Nous sommes en fin d'après midi, quand avec Daryl, nous interrogeons Randall, qui séjourne désormais dans un cagibi, derrière la grange. Il était attaché et dans le noir, avec seule lumière les quelques filets traversant les planches abimées servant de murs. Je me baisse, cela faisais déjà une bonne demi-heure qu'il chouinait et j'en pouvais plus. Je le regarde fixement puis, me dis qu'un peu de provocation ne fera pas de mal. J'esquisse un sourire en coin et regarde derrière moi, Daryl, debout et lui lance d'une voix presque mielleuse :
- J'aime bien quand tu t'énerves, tu sais...
J'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur et qu'il comprendra. Je ne suis pas en train de le draguer hein, on a autre chose à faire.
Il me regarde d'un air presque fier et fixe ensuite Randall d'un air morbide.
- Je suis plutôt contente qu'on soit seuls ici... Je réponds.
Randall me fixe l'air surpris et bégaye :
- P-P... Pourquoi ?
- Tu as dit à Daryl que tu avais peur de moi ? Je continue en me relevant. C'était une question.
Je me tourne vers Daryl et lui demande du regard son couteau à la taille. Il me le prête et je lui fis un clin d'œil pour qu'il comprenne mon manège, et je me baisse en jouant avec l'arme en main.
- Je veux dire... Je souris. C'est peux être parce que je tiens son arme... Je lève les yeux vers Daryl et lui rends son arme.
Je me jette sur Randall, fatiguée de tout ça et saisi son col, lui demande alors une dernière fois avec un air furieux :
- Arrête de nous prendre pour des cons merde ! Combien vous êtes ?
Randall sursaute et lâche un cri de surprise en me voyant lui sauter dessus. Je reste comme ça, le fixant méchamment. Il finit par céder et nous dire qu'il connait à peines ses hommes. Ils sont 30 en tout et leur camp change très régulièrement de place, donc impossible de les localiser... Je le lâche contre le mur et me relève. Je fis face à Daryl, l'air interrogateur et le prends à part.
Je lui demande ce qu'on a besoin de savoir d'autre, n'ayant pas l'habitude de ce genre d'activité. Il me répond que même si je suis plutôt maligne, il n'en dira pas plus si facilement. Je lui adresse un sourire et lui demande de me faire confiance. Après s'être concertés deux minutes, je reviens vers Randall accompagné de Daryl et je fixe le mur. Je sais que Randall me regarde.
- Je ne peux pas me décider, est-ce que tu dois vivre ou mourir ? Je peux te brûler, ou te découper avec son couteau, morceau par morceau... - D'une voix blasée et l'air pensif.
- Non, non ! Ok, ok, qu'est-ce que tu veux de plus ? Me répond Randall, paniqué.
- Dis-m'en plus, leurs armements, leurs manières de faire... Sinon, tu peux aussi me prêter l'un de tes yeux, je les découperais avec délicatesse, je te le jure... Je réponds d'un ton très sérieux. La manipulation me plaisait bien, finalement. À des fins juste, bien sûr...
- Ok ! Ok ! Ils ont des armes, de la grosse artillerie. Des automatiques, sauf moi, moi,je n'en ai pas... Me répond Randall.
-T'es une mauviette, je le sais que t'as pas d'armes, je rigole. Continue... je t'en pris, mon grand.
Il semble tellement surpris qu'il ne réfléchissait pas à ce qu'il disait. Il pensait que je lui faisais confiance et il déballait tout.
- Je ne nie pas... Ces types m'ont pris sous leur aile. Il y a tout un groupe avec eux, des femmes et des enfants aussi... Je me suis dit que j'aurais plus de chance de m'en sortir en les rejoignant. Les autres, ils... Ils partent souvent en vadrouille... Un soir, on est, on est tombé sur un petit campement. Il y avait juste un homme et ses filles... Des ados, elles étaient deux. Très jeunes, très mignonnes...
Je me relève en sentant le vent tourner et je sens Daryl se crisper à côté de moi. Randall continue de parler pendant ce temps :
- Les gars ont forcé le père à les regarder. Et quand c'était fini, ils l'ont même pas tué... Ils l'ont juste forcé à regarder, à regarder ses filles... Ils l'ont laissé là, comme ça... Non mais moi, j'ai pas touché ces filles ! J'ai rien fais avec elle... Non, non, je vous jure ! Je les ai pas touchées !
Daryl pose sa main sur mon épaule et me recule fermement pour prendre place devant moi, d'un ton protecteur envers moi, il lance à Randall :
- Quoi?!
Daryl donne un coup de pied à Randall, enragé. Je tiens son bras et lui supplie de se calmer. (Ca marche pas, en vrai.)
- Pitié ! J'ai pas tué de filles ! Je suis pas comme ça ! Je suis pas comme ça... Pitié ! Pitié, vous devez me croire ! Je n'avais pas le choix que de fermer les yeux ! C'était ma vie, ou... Dis Randall, paniqué à nouveau.
- Ta gueule, tu ne vois pas que ça aidera pas!! Je lui réponds, nerveuse.
Je prends Daryl par le bras et le force à sortir, avant qu'il ne défigure le pauvre homme. Une fois enfermé, je l'éloigne du cagibi et dis alors à Daryl mon ressenti. Cet homme, a un groupe dangereux, mais lui ne l'est pas, il est loin du Shane manipulateur et il tremble au moindre geste... Si on le tue et qu'ils reviennent, on est mort... S'il est en vie, ma foi, on a une chance. Daryl ne semble pas totalement contre sauf qu'il doute du côté sympathique du garçon...
Nous réunissons tout notre groupe pour faire un rapport et c'est Daryl qui prit la parole, dehors, dans notre camp :
- C'est pas des rigolos, il y a 30 hommes armés, qui n'ont pas de base fixe, qui peuvent nous tomber dessus s'ils nous trouvent. Nous, on meurt et les filles, passeront un sale quart d'heure.
- Que fait-on, alors ? Demande Lori.
- Il a tiré sur Océane ! Dis Glenn.
- Personne ne l'approche. Dis Rick.
Leurs discussions n'en finissent plus et je n'arrive pas à en placer une alors, je sors mon arme et tire une balle en l'air. Carole pousse un cri de surprise et moi, furieuse, je peux enfin l'ouvrir.
- On m'écoute ? Merci. Ce mec, n'est pas un danger, c'est une poule mouillée, il veut juste survivre, je suis sûre qu'il serait prêt à lécher les pieds de tout le monde pour avoir une chance... De plus, je regarde Rick, s'ils se pointent le chercher, et qu'il est mort, nous aussi. S'il est en vie, on a peut-être une monnaie d'échange... Mais comme ils ne sont même pas restés pour l'aider en ville, ça m'étonne qu'ils reviennent.
- On ne va pas tuer ce gamin, Rick ? Je suis totalement d'accord avec elle, il est jeune, il peut apprendre ! Dis Dale.
- J'y ai pensé toute la nuit, l'affaire est close. Dis Rick en s'éloignant de nous.
Il déconne ?
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The Running Dead
FanficTriangle amoureux Daryl x OC x Randall. Fanfiction / Trigger warning violence, zombies, sang. Histoire reprise de The Walking Dead. Un virus mortel transforme les humains en zombies... Le monde est désormais aux morts et aux malhonn...
