Chapitre 27

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Laura.

Herman et Pablo viennent d'arrêter leurs conversations sur leurs vies intimes, ils se tournent vers moi.

-J'espère qu'on t'a pas choqué ? Demande Pablo.

-Tu crois quoi ? Que je ne sais pas à quoi ressemble un sexe masculin ? Pablo, j'ai 25 ans, j'ai moi aussi une vie sexuelle. Enfin, j'avais avant d'arriver à New-York.

-T'as débarqué quand ?

-Il n'y a pas longtemps. Et s'il te plaît, pas d'interrogatoire.

-OK. Mais je peux quand même te demander ton métier ?

-Je suis restauratrice.

-Tu travailles dans un restau ?

-Non, pas du tout. Je restaure des œuvres d'arts.

-Classe.

-Et toi ?

-Je fais médecine. Je veux être chirurgien thoracique.

-Wouah, classe.

Non seulement les frères sont beaux, mais ils sont aussi intelligents ! L'un est un agent immobilier de luxe connu et reconnu, l'autre est en médecine, c'est très classe.

-T'aimerais te spécialiser ou tu veux faire du général ?

-Je me spécialise en chirurgie cardiaque, j'ai le meilleur chirurgien de Californie en professeur.

-Ça me confirme le fait que vos parents doivent être très fière. Un milliardaire et un futur grand chirurgien, c'est pas mal.

-Grand chirurgien, c'est pas encore le cas. J'ai encore beaucoup de chose à apprendre.

-Mais si t'as comme professeur un grand chirurgien, c'est que tu es doué.

-Il est doué, mais ne l'avouera jamais. Il peut te parler de tout ses exploits au lit, mais au boulot, c'est le mec le plus timide. Il se trouvera jamais assez bien, assez rapide et doué.

-En même temps, je ne suis vraiment pas parfait, ni même excellent.

-Mais c'est normal, t'es encore un élève. Je suis sûr que d'ici quelques années, tu auras changé d'avis.

-Sans doute. Mais bon, je ne suis pas la pour penser au boulot. Je suis en vacances et je compte bien profiter !

On rigole tout les trois, puis on discute de choses beaucoup plus légère. Pablo a bien compris que je ne parlerais pas plus de ma vie, mon boulot, mais de choses plus légère, comme mes passions.

Nous discutons jusqu'à ce que Stéphanie nous coupe, c'est l'heure de manger. L'odeur qui règne dans la grande pièce est délicieuse et fait gargouiller mon ventre.

On s'installe à table, je suis contente de dîner avec Herman et son petit frère. On continu notre discussion en mangeant, la bonne humeur règne.

Puisqu'il y a une bonne ambiance, à la fin du repas, je propose qu'on monte dans la salle de jeu, pour qu'on puisse continuer notre soirée. Je récupère un monopoly, j'ai envie de ruiner les garçons et d'être garce.

-Un monopoly, ça vous dit ?

-T'es prête à te faire écrasé ? Demande Pablo en s'installant sur un canapé.

-Mon gars, tu me connais pas. Je suis la reine du monopoly. Je vais te ruiner.

Je m'installe directement sur le tapis, devant la table basse. Herman s'installe à ma gauche et Pablo est en face de moi. Je pose la boîte, l'ouvre et commence à sortir le plateau et tout ce qu'il faut. Herman récupère la banque, ça m'arrange.

-Honneur au plus jeune ? Demandais-je une fois qu'on a tous choisis nos jetons et que la partie peut commencer.

-Pourquoi pas ? On sais qu'Herman est hors concours avec son vieil âge.

-Salop. Et c'est à toi de commencer Pablo, t'es le plus jeune.

-Tu vas avoir quel âge Laura ?

-26. Et toi ?

-Je fête mes 25 samedi prochain.

-Oh ! C'est pour ça que t'es venu à New-York ?

-Ouais. D'ailleurs, je dois réserver un bon endroit pour mon anniversaire.

-Mais pour le moment, j'aimerais beaucoup vous écraser.

Herman nous coupe dans notre discussion, je me tourne vers lui en plissant les yeux. Il ne me connais pas encore dans les jeux de sociétés.

-Herman, évite de dire ce genre de chose. Je vais te lamyner, comme il faut et tu vas pleurer.

-Alors commençons, toi qui est si sûr de toi.

-Pablo, lance les dés et que le meilleur gagne.

Je me tourne vers le petit frère, il sourit et lance les dés. La partie commence, on prends un vrai plaisir à jouer.

Stéphanie apporte des digestifs aux garçons, un chocolat chaud pour moi, avec plein de chantilly. Nous buvons, jouons et discutons dans la bonne humeur, j'aime beaucoup.

Et je démolie les garçons, je gagne quasi tout. Je ruine Herman en premier, ce qui me fait rire. Pour un magnat de l'immobilier, il était vraiment nul au Monopoly. Et Pablo suit son frère, je le mène à la ruine.

Après un dernier tour, Pablo fait banqueroute.

-Et voilà le travail. Tout m'appartient.

-T'as eu de la chance.

-On est mauvais perdant Herman ?

-Pas du tout. Mais t'as du faire un truc. Je fume toujours mes amis et ma famille quand je joue au Monopoly.

-T'as trouvé une adversaire à ta taille, c'est tout. Je suis meilleure que toi.

Il tire une grimace, ce qui me fait rire. Je récupère la boîte et commence à tout ranger.

-Bon, les gars, je me casse. Je suis crevé, bonne nuit.

Pablo se lève, je le regarde.

-Laura, c'est un plaisir de te connaître.

-Pour moi aussi. Bonne nuit.

Il salut son frère et sort après avoir finis son verre, je finis mon rangement et je vais ranger la boîte. Je m'étire, puis je le tourne vers Herman. Il est calé contre le fauteuil qui est derrière lui, je souris et je vais récupérer ma tasse de chocolat qui est vide.

-Alors, comment tu m'as trouvé avec ton frère ? J'ai rien de compromettant ?

-Non. Tu étais parfaite. Et visiblement, il ne va pas chercher à en savoir plus sur toi.

-Tant mieux. Je vais au salon, regarder un film. Si tu veux me rejoindre, tu peux venir.

-Je vais voir.

Je sors de la pièce et vais au salon. Tout est calme, Stéphanie est dans sa chambre, Herman lui a laissé la soirée quand elle a posé nos boissons.

Je m'installe sur le canapé, retourne sur Netflix, c'est vraiment la vie et je cherche un bon film à regarder. J'en trouve après une longue recherche, je récupère le plaid et commence à m'installer.

-Je peux venir ?

Herman me fait sursauter, je me tourne vers lui, une main sur la poitrine.

-Tu m'as fait flipper !

-Désolé.

-C'est pas grave. Et oui, tu peux venir.

-Super.

Il s'installe à côté de moi, récupère la couverture que je n'ai pas eu le temps de passer autour de mes épaules, il s'assoit et prends la même position que l'autre jour.

-Tu viens ?

-Avec plaisir.

Il me tends son bras, je m'installe contre lui avec la télécommande et j'appuie sur play une fois confortablement calée. On profite de notre fin de soirée, l'humeur est bien meilleure que ce matin.

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