Une main chaude se pose sur mon épaule. Je la retire brutalement en faisant volte face. Je la retourne d’un coup sec et la plaque violemment contre le mur. Ce même mur là où j’avais abattu mon poing.
De ma main droite j’attrappe sa mâchoire, et de ma main libre, je tiens fermement ses deux poignets derrière son dos.
Je ne contrôlais plus mes gestes. Je me contentais d’agir sans réflechir. Ma vision était floue et je la voyais sans vraiment la voir. La vérité était que ma rage et ma colère avait pris le dessus sur moi. Et elle était juste la victime de mes crises.
Comme ce soir là, à l’anniversaire de Gabi, elle ne baisse pas les yeux. Elle a peur mais elle me defit tout de même. Ses iris marrons dans led miens, je pouvais y lire de la frayeur. Une frayeur qui excite tous mes sens.
Je sentais que dans bientôt, je n’allais plus avoir le contrôle et que j’allais laisser mes vieux démons reprendrent le dessus. Et je ne le voulais pas. Elle ne m’avait rien fais…mais…elle allait juste encaisser.
— Qui te l’a donné ? Demandai-je froidement.
—J-je…l’ai trouvé de…devant la porte.
—Tu n’as pas vu qui l’aurais posé ?
—N…non. Maintenant lâche-moi, tu m’empêches de respirer.
Elle a sortis cette petite phrase la voix tremblante. Oui, sa voix tremble et ça me procure une sensation…d’excitation. La voir en proie. Àma mercie et vulnérable augmente mon adrénaline à fond.
Non, non, non, je ne dois pas penser comme ça.
Mais bordel, que ces démons ne sortent pas. Non, qu’ils restent au fond de moi. Qu’ils restent…au fond.
C'était impossible.
Ce petit bout de papier avait été le mouvement déclencheur de cette situation. Je ne savais plus ce que je faisais. Je ne sais plus ce que je fais. J’ai envie de la laisser partir, de s’enfuir, de me fuir.
Mais en même temps, je veux la retenir, tout près de moi, tout près de moi…
Sa poitrine collée à la mienne, je peux sentir les battements accélérés de son cœur. On aurait dit qu’il allait bientôt explosé. Elle est si proche de moi, si proche de mon cœur. Mais c’est dangereux. Trop dangereux pour elle…pour…merde.
—Bordel, laisse-moi ! Dit-elle avec une froideur incroyable.
—Tais-toi.
Je scrute chacun de ses traits. Sa lèvre tremble affreusement. Mais ce n’était pas ça qui allait faire qu’elle ait peur, non. Pourquoi ne voulait-elle pas comprendre que j’étais dangereux ? Pourquoi s’obtinait-elle à me défier alors que je pouvais mettre fin à sa petite vie en une seconde ? J’en venais même à me demander s’il ne lui arrivait pas d’oublier à tout hasard que j’étais un tuer à gages et que je pouvais aussi la tuer…elle.
Non. Bordel.
—MAIS DÉGAGE ! S’écrie-t-elle.
Elle a fais l’erreur de trop. Personne ne crit sur moi. Personne n’élève la voix sur moi.
PERSONNE !
D’abord que ce papier a réveillé un sentiment de colère chez moi, voilà qu’elle venait de réveiller le démon qui était en moi. Ce côté sombre de ma personne que je ne voulais plus montrer.
Ce côté qu’Olivia avait goûté et où en était-elle aujourd’hui ? Six pieds sous terre.
Je ne voulais pas la tuer. Non. Pour Gabriella je devais supporter son comportement de merde. Elle ne devait pas mourir.
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DARK SIDE
RomanceElle ? Maltraitée à son adolescence, elle avait été marquée à vie. Aujourd'hui, elle fuyait son passé qui ne cessait de la suivre comme son ombre, pour se reconstruire un avenir loin de sa prison. Elisabeth Nguidjol. Lui ? Tueur à gages au cœur auss...
