114. Du relâchement ?

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Précédemment...

- Laisse le parler, tu vaux mieux que ça. Me confie Glenn.

....

Je le regarde et esquisse un léger sourire, celui de la fille fatiguée, qui n'est clairement pas loin de lâcher la rampe et de sauter la tête la première. Il s'approche de moi et souris, me prenant le plus doucement possible dans ses bras pour me calmer un peu. Je relâche doucement la pression et apprécie un peu de moment de paix.

- Je t'aime. 

- Moi aussi, petite sœur. 

Nous retournons peu après nous asseoir et je demande son verdict au shérif. Nous discutons un moment et apprenons que Daryl est rentré plus tard à cause d'un groupe de brigands, qui ont été réduits en bouillie.

- On doit renvoyer Shane dehors. Dit Rick, un autre de nos désaccords.

- Je ne crois pas que ce soit la bonne solution. Il peut servir, et d'autant plus si d'autres bandits approchent de nos terres.

- On n'a pas besoin de lui, il est instable.

- Rick, je me tourne vers lui,
si on le met dehors, Morgan part aussi.

Il se tend aussi, prenant un air dépité alors qu'autour de la table tout le monde reste muet. Je reprends la parole :

- Si on garde Morgan, on garde Shane, on a qu'à les consigner chez eux et ne les laisser sortir qu'avec d'autres personnes pour voir si on peut leur faire confiance ou non ? La première erreur, on refera un vote.

- On ne peut pas laisser de gens dangereux en ville, ni dehors, lâche Maggie.

- Dans ce cas, on les enferme, dans la prison. Lâche Daryl.

- Soit. Lâche vaguement Rick. D'accord.

Une fois que tout le monde fut tombé d'accord sur cette option, je laisse le libre choix à Rick d'aller leur annoncer pendant que je reste à l'intérieur avec Maggie et les autres. Je leur dis alors que j'ai l'intention d'aller faire un tour et que je compte donner ma radio à réparer à Eugène, car elle est en panne. 

Une fois le chemin fait, je me rends dans la salle où Eugène travaille encore sur divers bidules, et lui donne ma radio. Je lui explique qu'elle ne marche pas dans les deux sens : envoi et réception. 

Je marche un petit moment dans la ville avant de tomber sur le jardin qui avait bien besoin d'un peu d'eau. Je saisis le seau de ma main de libre et va vers le puits d'eau. Mais, alors que j'allais essayer d'accrocher le seau, je n'arrive à rien faire avec une seule main. Je lance le seau au sol en rageant :

- MERDE !

Lorsque je me tourne, je vois une main faire un petit passage entre les taules du mur. Je m'y précipite et tape avec mon pied. Puis alors que le rôdeur de l'autre côté tape, je me colle au bout de ferraille pour le maintenir en place avant de crier :

- IL Y A UNE FAILLE ! APPELEZ UN GARDE ! 

Je restais le plus solidement possible collé à la paroi, ne pouvant rien faire de plus que de retarder son entrée. La pression monte et je me prends de plus en plus de coups de ferraille dans le dos. 

Au loin, je vois Daryl arriver en courant vers moi et me demander, d'un mouvement de la tête, de me pousser. Je m'exécute et le laisse régler son compte au rôdeur avant d'appeler avec sa radio les constructeurs sur le potager pour combler la faille. Il se tourne vers moi et lâche un vulgaire "hmpf" avant de saisir mon seul bras de libre et me traîner, je ne sais où encore.

- Tu 'dois pas rester seule sans radio ni avec ton bras fou.  

Je baisse la tête, je n'allais sûrement pas me laisser faire et encore moins devenir un poids pour quelqu'un.  Il m'entraîne vers la maison qui m'abrite depuis quelque temps et rentre. Il dépose ses affaires dans la cuisine où Doc est seul.

- Je ne veux pas.

- Mais si, tu veux, souris Doc.

Je soupire et supplie Daryl du regard de ne pas me faire ça. Alors que Daryl s'assoit sur un tabouret, je ne comprends pas ce qu'il se passe. Soudainement, Doc prend la parole et explique qu'il organise une petite fête ce soir pour le retour des raiders et parce que, selon lui "il faut apprendre à vivre un peu parfois et à boire". (La voilà, l'influence)

Je fronce les sourcils et demande alors :

- Mais, et donc ?

- Toi et Daryl allaient m'aider à l'organiser, ici, dans cette maison. Tout le monde est au courant on n'peut plus se cacher !

Je regarde Daryl qui n'avait pas l'air ravi et m'assois à côté de lui. On était donc là pour... Préparer une fête.

- D'accord, si tu le dis.

- Moi, je cuisine, et, toi Océ, tu me donnes des recettes. Toi, Daryl, tu décores. Tout est dans le placard du fond du salon !

"Génial", râle Daryl en se levant après moi. Je vais voir ce placard, mais réalise que le livre de recette est tout en haut et que je ne peux pas l'atteindre. 

- 'Ttends. 

Daryl dressé derrière moi se dépêche de choper le livre et me le donner pour avoir accès aux décos pendant que je fais autre chose. Feuilletant le livre sur le comptoir de la cuisine, je réalise qu'il s'agit de recettes écrites à la main et toutes par une dite "D".

- Donna... Je soupire.

Alors que je commence à décrire à Doc tout ce qu'il nous est possible de faire avec ce qu'on a, Daryl hausse la voix :

- Eh, j'comprends pas. Des guirlandes, ça s'accroche où putain ? 

- Il doit y avoir des crochets à poser au mur. 

Après l'avoir aiguillé plusieurs fois, j'aide à nouveau Doc à la cuisine et passa un bon moment à échanger avec les deux hommes jusqu'à presque oublier tous mes ennuis. 

Une fête, c'était une bonne idée pour détendre tout le monde, oublier les tensions et surtout pour passer à autre chose après l'attaque. J'allais retrouver tous mes amis, ce soir, c'était sûr et certain, même. 

J'étais impressionnée par la faculté de Daryl à s'adapter. Il avait l'air de détester faire de la déco, mais il le faisait très bien. Et putain, je vais boire ce soir.

The Running DeadOù les histoires vivent. Découvrez maintenant