51. Burn in Hell

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🛡❗ Trigger warning : Âmes sensibles s'abstenir ce chapitre, vraiment.  🛡❗

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Cela faisait un moment que Merle, et ce Gouverneur, étaient en train d'interroger Glenn et Maggie qui, ne cèdent pas. Alors, ils s'éloignent d'eux deux et murmurent quelques mots inaudibles. Je n'en revenais toujours pas. 

J'étais inquiète, je me débattais, mais les liens étaient trop serrés. Randall à côté de moi avait abandonné la bataille. Je le regarde, le pauvre avais perdu sa jambe, et en avais une de bois, et en plus, il risquait de perdre sa vie. T-Dog, avait un bras en bois également désormais et Hershel ses béquilles. Quel enfer. Et Merle ? Il avait une arme tranchante à la place du poignet.  Quant à moi, j'allais devoir la jouer autrement si je voulais nous sortir d'ici vivants, et je savais comment. Je pris un air ferme et vide, bien au fond de ma chaise, je fixe l'horizon, attendant juste qu'on vienne me voir.  Si j'arrivais à manipuler Merle, on a une chance de s'en sortir... 

En parlant du loup, nos ravisseurs approchent avec des couteaux. Je me raidis, légèrement, et pose mon regard sur Merle : toujours sa sale tronche, son air perverti et son sourire malsain en coin. Il avait amputé sa propre main, et on lui a greffé une arme au bout d'un manche, horrible...

Je vois le Gouverneur saisir son couteau et aller derrière Randall, je ne quitte pas Merle des yeux et commence mon petit jeu : je pris un air mielleux, celui que j'arrivais à faire pour arriver à mes fins et le regarde de haut en bas. Je vis Randall passer devant moi avec le Gouverneur, allant dans la salle de Glenn. 

- Ne lui faites pas de mal ! Lâche Randall.

- Randall ! Dis Glenn. 

J'entends Maggie se débattre et puis on me détache, Merle prends mon bras et me fais passer devant la porte ouverte : je vois Glenn et Randall attachés au fond, et Maggie à l'autre bout de la pièce sur une chaise, avec le Gouverneur. Merle me pousse vers une chaise, trônant devant une large table de salon. Je m'assois et il prend place en face de moi après avoir fermé les portes, posant ses deux bras sur la table.

- Alors ma jolie... Comment ça va le groupe ? Mon frère ? Demande Merle.

- Ils se portent bien, malgré tout.  Ton frère est devenu quelqu'un de bien, tu sais. Je tente de l'amadouer.

- Il est en vie alors ? Bien. Dis-moi j'aimerais leur rendre visite... Demande il à nouveau. 

Je me fige un instant, voyant où il voulait en venir. Jamais de la vie. Jamais je ne les mettrai en danger. Quitte à encaisser le pire.

- Je ne conduirai pas ton groupe de meurtrier là-bas. Je grogne.

Il semble se crisper et se lève de sa chaise brutalement alors que j'entends Glenn se plaindre dans la pièce d'à côté, à même titre que Maggie. Quelle horreur... 

- Il n'est pas très tendre. Écoute, toi et moi, on se connaît... Je ne veux pas faire de mal à ce joli minois. Me dit-il.  Alors, parle.

- Justement, on se connait Merle... Tu ne veux pas qu'il tue ton frère, si ? Écoute, aide-moi et je t'aiderai à sortir de là.  Je négocie.

Il rigole doucement et contourne la table pour se mettre en face de moi, l'air ferme et froid. Il pose sa main robotisée sur la table d'un bond. (Ça me fit sursauter)

- Non, non, ça ne marchera pas comme ça... Je ne trahirai pas le Gouverneur. Mon frère, c'est un battant, il s'en sortira. En revanche, n'essaie pas de m'amadouer, joli cœur. Me dit-il. 

Mon cœur battait la chamade. Je regarde la table, rougissant et prends la parole après une minute de réflexion. 

- Je ne te dirais rien, désolé. Rick a eu un bébé, tu sais ?  Je dis.

- Un mioche ? Quelle idée. Elle s'appelle comment ? Me dit-il.

- Il n'a pas décidé, en fait, Lori est morte... Je dis.

- Aie. Coup dur, Lori n'était pas méchante, je l'avoue... Me dit-il.

 Il soupire et reprend ses esprits, prenant mon menton entre ses doigts pour me forcer à le regarder. Son sourire de pervers s'agrandit et il me fit me lever, je n'étais plus attachée, mais, je n'avais rien sur moi pour me défendre, alors, j'étais à sa merci, en attendant les secours qui j'espère allaient arriver vite. 

- On va s'amuser un peu alors, j'ai vu comment tu m'as regardé tout à l'heure. Tu ne dois pas en voir souvent, des gars virils...  Me dit-il.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, mais je suis sûre que- Je dis, coupée dans ma lancée par Merle.

- Sur la table, assis toi.  Me dit-il.

- Jamais. Je lui crache au visage, alors que Maggie hurlait encore et fixe Merle dans les yeux d'un air impassible. 

Il grogne et me pousse sur la table, je laisse échapper un cri de surprise, suivi de ceux de Glenn et Randall, inquiets. Il m'avait coincée. Il pose sa main sur ma cuisse et je profite de ce moment pour lui mettre mon poing dans le nez.

- Oh, sale garce ! Tu vas regretter ça.  Me dit-il, énervé. Il me mit une gifle et, je crois bien que ma joue saigne.

Il me plaque contre la table en se mettant juste au-dessus, et me retire mes vêtements (enfin tente). Je me débattais, lui criant de toutes mes forces d'arrêter : 

- Arrête Merle ! Mon vieux, non, ne fais pas ça !

Les cris de chaque personne présente dans le bâtiment raisonnant dans mes oreilles devenaient intenables et je lâche prise, les larmes coulent alors que je me débats comme je peux pour l'en empêcher, le ralentir, attirer l'attention...

- ARRÊTEZ ! Je vais vous dire où nos amis sont ! Dis Glenn. ILS SONT A LA PRISON !

Malgré les coups que je donne à Merle, qui le ralentisse juste à peine, il arrive à me retourner pour me faire face.

- Merle ! Arrête tout. Dis le Gouverneur. 

Alors, celui-ci s'exécute, me murmurant alors que c'était dommage. Je remets mes vêtements correctement et descends de la table, alors que Merle m'ordonne de me rhabiller sous les cris de Randall, qui avait entendu. 

J'ai la nausée. C'était vraiment arrivé ?

The Running DeadOù les histoires vivent. Découvrez maintenant