44. Les fillettes.

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Et nous étions seulement dans le couloir, quand les rôdeurs nous ont attaqués en masse... Alors que les deux derniers se font entendre, Rick tue l'un d'eux au crâne et le second, près de Big-Tiny, l'un des prisonniers, le mort à l'épaule. C'était déjà fini pour celui-là.  Je pose ma main à ma hanche, là où mon pistolet est dissimulé, par pure précaution.

Rick regarde la blessure de l'homme qui essaie de le convaincre tant bien que mal. Je m'approche des deux hommes et indique à Rick à voix basse : 

- On ne peut rien couper, il est foutu. 

- Désolé mon vieux. Réponds Rick.

- Mais ! T'as bien coupé la jambe du vieux, non ? Dit Alex. 

- Une jambe, ça se coupe. Tu veux inciser son épaule ? Je réponds vivement. 

Alors que tous les prisonniers essaient de convaincre Rick, cela crée un brouhaha sans fin, que Tomas, le chef de leur groupe de mauviette, coupe net en tirant dans la tête de Big Tiny. 

Je laisse échapper un cri de surprise, alors que Rick m'enveloppe par réflexe de ses bras, pour me protéger. Tomas s'avance vers le cadavre et le frappe sans fin au visage. Terrifiée par la scène, sur le moment, je reste contre Rick, immobile et raide. J'étais en sécurité dans ses bras, je me sentais à l'aise et surtout, Rick était mon meilleur ami, j'avais confiance en lui et je savais qu'il me protègerait coute que coute. Je ne tarde pas à me calmer, enfermée dans les bras musclés du shérif et, lui demander de me relâcher. 

- T'es cinglé ? Dit Rick, à Tomas. 

Tomas ne répond pas et s'en va de ce pas vers la suite du couloir. Il est complètement atteint.

Après nous être remis de nos émotions, nous avions repris notre chemin dans le calme le plus absolu. (mais pas moins tendus) Arrivés dans une laverie ouverte et surtout vide de tout habitant, Daryl y trouve les clés, accrochés au mur près d'une porte. Il lance les clés à Tomas et s'éloigne de ladite porte en question, prêt à tirer. Tomas annonce alors, qu'il ne veut pas ouvrir cette porte parce que, sois-disant, il n'en a pas envie.  Rick l'y force, expliquant qu'un bloc ça ne se nettoie pas en un claquement de doigt et que c'est lui qui allait s'y coller. 

Plus tôt, nous avions décidé entre nous, qu'au prochain dérapage, l'accusé serait abattu. Ces hommes sont violents, entre les meurtriers et les mauviettes...  Rick lui indique de n'ouvrir qu'une porte sur deux pour garder un certain contrôle sur les zombies tapant déjà contre les parois, de l'autre côté. 

- Vous êtes prêtes les filles ? Demande Tomas en me regardant.

Je le foudroie du regard et serre ma machette dans la main, fermement, en gardant le contact visuel avec cet enfoiré, pour lui montrer que la fille l'emmerde. Le karma le rattrape alors, puisque l'homme, comme il le dit si bien, n'arrive pas à ouvrir la porte, pourtant déverrouillée à l'instant. Puis alors, il ouvre les deux portes accidentellement et nous sortons tous nos flingues pour pouvoir en venir à bout.  Alors que nous tirions, Tomas abat un zombie devant mes yeux et en pousse un autre sur Rick qui, désemparé, tombe au sol. Rapidement, je me colle à Daryl par sécurité et tire sur le rôdeur qui embête Rick.

Dans la foulée, j'entends Rick me remercier et me recule pour viser Tomas, alors que l'assaut se termine.

- Je t'ai vu faire exprès. Je dis fermement à Tomas. 

- Il s'est jeté sur moi, poulette. Dit Tomas 

- C'est ça. Désolé Rick, mais les mecs comme ça, je les supporte plus. Je réponds en tirant sur Tomas.  Patience : 0, Océ : 1. 

Tomas s'effondre, mort, au sol et moi, je vise les autres prisonniers un par un, ce ne sont que les plus peureux qui sont encore en vie, sauf l'autre, crâne rasé. Un genre de Merle Bis, en plus lent du cerveau. 

- Le PROCHAIN qui me donne un surnom ou qui OSE l'ouvrir, toucher l'un d'entre nous pour le recoiffer, je le vise entre les deux yeux putain ! Je réponds énervée. 

L'un des prisonniers s'écrie "Nooon!" et s'enfuie. Rick part en courant à sa poursuite, pendant que moi, je vise toujours Alex et Oscar qui gémissent de peur. Randall s'approche et me chuchote de poser mon arme.

- Ta gueule. Je les supporte plus.  Je réponds énervée.

 Randall, surpris, regarde Daryl... T-Dog partait garder la porte... Daryl s'approche de moi et vise également les deux hommes avec son arbalète. 

- Eh mec, au lieu de la draguer, tu devrais essayer de la calmer, pffff... Dit Daryl à Randall.

Randall me recule en me prenant par la taille et baisse mon arme de ses deux mains pendant que j'entends Daryl ordonner aux deux prisonniers :

- Vous deux, mettez-vous à genoux tant qu'on peut la maîtriser, vous l'avez énervée putain et moi aussi !

- On n'a rien à voir avec ce qui vient d'arriver ! Oscar, allez, dis-leur ! Ne la laisse pas nous tuer ! Dit Alex. 

- Ferme là. Dit Oscar. 

Nous avions attendu le retour de Rick qui nous annonce que le fuyard est bel et bien mort. Ensuite, celui-ci, autant remonté que moi un peu plus tôt, pointe son arme, sur les deux restants et nous dit  :

- On va en finir maintenant. 

- Non, non, ne tirez pas ! On n'a rien à voir avec ces mecs-là !  Je le jure devant dieux ! Ce sont des meurtriers, mais nous non ! On est des abrutis, des prisonniers de bas étage nous !  Dit Alex, paniqué. 

- Et toi ? Demande Rick à Oscar. 

-  J'ai jamais supplié personne de ma vie. C'est pas aujourd'hui que je vais commencer. Alors fais ce que t'a à faire. Répond-il.

C'était de l'égoïsme au sens pur, de la masculinité pure et dure, mais il ne renfermait rien de bien méchant au fond, comme l'autre roux, mauviette. 

- Ah ouais, tu ne supplies personne toi ? Je réponds en approchant, arme pointée sur lui. 

Je pose mon arme sur sa tempe et saisis son col, voulant tester les limites de cet homme, sous les yeux ébahis de tout le monde. 

The Running DeadOù les histoires vivent. Découvrez maintenant