Laura.
Je continue mon tour de la chambre et je regarde la commode. Je vais ouvrir le premier tiroir, je souris en voyant les tout petits vêtements. Ils sont tellement mignon.
Je prends un pyjama dans mes mains, il est doux et léger. Parfait pour l'été. Je le repose et ferme le tiroir. Je regarde les autres, il y a encore des vêtements et, dans le dernier tiroir, il y a l'essentiel pour les premiers jours avec bébé. Des couches, des produits, des cotons, des lingettes.
Je regarde ensuite les étagères, puis la chaise à bascule. En la regardant, j'ai comme une vision. Mon bébé et moi, à profiter d'un moment ensembles après une petite tétée du matin. La scène serait très belle, mais irréaliste.
Mon sourire s'évanouit en pensant à ça, je dois arrêter de me mettre des idées en tête. Même si j'aime Herman, ce n'est sans doute pas réciproque, donc j'ai pas d'avenir ici. Je jette un dernier coup d'œil sur la chambre puis je retourne dans ma chambre. Je m'installe à mon bureau et récupère les papiers du rendez-vous pour les ranger. J'ai un dossier pour cette grossesse, que je vais devoir cacher avec soin quand je partirais après tout ça.
Je soupire quand tout est rangé, puis je regarde ma fenêtre. Je vais m'asseoir devant et je regarde Central Park, pour me détendre. J'adore passer du temps ici, ça fait du bien.
Je reste devant cette fenêtre jusqu'à ce que quelqu'un toque à la porte et que le soleil commence à décliner. Je me tourne vers la porte en disant à la personne d'entrer. Je souris en voyant Herman, j'aurais dû me douter que c'était lui.
-Coucou, je te dérange ?
-Ouais. Tu vois bien que je suis concentrée sur quelque chose d'aussi sérieux que de contempler la vue qu'on a depuis ici.
-Ça veut dire que je ne te dérange pas.
Il entre dans la chambre en souriant, il a bien compris que je rigolais. Je lui laisse la place pour s'asseoir, il s'installe à côté de moi et regarde à son tour la vue.
-C'est vrai que tu as un beau panorama d'ici.
-C'est une vue imprenable sur Central Park quoi. Et pourquoi t'es ici ?
-Pour passer un peu de temps avec toi, savoir comment tu vas, si tu as passé un bon après-midi.
-Alors ça me fait plaisir de passer du temps avec toi, je vais bien et j'ai passé un bon après-midi. Et toi ? Bien bossé ?
-Ouais. Mes dossiers avancent bien, je suis content.
-Et bah je suis contente pour toi.
Je regarde de nouveau dehors, un peu envieuse qu'il travaille. J'aimerais beaucoup retrouver la route du boulot, je m'ennuie sérieusement en ce moment.
-Hé, quelque chose ne va pas ?
-Je me disais juste que je m'ennuyais un peu sans travail, sans avoir rien à faire. Je commence à mal vivre l'enfermement.
-Depuis quand tu sens ça ?
-À l'instant. Pendant que toi tu bosses, que Stéphanie s'occupe de la maison et qu'Henry s'occupe de toi, je me sens seule. Je passe mes journées à regarder des films, des séries, à travailler sur le français ou à lire, mais je m'ennuie.
Je l'entends soupirer, ma situation n'est pas facile à gérer. Je dois rester à la maison, mais j'en ai déjà fait le tour.
-Je suis désolé, je ne pensais pas que c'était si difficile pour toi cette situation. J'aurais dû me douter que tu allais vite t'ennuyer. Qu'est-ce que je peux faire pour t'aider à aller mieux ?
-Me laisser sortir quelques heures. J'ai un besoin de me balader, de faire du shopping, d'aller voir les gens que j'apprécie. Madame Miller me manque.
-C'est qui, Madame Miller ? C'est la vieille femme que j'ai rencontré quand je suis venu pour les rendez-vous ?
-Ouais. Je la considère comme une grand mère, et j'aimerais bien aller la revoir.
-Bah, si tu le souhaites et si tu le sens, tu peux aller la voir. Et je t'autorise même à sortir quand tu veux, à la seule condition que tu m'envoie un message et que tu prévienne Stéphanie.
-C'est vrai, tu me laisses sortir ?
Mon visage doit s'illuminer, je suis très heureuse de cette nouvelle. Enfin je vais respirer !
-Oui. Je te fais confiance et je n'ai pas à t'enfermer. Je veux juste que tu fasses attention en cas de problème de santé.
-Cela va de soit, mais merci.
Je saute sur lui et lui fais un câlin, heureuse. Il a su me remettre d'humeur, ça va me faire du bien de sortir un peu d'ici. Même si j'adore cet appartement, j'ai besoin de le quitter quelques heures pour ma santé mentale.
Je me redresse légèrement et embrasse Herman, qui est surpris de ce baiser. Il y réponds quand même, ça me fait plaisir de voir qu'il me fait confiance.
Notre baiser devient fiévreux, urgent. Herman passe ses mains sous mon tee-shirt et les remontent pour retirer mon haut. Je passe mes mains sur sa chemise et je défais les boutons rapidement. Il réussis à me plaquer contre lui et il se lève. Je m'accroche à sa nuque en rigolant, ma libido vient de revenir. Elle était juste partis en vacances et elle a saisie l'urgence de la situation.
Herman me pose délicatement sur le lit, je comprends sa douceur. Mais ses mains trahissent son excitation, il défait le bouton de mon jean et le retire. Il prends ensuite mes seins dans ses mains, j'avais retiré mon soutien-gorge en rentrant. Ses doigts et sa langue sont toujours des merveilles sur mes seins, qui sont un peu plus sensible que d'habitude. Il joue avec, les tirent, les malaxent, les lèches.
Je ne reste pas inactives, je défais le bouton de son pantalon et le fait glisser comme je peux. Herman finit par se redresser et il retire son bas, avec le caleçon. Je regarde son sexe en me mordant la lèvre, je ne sais pas si je m'en lasserai un jour. Je pose mes mains dessus et entame un doux va-et-vient dessus. Herman en profite pour glisse sa main gauche dans ma culotte et il me cherche aussi.
Je ferme les yeux et profite de ses doigts. Il me caresse quelques minutes puis il me retire ma culotte. Je le sens grimper sur moi, je guide doucement son sexe vers le mien. Il m'embrasse en me pénétrant, c'est si bon de le retrouver.
Mes mains remontent doucement sur son dos, je le griffe légèrement. Nos lèvres se séparent, j'ouvre les yeux et le regarde. Je sens tout son désir pour moi, je le vois aussi et ça me confirme une chose : à quel point j'aime cet homme. Sa tendresse, sa façon de me regarder, de me faire l'amour, de prendre soin de moi me font totalement craqué et je suis vraiment amoureuse de lui.
Un je t'aime manque de sortir, mais je le retiens. Il n'est pas pour maintenant, il sera pour plus tard. Je le sais qu'il va sortir un jour ou l'autre, pas tout de suite.
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Une vie sous contrat
عاطفيّةLaura Tyler est une jeune femme de 25 ans, qui a tout plaqué, famille, amis, copain, pour vivre la grande vie à New-York. Chanteuse, elle essaie de trouver sa place dans le monde de Broadway, mais elle va aller d'échec en échec. Elle a du mal à subv...
