Laura.
Nous avons finit de dîner, Herman est partis dans son bureau pour passer un coup de téléphone, moi je m'installe sur le canapé. J'ai récupéré mon téléphone, je me couvre rapidement et je lance ma série Netflix.
Je commence l'épisode seule, Herman ne tarde pas à venir me rejoindre. Il a une bière dans la main, ça me fait sourire. Il s'installe à côté de moi, récupère la couverture, la glisse autour de ses épaules et me fait une petite place. Je me cale contre lui, j'adore être contre lui. Il dégage une chaleur très agréable.
On passe une bonne soirée, à bien rire devant notre série. Je manque de m'endormir à de nombreuses reprises, comme maintenant. Je somnole, la respiration calme d'Herman me berce, tout comme ses doigts qui caresse mes cheveux. Tout est réunit pour m'endormir.
-Hé, Laura.
La vois d'Herman me réveille, je quitte ses bras et le regarde.
-T'était vraiment à deux doigts de t'endormir. Tu seras mieux dans ton lit pour dormir.
-T'as raison.
Je me lève, m'étire et récupère mon portable. Herman s'occupe d'éteindre la télévision et nous montons dans nos chambre. Je me tourne vers lui en ouvrant ma porte, il fait la même chose.
-Encore merci pour m'avoir rassurée Herman. C'est gentil de ne pas m'engueuler.
-C'est normal. Je n'ai pas à t'engueuler pour quelque chose de naturel.
-Tu pouvais aussi mal réagir.
-C'est pas mon genre.
Il s'approche de moi et pose ses mains sur ma nuque.
-Je pensais que tu commençais à me connaître, après bientôt deux mois de cohabitation.
-Je te connais, mais je ne savais pas comment tu allais réagir face à l'échec de l'insémination... C'est différent.
-Tu n'as pas à t'en faire, je ne te criais jamais dessus. Sauf si tu fais vraiment une grosse connerie, mais je te connais, tu fais attention à toi.
-C'est vrai.
On souris, puis Herman me fait un bisou sur la tête. Je pose mes mains sur ses bras et le garde un peu contre moi, j'apprécie beaucoup son contact. Je lève les yeux vers lui, il me regarde, avec un beau sourire.
Je bloque sur ses lèvres, j'ai envie de les sentir sur les miennes. Je me mets sur la pointe des pieds, Herman comprends ce que je veux faire et s'approche. Nous nous rapprochons, je ferme les yeux et attends, je sens son souffle sur mes lèvres, il sens la bière, ça sent bon.
Mais je ne sens pas ses lèvres, bien au contraire, il recule. Je rouvre les yeux, il sourit, passe sa main droite sur ma joue et va s'enfermer dans sa chambre sans un mot sur ce qui a faillit ce passer. Mon dieu, qu'est-ce que je fais ces derniers temps ?
Ce n'est pas la première fois que j'ai envie de l'embrasser, et ça devient gênant. Je ne dois pas m'attacher à lui, je vais partir d'ici dans quelques mois, on a aucune histoire possible.
Je rentre dans ma chambre et je me cale contre la porte. Je soupire, je dois me calmer avec lui. On aura un enfant, mais c'est la seule chose qu'on aura en commun. Ça m'énerve de tomber sous son charme. S'il me marque, jamais je ne pourrais reprendre une vie normale en partant d'ici.
Puisque je ne suis pas vraiment bien, que mon esprit s'échauffe à l'idée d'avoir une relation avec lui, je bouge et je vais dans ma salle de bains. Je décide de prendre une douche froide, ça va me calmer.
Je reste un long moment sous l'eau froide, elle ne calme pas mes pensées, ça me saoule. Je prends ma douche, m'habille et vais sur mon lit, frustrée. Je déteste être comme ça, frustrée parce que je n'ai pas un truc que j'ai envie, surtout au niveau du sexe.
Je ne vais pas dire que je suis une accro, loin de là, mais putain, une bonne partie de jambes en l'air, après une journée crevante, ça m'a toujours fait du bien, depuis que je suis me suis mise avec mon copain.
Nous sommes, nous étions ?, ensembles depuis quelques années, 5 ans, 6 au mois de novembre. Quand on s'est rencontrés, à un cours de français qu'on prenais en dehors des cours de la fac pour remplir notre cv, j'ai craqué sur lui. On s'est très rapidement mis ensembles, notre couplé étant totalement évident. Nous avons été amis cinq minutes, puis amants, puis amoureux en très peu de temps. Nos caractères collaient.
Parfois, j'ai envie de le retrouver, de passer des heures sous la couverture avec lui, à faire l'amour et à discuter, comme d'autres fois j'ai envie de lui envoyer un SMS pour lui dire que c'est finit et qu'il peut refaire sa vie. J'ai pas envie qu'il attende quoi que ce soit. Mon envie d'envoyer un SMS est bien plus forte que de retourner chez moi.
Enfin, ma frustration commence à passer doucement, je dois arrêter de penser qu'une relation intime est possible avec Herman. C'est pas dans le contrat, et ça ne le sera jamais. La seule façon d'avoir une relation avec lui, c'est de lui retirer sa carapace, qu'on se découvre vraiment et qu'on oublie le contrat, ce qui est possible.
Mais bon, j'oublie le potentiel d'une relation avec lui, je me lève et je vais sur la terrasse avec mon portable. Je me dirige vers le bord et me cale contre la rembarde. J'aime tellement New-York, c'est une ville qui est toujours qui a du bruit, de la vie. Je me demande pourquoi on est jamais partis vivre ici, Seb aurait adoré.
Je regarde cette ville et Central Park un bon moment, j'ai eu une bonne idée de venir dans cette ville. Jamais dans ma ville de Caroline du Nord j'aurais eu ce genre de grande vie.
Ma déception du rendez-vous, ma frustration sur ma relation avec Herman, mon manque de mon petit-ami, tout part en regardant la ville. Je pense, quand le contrat sera finie, je demanderais un logement ici. Je veux un endroit où rester dans cette ville, à Manhattan. Je resterais loin de l'enfant, mais je veux un logement. C'est à voir avec Herman.
Après une bonne heure ici, à me calmer, je rentre et retourne dans ma chambre, prête à dormir. Je finis par trouver le sommeil, perturbé par les pensées de cette soirée, qui aurait pu finir d'une manière délicieuse.
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Une vie sous contrat
RomanceLaura Tyler est une jeune femme de 25 ans, qui a tout plaqué, famille, amis, copain, pour vivre la grande vie à New-York. Chanteuse, elle essaie de trouver sa place dans le monde de Broadway, mais elle va aller d'échec en échec. Elle a du mal à subv...
