrer dans cette pièce.

Il sort dans que je puisse lui répondre, je ne comprends pas sa réaction. Je suis allée dans la chambre du bébé, certes, mais c'est pas une raison pour m'en vouloir. Heureusement que j'ai des raisons de rester ici, sinon je serais déjà partis.

Puisque je suis un peu saoulée, je décide de m'habiller et de sortir, je vais voir madame Miller. Je réussis à être assez discrète, j'ai pas envie de voir Herman, Stéphanie ou Henry.

Une fois devant mon ancien immeuble, je souris et me dis que ma vie a déjà bien changée en une semaine. J'entre dans le bâtiment et vais toquer à la porte de mon ancienne voisine.

Elle mets quelques minutes à venir ouvrir, je suis heureuse de la revoir.

-Trésor ! Quel plaisir de te voir !

Je la serre dans mes bras en souriant, ça fait tellement plaisir de la revoir. Notre câlin dure un petit moment puis madame Miller me lâche et me laisse entrer chez elle.

J'adore retrouver la chaleur de son appartement, je suis bien ici. Elle va dans sa cuisine, j'en profite pour mettre mon portable sur silencieux. J'ai déjà un message d'Herman, on discutera ce soir, si j'en ai envie.

Madame Miller reviens avec un plateau, ça veut dire délicieux café ! Elle le pose sur la table basse, je prépare ma tasse et me cale au fond du canapé.

-Alors, tu t'es embrouillée avec ton ami pour venir me voir ?

-Non, vous me manquiez, c'est pour ça que je suis venue vous voir. Tout ce passe bien avec mon ami.

On s'est juste un peu embrouillés, rien de bien grave.

-Bah c'est très gentil d'être venue.

-C'est normal, vous me manquiez. Et votre café aussi me manquait !

Elle éclaté de rire, moi aussi. Mais c'est vrai que le café de Stéphanie n'est pas aussi bon que celui de madame Miller.

-Il est pas bon le café que tu bois dans ton nouvel appartement ?

-Il est bon, mais pas autant qu'ici. Et vous savez si quelqu'un a emménagé à ma place ?

-Oui, quelqu'un est arrivé en milieu de semaine. Ce nouveau voisin est discret, il fait pas de chichi et il a déménagé sans trop de bruit.

-Oh bah ça va alors.

-J'attends de le connaître un peu plus. Je ne me prononce pas pour le moment sur ce jeune homme.

-C'est un jeune homme ?

-Oui. Et il est très mignon, je suis sûr qu'il te plairait trésor.

-Je ne suis pas à la recherche de l'amour.

Je baisse la tête et me remémore mon ancienne relation qui, officiellement, n'est pas terminé. Je n'ai jamais dit que j'avais quitté mon copain, mais, en neuf mois, il a bien du tourner la page. Je l'espère.

-Tu ne cherches pas l'amour ?

-Non, répondis-je en me redressant. Je ne cherche jamais l'amour.

-T'as bien raison. L'amour tombe quand on s'y attends pas.

Je souris, prends une gorgée de café et je décide de changer de conversation. Je n'ai pas envie de parler plus d'amour.

On papote de tout et n'importe quoi, un long moment. Madame Miller m'invite à rester pour manger, j'accepte. Je vais l'aider à préparer le déjeuner, mais avant, je regarde mon téléphone.

J'ai quelques messages d'Herman, il doit s'inquiéter de ne pas me voir dans ma chambre ou dans la bibliothèque. Je décide de lui répondre d'une façon clair, je lui dit que je suis chez une amie et que je rentre dans l'après-midi.

J'éteins ensuite mon portable et je rejoins madame Miller dans la cuisine. On prépare des lasagnes, c'est bon et rapide à faire, surtout avec sa recette. Elles seront prêtes dans moins de 10 minutes.

Une fois le plat au four, je m'occupe de la salade pendant que mon amie va dresser la table. J'apporte le saladier quand ma salade est prête, je commence à repartir dans les assiettes et madame Miller revient avec le plat chaud. Les lasagnes sont bien gratinés, je vais me régaler.

Je récupère la cuillère, nous sert et on si s'installe. On commence à manger, en papotant, j'adore cette ambiance. À la maison, je mange trop souvent seule, Herman est pris par le boulot.

En une semaine, on a mangés qu'une seule fois ensembles le midi. Le soir, en général, j'essaie de l'attendre quand je sais qu'il n'a pas de rendez-vous ou de dîner, mais pareil, on a du dîner que trois fois à table tout les deux.

J'avoue que ça m'embête, parce que j'aimerais bien qu'on discute, qu'on se découvre. C'est après tout le père de l'enfant que je vais porter, je veux savoir qui il est. Mais bon, je laisse souvent tomber, il évite toujours le sujet.

Et là, je suis chez une amie, alors j'oublie un peu ma vie tristounette et je profite d'un bon moment. Je mange bien, je rigole et profite, je ne dois pas me laisser envahir par Herman. Déjà qu'il va m'en vouloir, je ne dois pas gâcher ma journée !

Une vie sous contratDes histoires addictives. Découvrez maintenant