Laura.
Je viens de trouver un parc, il est encore ouvert et il est éclairé. Je rentre dedans et trouve un banc sous un lampadaire, c'est parfait. Je m'installe et ouvre le dossier du contrat. J'arrive pas à y croire qu'un homme aussi puissant me contact pour devenir mère porteuse. Je suis tellement insignifiante...
Je commence à lire le contrat, mon nom apparaît déjà dessus. Ça me surprends, qui est ce mec qui fait un contrat avec le nom des gens sans leurs accords ?! Je continue ma lecture des termes, j'hallucine.
Durant toute la durée du contrat, qui se lancera non pas la signature mais après examens médicaux, je devrais vivre avec cet homme et me plier à quelques règles. Trois repas obligatoires par jour fait par son employé de maison, un temps de repos correcte, huit à dix heures et un nombre de sortie limité pour éviter des expositions inutiles. Et dès lors que la grossesse commencera, ce sera quasiment la fin de la liberté.
Je lis le passage sur comment la grossesse démarrera, ça ce fera par FIV, pour aller plus vite. Si jamais j'accepte, ce qui ne risque pas d'arriver, ça m'éviterais tout contact intime avec cet homme.
Quand je vois le titre rémunération, j'hésite à lire ces termes. Je sais que ça pourrait me faire changer d'avis si mon utérus est utilisé contre beaucoup d'argent. Je ferme donc le dossier et regarde le parc. Tout est calme, il n'y a que les bruits de la ville et les quelques joggeurs tardifs.
Je reste ici une bonne partie de la soirée, à me passer en boucle la discussion et à me souvenir du contrat. J'ai trois jours pour y réfléchir, trois jours pour me dire que je ne souhaite pas donner mon utérus contre de l'argent, même si j'en aurais besoin. Je préfère le gagner en allant travailler huit ou dix heures par jour que d'une manière bizarre.
Quand le froid devient glaciale, je me dirige en courant vers le métro et je rentre chez moi.
Une fois dans mon appartement, je pose le dossier sur ma table basse, file me démaquiller et me changer. Je retourne dans le salon et regarde de nouveau le contrat. Je dois vraiment lutter pour ne pas le rouvrir et lire la partie rémunération. Je récupère le contrat, vais le glisser au fond d'un tiroir de ma commode et je m'installe devant la télévision. Je profite de ma petite soirée puis je vais me coucher.
Deux jours plus tard, Laura.
Je suis au bar d'Edward, j'attends mon tour pour chanter. J'écoute les autres, certains sont des casseroles mais ils sont drôle à écouter, d'autres sont très bons. Il y a une bonne ambiance dans la salle, j'aime beaucoup.
Quand viens mon tour, je suis très heureuse de monter sur scène. La musique commence, c'est un grand classique du rock américain. J'ai envie de me décoiffer aujourd'hui. Les clients du bar s'amusent, chantent et dansent avec moi, j'adore.
Et comme beaucoup d'artistes, j'ai le droit à une deuxième chanson. Je m'installe sur le tabouret, on va calmer un peu tout le monde. Je commence à chanter, je vois la porte être ouverte et une personne que je connais entre. Ce très cher monsieur Gomez vient d'entrer, ça me déconcentre presque.
Mais je réussis à gérer ma chanson jusqu'au bout et je quitte rapidement la scène. Je me dirige au bar, où Edward me sert un thé glacé. Je sens quelqu'un s'asseoir à côté de moi, je sais que c'est lui. Je soupire et regarde mon verre.
-Vous chantez bien Laura.
-Merci. Mais n'essayez pas de me séduire pour que j'accepte votre contrat, dis-je assez bas pour que personne n'entende.
-Je voulais juste venir vous écouter. Pas parler d'une chose où j'aurais la réponse que demain.
-Je peux déjà vous répondre ce soir. C'est non, je refuse votre offre.
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Une vie sous contrat
Storie d'AmoreLaura Tyler est une jeune femme de 25 ans, qui a tout plaqué, famille, amis, copain, pour vivre la grande vie à New-York. Chanteuse, elle essaie de trouver sa place dans le monde de Broadway, mais elle va aller d'échec en échec. Elle a du mal à subv...
