Une fois qu'il a fini il me demande.
- Cela fait combien de temps que vous êtes ici ?
- Normalement on commence par se présenter avant de faire un interrogatoire.
- Duncan Lords. me répond-il.
- Lynn Stonheart même si vous le savez déjà. Et je suis ici depuis jeudi.
Je prends ma cagette avec les œufs et le lait et me dirige vers le lieu où j'ai lancé la nasse. Duncan, donc me suivant toujours.
- J'ai l'impression de vous connaître ....
- C'est très certainement le cas, mais moi je vous connais pas.
Je remonte la nasse qui ai bien plus lourde que la dernière fois. Me voyant peiner il attrape la corde et la sort de l'eau. Il y a une quinzaine de poisson mes certains sont trop petit à mon goût. Je commence à en rejeter et assomme ceux que je compte garder.
- Vous vous rendez compte que vous êtes entrain de relâcher la moitié de ce que vous prenez ?
- Oui ils sont trop petits autant qu'ils grandissent un peu.
Je coupe la tête d'un coup sec de hache faisant sursauter Duncan à la violence de mon geste. Et la mets dans la nasse avant de l'envoyer une nouvelle fois dans l'eau. Il continue de me fixer comme intrigué par la personne que je suis.
- Quoi ? Vous croyez vraiment que je n'ai pas conscience de ce que veut dire le mot tuer? Je fais ça depuis que j'ai dix ans c'est pas comme si c'était nouveau. Bon on rentre j'ai pas mal de choses à faire encore.
Il ne dit rien et me suis lorsque nous arrivons à la porte d'entrée il regarde là où j'avais déposé le louveteau hier soir et maintenant vide. On rentre et il dit:
- Il est parti votre petit protégé finalement.
- Non il est sous la maison avec sa mère je les ai vu ce matin et nourrit au passage. Et si vous voulez tout savoir, il sont restés à plus de vingt mètres de la grange et ils ne s'approche que du lac pour boire. J'ai rien à craindre et puis Malo a marqué son territoire se matin.
- Vous avez bien trop confiance en ces bêtes sauvages.
- C'est reparti. Mais demandez-vous plutôt qui des loups ou des humains sont les plus sauvages. Nous sommes des millions de fois pire qu'eux. On tue pour le plaisir, au nom d'un quelconque Dieux, pour le pouvoir, pour l'argent. En fait toute les excuses sont bonnes pour le faire. Alors que eux ils le font pour vivre tout simplement, pour se nourrir et se défendre c'est tout. Et encore ils ne s'entre tuent pas.
Il ne dis rien de plus. Je me dirige vers le salon et mets un nouveau disque en route avant d'aller dans la cuisine et de m'occuper des poissons sous le regard de Duncan.
Au bout de quelques minutes à me fixé il vient m'aider en écaillant les poissons. La musique n'est pas forte et il en profite pour relancer la conversation.
- Vous vous êtes fait quoi à la tête ?
- Une poutre voulait me faire un câlin et elle y a était un peu fort.
Il rigole face à mon ironie, ce qui me fait sourire mais en me voyant sourire et s'arrête brusquement et me fixe.
- Quoi ?
- C'est la première fois que vous souriez vraiment et je dois avouer que cela vous va bien mieux que votre aire colérique.
- Dommage pour vous que je sois de mauvaise humeur en vous voyant.
Je perds mon sourire. Cette phrase c'était Max et Paul qui ne cessaient de me la répéter lorsqu'ils s'amusaient à me mettre en rogne. Ils me manquent et je ne sais même pas si je vais les revoir ou même retourner au château. Je hais de plus en plus cette sélection et le fait de m'avoir choisi. Tout ce que je voulais c'est être avec ma famille et garder ma petite vie. Rien de tout ce qui se passe ici ! Même si je découvre des choses totalement extraordinaire j'arrive pas à réellement apprécier tout ça. Mon caractère aussi change totalement. Quand j'étais à la maison, je souriais tout le temps même en faisant les comptes et en voyant que la fin de mois sera très juste. Je ne montais pas au quart de tour, je n'étais pas si agressive. Alors que maintenant je suis juste une bombe à retardement.
Malo me sautant dessus me sort de mes pensées. Je le caresse et lui fait petit sourire comme pour lui garantir que je vais bien.
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Linéaire : Le Royaume perdu
Romance2544 après JC, une troisième guerre mondiale et de nouveaux pays. A leur tête, des rois, des reines. Tout en bas le peuple pauvre. La seule possibilité de monter, la sélection, vingt filles tirées au sort dans tout le pays. Un prince, froid et dist...