Chapitre 007

1K 41 0
                                        


- Tu vas me le payer sale garce ! M'étrangle Alfred au-dessus de moi. Tu pensais vraiment que j'étais mort ? Hein ?

- Je t'en...t'en prie, ...lâche moi. Pi...tié. Pitié ! Bégaillai-je, étouffée par ses mains.

- Tu voulais me laisser mourir n'est-ce pas ? TU COMPTAIS ME LAISSER MOURIR ? Espèce de sorcière ! Sorcière !

Les larmes brouillèrent ma vue. Ses mains sur mon cou comprime mon air au point où je ne peux plus respirer. J'étouffe. J'étouffe. Je suffoque, je ne sens plus l'air dans mes poumons. J'ai besoin d'air sinon je vais mourir.

J'ai envie de lui hurler d'aller se faire voir, de me laisser tranquille, de m'oublier, mais les mots me manque. Je n'ai plus la force de continuer, je suis fatiguée. Exténuée.

- Tu vas parler oui ? Tu voulais me tuer et t'enfuir ? Tu pensais vraiment que j'étais mort ? Tu n'es qu'une sale meurtrière.

Il se mît à rire sournoisement. Laissant échapper quelques gouttes de bave de sa bouche ouverte, sur mon visage désormais mouillé par les larmes. Et je ferme les yeux pour essayer de ne pas me concentrer sur la douleur, en me disant que tout irait mieux demain.

- Elisabeth ?

Il resserre son emprise autour de mon cou. Je serre les dents pour ne pas me concentrer sur cette putain de douleur. Je sens mes yeux me lâcher, je ne peux plus supporter. . .

- Alfred, pour l'a...mour de Dieu, laiss...laisse moi.

- Je vais te tuer ! Je te jure que je vais te tuer ! Murmurre-t-il avec rage.

- Elisabeth ?

Cette voix, d'où vient-elle ? Cette voix qui semble si proche, si près de moi. Je sens qu'on m'appelle, oui, je sens qu'on crit mon nom

Je sens qu'on me. . .

- ARRÊTE !

- Elisabeth ça va ? Respire. . .

Encore à bout de souffle, j'observe la pièce autour de moi. Je transpire et mes vêtements me colle à la peau. Ma respiration est lourde. Très lourde parce que je ne respire pas du tout bien.

Donc je fais ces exercices que Gabi m'incite à faire. Je suis toujours dans ma chambre et sur mon lit. Gabriella assise à côté de moi, me regarde avec inquiétude en même temps qu'elle continue de me guider pour réguler ma respiration.

Tout me revient en mémoire.

Alfred. . .Moi. . .Étrangler. . .Tout cela n'était qu'un cauchemar. Un mauvais rêve.

Un mauvais rêve de plus comme chaque soir où je ferme les yeux. Comme chaque fois où j'essaie de dormir. Comme chaque soir où je prie pour ne pas le revoir dans mes cauchemars. Pour ne même plus faire de cauchemars.

- Elisabeth, tu vas bien ?

- Oui ça va.

- Tu es sûre ? Parce que tu parlais pendant que tu dormais et. . .et tu m'as vraiment inquiétée.

DARK SIDE Où les histoires vivent. Découvrez maintenant