Laura.
J'arrive dans le bureau d'Herman, la porte est ouverte. Je le regarde quelques minutes travailler, il fronce toujours les sourcils quand il bosse, il marmonne souvent et il se frotte le front régulièrement. Je toque, il lève la tête et sourit.
-Laura, qu'est-ce que tu fais là ?
-Je voulais te parler. Je ne te dérange pas ?
-Non, entre et installe toi.
-Merci.
J'entre dans le bureau et je vais m'asseoir sur le siège très confortable qu'il y a. Herman lâche son stylo et se cale au fond de son fauteuil.
-Alors, de quoi tu veux me parler ?
-Du fait que demain, je vais voir mon frère.
-Ah, ton frère ?
-Ouais. On se voit demain, je voulais te prévenir.
-Merci de m'avoir prévenu. Et tu ne lui dira rien sur notre accord ?
-Bien sûr que non. Je ne lui dirais jamais, sauf s'il me me voit enceinte jusqu'aux yeux et qu'il me demande la raison de cette grossesse. Mais je vais essayer de le tenir éloigné le jour où la grossesse se verra.
-J'espère bien. J'aimerais pas que ta famille insiste pour voir cet enfant.
-Je sais. Moi non plus, j'ai pas envie que ma famille le sache. Ils n'ont pas besoin de savoir. Et même s'ils le savent un jour, je ferais tout pour les éloigner der cet enfant. Il ne doit pas avoir une vie perturbée, je ne veux pas de ça.
-Malgré la distance tu protégeras toujours ton enfant.
-Ouais. Je veux que son bonheur. Mais bon, ce n'est pas le moment d'en parler. On ne sais toujours pas si ça a pris.
-T'as pas tord. Et t'as toujours aucun signe ?
-Herman, on a fait l'insémination qu'hier, je ne vais pas avoir des symptômes d'une grossesse en même pas 24 heures. En plus, tu sais très bien qu'on a rendez-vous dans un peu plus de deux semaine chez le gynécologue.
-Je sais. Mais tu devais justement pas éviter de trop bouger ?
-Je vais juste voir mon frère à Central Park, je ne vais pas faire le marathon de New-York. Je fais attention.
-J'espère bien.
-Fais moi confiance. Et ai confiance en mon corps.
-Je te fais confiance. Sinon je ne t'aurais pas gardé.
-Et bah voilà. Puis je vais rester bien assise, t'as pas à t'en faire. Et je te laisse bosser.
Je me lève en souriant, contente qu'il accepte l'idée que je sorte un peu. De toutes façons, et je lui ai dit, je ne compte pas rester enfermée. Je regarde la bibliothèque, je repense au diplôme d'aviateur qu'il a. Je me retourne, il est de nouveau sur son dossier, mais je me permet de le couper une nouvelle fois.
-Herman, j'ai vu, en posant le dossier, que tu avais un diplôme d'aviateur.
Il lève la tête, surpris par ma remarque.
-Tu sais piloter des avions ?
-Euh oui.
-Quel genre ?
-Planeur et Hélicoptère.
-Pardon ? Tu pilotes des hélicoptères ?!
-Oui. Laura, tu as demandé quel genre d'engin je pilotais. Je sais piloter plusieurs types de planeurs et hélicoptères.
-Il y a une chose que tu ne sais pas faire ?
Il fait semblant de réfléchir, puis il secoue la tête.
-Non. Je sais quasi tout faire.
-Ça va les chevilles ?
-Très bien.
J'éclate de rire, il est vraiment bête quand il s'y mets.
-T'es bête, dis-je en me calmant. Et je te laisse bosser. On se voit au dîner.
-À tout à l'heure.
Je sors du bureau et retourne dans ma chambre. Je me remets sur mon ordinateur et je profite d'un bon moment dessus. Je ne bouge que pour manger, Pablo est ressortis pour dîner avec ses amis. Ça ne nous dérange pas de manger que tout les deux, on peut parler de ce qu'on veut, même si Pablo connais la vérité. Il y a des choses qu'il n'a pas besoin de savoir.
Je me permets aussi de lui poser quelques questions sur le jeune homme qui est passé aujourd'hui, c'est Robin, son élève. Ils se sont rencontrés à la fac apparemment, et Herman la pris sous son aile, comme l'ancien chef l'a fait avec lui. Je trouve ça beau le fait qu'il aide comme on l'a aidé, il a une belle façon de remercier son mentor.
Nous discutons un bon moment, jusqu'à ce qu'on ai finit nos boissons chaudes. Je retourne dans ma chambre, récupère des sous vêtements et je vais à la douche. Je prends mon temps sous l'eau, je me détends et profite d'un bon moment sous l'eau bien chaude.
Je réussis quand même à me doucher et à sortir, je m'habille et je retourne dans la chambre. Je m'assois sur mon lit en soupirant et en regardant la pièce. J'ai déjà envie de changer la décoration, je pense que je vais y faire quand je le pourrais. J'ai envie d'un bureau, j'ai la place pour mettre la commode dans le dressing et j'ai envie de changer de place ma bibliothèque.
Je récupère mon ordinateur et regarde sur internet un beau bureau, pas trop chère. Je demanderais à Herman s'il est d'accord pour que j'installe un bureau, j'ai pas envie d'acheter trop de choses. Surtout que je suis là que temporairement, j'ai pas envie d'abuser.
Après, tout ce que j'achète ira dans mon nouvel appartement, je ne vais pas y laisser, mais j'ai pas envie de trop ''squatter'', même si j'ai l'autorisation.
Je trouve quelques bureaux sympa, j'enregistre les références et fait des captures des produits. Je vais bien vois si je les achète ou non, je risque de changer d'avis.
Après ça, je me lève, récupère un livre et je m'installe confortablement sur mon lit. J'ouvre mon bouquin et le lit, j'aime beaucoup l'histoire. C'est une classique, mais elle me fait rêver. Je rêve de vivre une belle histoire d'amour.
J'en vivais une, mais ce n'était franchement pas aussi intense que dans les romans. J'aimais mon petit-ami, il m'aimais, mais il manquait du piquant. Je pense que ça aussi a forcé mon départ, parce que mon couple, entre très grands guillemets, m'ennuyais. On s'aimait, mon petit-ami faisait l'amour divinement bien, mais il manquais vraiment quelque chose.
Enfin. Je lis un bon moment, quelques chapitres, puis je pose mon livre quand mes yeux se ferment tout seuls. Je branche mon téléphone pour qu'il charge, le pose sur la table de chevet, der le libre et je me glisse sous la couverture. Je ne tarde pas à m'endormir, je suis crevée.
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Une vie sous contrat
RomanceLaura Tyler est une jeune femme de 25 ans, qui a tout plaqué, famille, amis, copain, pour vivre la grande vie à New-York. Chanteuse, elle essaie de trouver sa place dans le monde de Broadway, mais elle va aller d'échec en échec. Elle a du mal à subv...
