Récapitulons : moi, coincée dans un sas de supermarché à la con (ceux qui tournaient avant) avec d'un côté des zombies qui hurlent, et de l'autre Glenn qui hurle après Nicolas. L'avez déjà vous vu énervé pour de vrai ? Moi, oui et ce n'est pas joli-joli. C'était à coup de menaces comme "si elle ne sort pas de ce sas, je te jure que je t'y envoie et t'y restes aussi, Nicolas !" que Glenn essayait de rester calme (échec).
C'est à force de tirer sur la porte qu'elle finit par s'ouvrir un minimum pour me laisser y passer. J'avais peur, les rôdeurs derrière moi passaient leurs têtes et leurs bras. Je me relève, et me faufile dans le petit passage, l'air nerveux et la jambe douloureuse, complètement râpée. C'était juste, putain. Juste. Je jure que je me suis vue mourir ici.
Glenn se jette sur moi, me serre contre lui en pleurant presque. Moi, c'était la même. Blottie contre lui, je soufflais, pour évacuer la pression accumulée et, si ça l'était possible, la douleur.
- Océ... Murmure-t-il. J'ai eu si peur.
- T'aurais pu faire attention, elle a failli y passer ! S'énerve Randall à son tour.
- J'suis pas sa nounou ! Réponds Nicolas.
- Tu tires comme une brute dans le tas, ça les attire tous ! Réponds Randall en saisissant son col.
Je me sépare de Glenn, observant la scène et décidant d'intervenir.
Je prends le bras de Randall en haussant le ton :
- Oh. On se détend. Je n'ai pas besoin de toi, Nicolas. Je m'en serais sortie si tu n'avais pas cassé le mécanisme en sortant comme une fillette. T'a bousillé la porte, t'aurai pas pu juste m'attendre, non ? C'était trop pour toi ? Bref, on se casse.
Randall le lâche au loin, reculant, le fixant d'un air que je ne connaissais pas chez lui, de la haine. C'était peut-être justifié, mais, il ne fallait pas. Ça n'étais pas le moment. Il soupire, baisse les yeux vers moi et son regard s'apaise, laissant place à quelque chose de plus protecteur, d'une pointe d'inquiétude. Il se mit face à moi et se baisse pour voir ma jambe derrière mon cargo déchiré. (Ou plutôt pour essayer de trouver les bouts de cargo restant sur ma chair déchirée)
- Ouais. C'est pas beau, mais au moins, ils t'ont pas eu. Souffle-t-il.
- Ça me fera un beau souvenir de ma nouvelle vie... J'ironise.
Il prend mon bras, le passant par-dessus ses épaules, pour m'aider à marcher et nous allons jusqu'au véhicule, charger le nécessaire et rentrer au plus vite pour soigner Tara et me soigner par la même occasion. Sur le trajet, ma jambe piquait, à cause des éraflures. J'étais à l'arrière, à côté de Randall et Tara évanouie à l'opposé. Eugène était dans le coffre du pick-up avec la marchandise. (au moins lui, il a servi à quelque chose et ça n'a pas été un échec, pour une fois.)
Une fois à Alexandria, Eugène et Randall nous eemmènent à l'infirmerie. Je n'y avais jamais mis les pieds, mais il paraît qu'il y a un docteur, là-bas.
....
J'allais m'asseoir pendant que le docteur soigne Tara, mais il demande à Randall de découper mon cargo, pour mieux voir les blessures à la jambe. Je suppose que c'est lui qui va me soigner, donc... Je me tiens contre un mur, pendant qu'il découpe une bonne partie de mon pantalon cargo, lui demandant de faire pareil de l'autre côté, tant qu'à faire, ça ferais un short...
Pile quand il finit de découper, je m'assois au bord d'une table d'examen et le docteur prends le relais.
- Je vais désinfecter tout, ça va piquer, mais, moins que tes douleurs. Randall, appuie sur sa cuisse avec du coton, elle saigne. Tente de me rassurer ce docteur. (ça marche pas)
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The Running Dead
FanficTriangle amoureux Daryl x OC x Randall. Fanfiction / Trigger warning violence, zombies, sang. Histoire reprise de The Walking Dead. Un virus mortel transforme les humains en zombies... Le monde est désormais aux morts et aux malhonn...
