Chapitre 050

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Une semaine plus tard

10h

Oui, il était plus que clair qu’elle ne voulait pas parler de cette nuit là. Et moi aussi, ça m’arrangeait totalement parce qu’avant tout, je m’en tapais. Mais par contre, ce qui m’énervait était le fais qu’elle me fuyait comme la peste et ce depuis UNE SEMAINE. Depuis une putain de semaine, elle m’évitait et ne m’adressait pratiquement plus la parole. À croire que le problème était moi. Alors que si je me rappelle très bien, c’était elle qui s’était jetée à mon cou pour me serrer comme si j’allais m’en aller. Et maintenat c’était à moi de porter les conséquences de ses actes ? Non mais elle se fou de ma gueule ?

—Tu devrais y aller molo avec elle.

—Y aller molo ? Laisse-moi te dire que c’est elle qui me fuit comme si, merde.

Je me servis un nouveau verre d’alcool que je vidai cul sec. À l’heure actuelle, seul l’alcool pouvait m’apaiser. Et sentir ce liquide brûlant dans mon corps me donnait une sensation de calme que je cherchais. Alors, je me laissai aller à mes pulsions et me servis une nouvelle fois un verre d’alcool que je vidai cul sec.

Gonzallo qui me regardait depuis un moment sans dire un mot, il se leva pour me prendre la bouteille d’entre les mains et le déposa sur la table basse en verre. Il se redressa et croisa ses bras sur sa poitrine, m’accordant par la suite un regard désapprobateur. Mais je m’en fichais, parce qu’à cause d’elle, ça faisait au moins une semaine que je venais me réfugier ici, dans ma baraque, tous les matins. Elle avait même réussi à me faire quitter cet appartement chaque matin pour rentre chaque soir comme un voleur. Et ça me rongeait de l’intérieur parce que j’avais promis à Gabi que je n’allais pas la laisser seule. Donc je devais dormir chez elle pour venir me réfugier ici toute la journée.

—Tu peux me dire ce qui s’est passé ?

—Rien. Lâchai-je un peu trop rapidement.

—Peu importe, laisse lui du temps à la fille.

—Ah, elle m’énerve tant.

—Essaie de te calmer vieux, ça te fait vite vieillir.

Barre-toi.

Il ramassa sa veste sur le canapé avant de se diriger vers la porte de sortie. Mais il se stoppa net et se retourna. Le sourire qu’il affichait ne me disait rien qui vaille car je connais mon cousin.
Et s’il sourit comme un tel idiot, c’est qu’il s’apprête à dire un truc de vraiment stupide. Et des trucs stupides à mon sujet, je n’en voulais pas. Oh que non.

—Mon sucre va traquerrrrrr. Chanta-t-il joyeusement en claquant dans ses mains.

Mais avant que je ne puisse l’étrangler, il sortit en trompe en fermant la porte derrière lui. En guisse de réponse et à cause de cette frustration que j’avais, je pris rageusement un coussin pour le viser sur cette porte qui venait de se refermer.

Un imbécile, voilà ce qu’il était. Un imbécile. Comme Raph. Non mais moi…traquer ? Je rêve ! Jamais cette petite capricieuse ne me fera perdre les pédales.

Jamais.

Non mais j’hallucine là !







***






Roulant à vive allure sur kintil, je retournai à cet hôtel qui abritait celle qui me faisait des caprices de gamine. J’esquivai les quelques voitures qui se trouvait en face de moi. Ce vent et la présence de la nuit qui était tombée m’apaisait. Ça me donnait un sentiment de liberté et de puissance. Comme si rien ne pouvait m’atteindre. Comme si j’étais invincible, alors qu’il suffisait qu’elle ouvre sa bouche pour que je perde toute la raison. Et cette simple perspective me fit accélérer  encore plus.

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