Chapitre 68

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Laura.

Perdre Herman me ferait du mal... Ouais, le perdre me blesserais bien plus que je le pense. Mon attachement à lui grandit de jour en jour, encore plus maintenant que je sais que je suis enceinte. Si je le perds, je ne sais pas comment je ferais, comment je ferais avec un bébé sur les bras. Mais je suis loin de le perdre, on a encore quelques mois ensembles et peut-être qu'il ne voudra pas que je parte.

Je me reconcentre sur Pablo qui recule, il essuie ses joues et me regarde en souriant.

-T'es vraiment une oreille attentive toi.

-C'est que je m'intéresse aux gens que j'apprécie.

-C'est gentil.

-Et dis-moi, tu ne risques pas de tomber amoureux de moi ?

Il éclate de rire, j'ai posé une question stupide visiblement.

-Laura, non, je ne peux pas tomber amoureux de toi. Même si t'es mignonne, intelligente et bonne joueuse, je te considère plus comme une sœur que je n'ai jamais eu que comme une possible petite-amie.

-Et si moi je tombe amoureuse de toi ?

-Tu aimes bien plus mon frère. Je sais parfaitement que tu ne tombera pas amoureuse que moi. Enfin, tu apprécies mon frère.

-Exact. Et ça me rassure de savoir ça. Que tu tiens à moi comme si j'étais une sœur.

-C'est la vérité.

On se fait un nouveau câlin, je l'adore ce gars. C'est le seul à ne pas me casser la tête avec mes sentiments, même s'il insiste beaucoup trop sur le fait que je sois amoureuse d'Herman. En parlant de lui, je le vois contre l'encadrement de la porte, je souris et lâche Pablo.

-Ton frère est là.

-Ah. Il ne peut pas te laisser 5 minutes de liberté ?

-Je vous laisse toujours discuter tranquille. Et je viens juste dire que c'est l'heure de ce coucher.

-Ça va papy, détends toi.

Je pouffe de rire, ces deux-là me feront toujours rire. Pablo me fait un dernier bisou et se lève.

-Bon, je crois que le petit vieux veut qu'on dorme. Passe une bonne nuit.

-Toi aussi.

Pablo sort de la chambre en tapant son frère, Herman entre à son tour. Il vient s'asseoir à côté de moi après avoir fermé la porte, je m'allonge.

-T'as bien discuté avec Pablo ?

-Ouais. J'ai aussi découvert son passé et la raison de son accident.

-J'ai entendu. Ça fait plaisir de voir que vous vous entendez bien.

-Il est sympa. Je l'aime bien. Mais rassure-toi, je t'apprécie un peu plus.

On rigole ensembles, puis je récupère la couverture.

-Tu dors avec moi cette nuit ?

-T'as pas peur que mon frère débarque ?

-Non. Et je m'en fiche s'il nous voit ensembles. De futurs parents ont le droit à de l'intimité. Déjà qu'on ne peut plus faire l'amour, alors j'ai pas envie d'être plus frustrée.

-Tu sais bien qu'on trouve toujours des solutions pour être intime. Et tu peux me rejoindre, il n'y a pas de soucis.

-Pourquoi tu ne veux pas venir ici ?

-Mon lit est plus confortable.

-Rappelle que c'est toi qui a fait cette chambre et qui a choisit le matelas.

-Je sais. Mais un lit qu'on a depuis des années sera toujours plus confortable que tout le reste.

-C'est pas faux. J'arrive.

Il se lève, je prends mon portable, mon gilet, me lève à mon tour et je remets la couverture à sa place. Je suis Herman dans sa chambre et m'allonge de mon côté, toujours sur la gauche. Herman passe rapident par la case salle de bains puis il vient s'allonger.

Il prends son téléphone, envoie quelques SMS puis il ouvre ses bras. Je souris en me calant contre lui, il est confortable et sens bon.

-Encore bon anniversaire.

-Merci.

-T'as bien aimé ta journée même si elle a été un peu gâchée par ton boulot ?

-J'ai su que tu es enceinte, c'était le meilleur cadeau qu'on puisse m'offrir. La journée c'est donc bien passée.

-Bah je suis heureuse si tu as été heureux.

-Je le suis.

Je relève un peu la tête, puis je l'embrasse. Notre baiser ne s'éternise pas, c'était juste un baiser de bonheur, et de bonne nuit. Je me rallonge comme il faut, Herman en profite pour me faire des papouilles dans les cheveux.

Je souris et ferme les yeux, heureuse, mais ce n'est pas pour autant que j'arrive à m'endormir. Herman, lui, en revanche, y arrive rapidement, en atteste sa lente respiration et le fait que sa main ne bouge plus. Je repense à mes discussions avec Pablo, Stéphanie, madame Miller.

Tous me disent que je suis bien plus que simplement attachée à Herman, que j'en suis amoureuse. Il est vrai que plus le temps passe, plus je sens quelque chose au plus profond de mon être. Je n'ai pas envie de dire que c'est de l'amour, c'est comme un profond attachement.

Juste l'idée de le perdre me fait du mal, j'aime notre intimité, nos délires, nos jeux. Je n'exclus pas l'idée que je sois en train de tomber complètement amoureuse, mais c'est comme si m'interdisais ce sentiment parce que je n'ai pas rompu comme il faut avec mon ex. Je suis partis, mais jamais expliqué, j'ai jamais conclu cette relation. Je sais que je devrais mettre ça au clair, pour à avancer.

Je quitte les bras d'Herman et me lève, je dois écrire à Seb. Je dois lui dire que c'est finit, que je ne vais pas revenir avec lui, qu'il doit refaire sa vie. Je ne veux plus vivre avec ça sur le dos.

Je retourne dans ma chambre, récupère un papier et une enveloppe et je couche mes pensées sur le papier. Je dis beaucoup de choses dans cette lettre, sans entrée dans les détails de ma nouvelle vie. Je ne mens pas, j'omets simplement des faits.

Jamais je ne dirais que je suis liée à un homme par un contrat. Hors de question. Il y a une clause de confidentialité dans le contrat, je ne dirais jamais la vérité sur la nature de notre relation sans l'accord d'Herman.

Je mets un petit moment à écrire ce courrier, j'ai mis un petit PS pour ma famille. Je sais pertinement que Seb fera lire le courrier à mes parents et ma demi-sœur. Alex, lui, sais déjà presque tout.

Je glisse le papier dans une enveloppe, notre l'adresse, récupère un timbre et le colle. Ouais, j'ai toujours des timbres avec moi, j'aime bien. Je descends ensuite le poser avec le reste du courrier à envoyer puis je retourne me coucher. Durant mon absences, Herman s'est tourné, ça me fait sourire. Je réussis quand même à faire ma place sur le lit et cette fois-ci, j'arrive à m'endormir.

Une vie sous contratDes histoires addictives. Découvrez maintenant