J'étais rentrée dans le village, à la seconde même ou j'avais dit que je connaissais Jésus et l'avais croisé. Une petite communauté modeste, mais qui a l'air clairement plus... Autosuffisante, que nous... Je fus accueillie par des gardes et un vieil homme aux cheveux grisonnants qui m'invite dans son bureau. Nous marchons le long du camp, je vois un forgeron, des champs, de divers bâtiments... Et ce qui doit être l'équivalent de la maison blanche, après fin du monde. Il s'embête pas dis donc le chef d'ici.
Nous entrons, et l'homme me demande :
- Tu as croisé Jésus donc ?
- Oui, en fait, il est chez moi, mon groupe l'a recueilli blessé et là, il allait mieux quand je suis partie. En fait, il m'a indiqué cet endroit, comme ça fait deux jours que je suis dehors...
- Tu veux quelque chose à boire ?
- Non, merci. Ça va aller.
Pas question de devoir quoique ce soit sans connaître le type. Nous visitons le rez-de-chaussée de cette splendide maison, entretenue, décorée richement et confortablement à priori. Une fois arrivés dans son bureau, je regarde autour de nous, plantée là, debout... Un tableau de LUI trône à l'arrière de la pièce, la bibliothèque est remplie de livres en état... La totale. Je crois que cet homme-là est un vrai politicien, je ne vois que ça. La déco, sa façon d'être... Tout porte à croire que si je voulais négocier, j'étais au bon endroit.
Ça pourrait être bien de former une alliance, non ? Je faisais confiance à Jésus, ce sont des gens bien, comme lui. J'espère.
Je m'assois en face de lui, sous son, invitation et le regarde attentivement, muette.
- Donc, tu as un groupe, hm ?
- Oui, d'ailleurs, ne vous inquiétez pas pour Jésus, il est bien traité. Je m'appelle Océane.
Il accepte de me parler de son groupe, j'apprends qu'ils ont différents corps de métier dont un médecin bien équipé, des champs à perte de vue, des armes, tout ce qu'il faut pour n'avoir besoin de personne. Je me dis que ce sera peut-être compliqué de s'allier quand nous, n'avions rien à offrir sauf de la place et de la main d'œuvre.
- Moi, Gregory. Tu as besoin de rester ici quelque jours ? On peut te prêter une caravane.
- En vérité, je venais pour autre chose, une alliance...
- Une alliance ? Qu'a tu à offrir ?
- Je ne propose pas un échange, une alliance entre nos groupes. On a beaucoup de place chez nous pour accueillir du monde, on peut vous envoyer du pain, car on fait du blé...
- On n'a besoin de rien ici.
- Vous n'avez pas d'amis, hors de votre camp. Des gens prêts à se battre pour vous.
Un blanc s'installe avant qu'il ne sourit et pose ses coudes sur son bureau en bois.
- Tu es ambitieuse, tu sais.
- On a une église et un prêtre. On peut organiser des messes.
- Je vais y réfléchir. Tu sais quoi ? Faisons ça. Toi et moi, restons en contact. Une alliance amicale vaut mieux que des ennemis, pas vrai ?
- Tout à fait.
.....
Mains serrées et accord accepté, j'étais déjà sortie d'ici, une petite gourde d'eau offerte gentiment en cadeau de bienvenue. Je marchais le long de ce chemin de terre qui surplombait leurs champs. Cette alliance était une aubaine, le début de quelque chose de beau qui me redonnait de l'espoir.
Je commence à voir le bout du tunnel, me disant que je pouvais potentiellement retourner en forêt, pour ne plus être si... A découvert. Mes pensées se vident peu à peu et je pense à ce que disait Judith dans mon rêve... Elle avait raison, personne n'est parfait, j'étais dure avec moi-même... Ce bol d'air frais m'avait mise en danger, juste pour me vider la tête. J'aurais dû... En parler... Au lieu de fuir comme ça. Mais maintenant que c'est fait, je vais prendre la route, rentrer chez moi petit à petit.
Je ne sais pas combien de temps, j'ai marché, mais il est déjà le milieu de journée et jamais, je n'arriverais avant la nuit à ce rythme... Je sentais la fatigue me prendre légèrement, il faut dire, mon expédition était beaucoup pour une seule personne de ma taille...
"RAAAAAH !" (nda: pardon, j'essaie au mieux pour les bruitages, eheh)
J'entendis un mêlé de râles de zombies venir de tous les côtés. Putain, c'est pas vrai ! Je me mets à courir vers là où je suppose qu'il y a le moins de rôdeurs et ne m'arrête plus.
Je ne pouvais pas ramener ça chez moi.
Je courrai, depuis longtemps, à en perdre l'haleine, jusqu'à ce que mes jambes lâchent contre une racine et que je me rétame au sol.
- AAAAHHHHHH.....
C'était clairement un hurlement de rage, même pas que je me sois faite mal. C'est... Toute ma peine qui sortait, provoquant une foulée de larmes... Je me relève un peu plus tard, réalisant que mes fringues étaient déchirées, que j'étais en sang.... Heureusement, j'avais probablement éloigné les zombies de moi. Et de ma destination. Je sors ma boussole, essuie mes larmes sur mon visage couvert de taches de sang et regarde la direction à suivre. Soufflant un bon coup, je prends les dernières forces qu'il me reste et marche sans m'arrêter une seule fois.
Il faisait presque nuit à en déduire par le soleil qui déclinait quand je décide de m'arrêter sur cette grande route pour poser mon sac à terre. Je voulais sortir ma lampe torche avant la nuit et finir ma gourde. J'étais épuisée...
Mais, ce n'était pas si simple, hein ? Un rôdeur sort de nulle part alors que je réalise que je suis devant les portes de chez moi...
Je le pousse violemment et le plante, lui m'embarquant dans sa chute à terre.
J'entends vaguement crier en arrière-plan. Moi, je suis à bout de souffle, d'énergie, de volonté. Il m'écrase de tout son poids, même bien mort, il pèse. Les minutes passent, les cris semblent se disputer, et moi... Je me battais pour pousser cette chose.
Océane, tu ne vas pas abandonner si près du but.
Je grogne légèrement et donne un coup de pied au rôdeur qui se pousse de mon chemin. Je me relève doucement, de mon air noir renfermé, et je reprends mon sac à dos. Une ombre sort de la forêt, je t'ai vu. Sans même regarder, je reprends ma route vers la porte, l'air fixé dessus. Ça m'a gonflé, cette histoire de chutes. (elle avait peut-être les lacets défaits, qui sait)
Je plante la machette dans le crâne de l'ombre qui approchait, sans lui adresser le moindre regard, puis viens toquer au portail, avec le manche de ma machette, en silence.
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The Running Dead
FanficTriangle amoureux Daryl x OC x Randall. Fanfiction / Trigger warning violence, zombies, sang. Histoire reprise de The Walking Dead. Un virus mortel transforme les humains en zombies... Le monde est désormais aux morts et aux malhonn...
