Alors que je venais de lui demander de l'aide, je l'entends approcher silencieusement de moi. Il soupire et commence à descendre la fermeture de ma robe, alors que moi, je tiens mes cheveux de mon seul bras de valide. Une fois en sous-vêtements, je relâche mes cheveux et ramasse la robe tombée au sol.
- Merci.
- Il sais pas c'qu'il perds, ce con.
Je reste là, dos à lui, bouche bée. Pardon ? Je paniquais légèrement à l'idée d'avoir bien compris le sens de la phrase sortie de la bouche de Daryl. J'enfile un tee-shirt en vitesse, laissant la robe tomber à nouveau au sol par accident.
- Un problème ? Lance-t-il.
- Non. Juste, je sais pas... C'est quoi le but ?
- J'dis la vérité, moi !
- Oh, t'es sûr ?
Je me retourne, pour ramasser la robe, qui n'était plus au sol, mais dans les mains de Daryl, qui l'envoie valser sur une chaise. Est-ce qu'il s'amusait avec moi, là ?
- Certain, chieuse.
- Moi ? Chieuse ?
Je m'approche dangereusement de lui, déterminer à lui faire cracher le morceau. Il reste là, fermement sur ses deux jambes, l'air amusé. Au lieu de me repousser, il me regarde approcher de haut en bas et attrape mon poignet. Je le regarde, sans vraiment me douter de ce qu'il pouvait se passer et lui ris au nez.
- T'es une putain de chieuse.
Il approche son visage et me fixe dans les yeux. J'avais pris ça comme un air de défi, mais, je ne m'attendais pas à la suite.
- Mais c'est ça que j'aime chez toi. T'es solide.
Je souris doucement, ne le lâchant pas des yeux. Je savais ses compliments sincères, honnêtes et tout ce que l'on peut en penser de positif. Daryl n'aimait pas en dire, et il n'était pas doué non plus. Mais quand il le fait, c'est pour de vrai.
- Je crois que je ne pourrais pas dire ce que j'aime chez toi.
Il me regarde comme s'il était vexé ou qu'il n'avait pas bien compris. Bon, je n'étais peut-être pas douée non plus, en fin de compte.
- Parce que je ne saurai pas choisir une seule chose.
- Prends pas trop la confiance, hein.
Je ris doucement et me dirige vers le lit en lui lâchant un "C'est ça ! Tu l'as cherché !". Il semble me suivre en râlant :
- Moi ? N'importe quoi.
Alors que je m'assois sur le lit (les joues rouges parce qu'évidemment là, je capte tout), et le regarde, il me détaille de haut en bas. Décidément, il était bizarre. Il grogne un "putain, fais chier" et se penche sur moi, finissant donc allongés sur le lit, je le fixe, surprise. Mon cœur battait la chamade et je mis un certain temps à réaliser pourquoi.
On était si proche, mais il ne semblait rien faire de plus. Je pose mes mains sur ses joues et le regarde. Il fixait mes lèvres, mais n'agissait pas. Moi aussi, j'en avais envie, Dixon. Et si tu ne le faisais pas, c'est moi qui allais le faire.
Voyant qu'il hésite, je me lance et dépose un chaste baiser sur ses lèvres, qu'il me rend. C'était bref, mais je crois que c'était sincère aussi. J'avais un peu de mal à suivre pour le moment, c'était si soudain... Et peut-être trop pour lui qui se recule largement du lit.
- Allez, dors.
Il me lâche, en allant s'assoir dans un coin de la pièce. Putain ! Il espère que je dorme avec ça ? Je me glisse dans les couvertures et malgré tout m'endors immédiatement.
Le lendemain matin, à l'aube, je fus réveillée par de légers bruits de draps, qui me firent légèrement sursauter. Les yeux grands ouverts, mais très peu réveillée, je ne comprends pas. J'étais recouverte de toutes les couvertures alors que la veille, je ne les avais pas. Lorsque je tourne la tête, je vois Daryl se rassoir sur la chaise qui contenait ma robe la veille. Je me redresse et penche légèrement la tête avant de demander :
- T'es resté là ?
- Ca t'dérange ?
Je souris légèrement, tout juste capable de répondre "non" quand les souvenirs de la veille me reviennent. Il allait m'en falloir du courage pour assumer la journée à venir, et toutes les autres, je crois... (et surtout, je suis déjà rouge)
Je sors du lit et regarde autour de moi, me grattant légèrement l'arrière de la nuque. Par quoi commencer ?
- On a du boulot aujourd'hui, mais tu dois r'passer voir la doc'. Me répond Daryl sans même le savoir.
Les cachets ! Dans la précipitation, j'avais oublié de les prendre avant de dormir. Je n'ai pas eu tant mal que ça ? Je hoche la tête en guise de réponse et me dirige vers mes affaires déposées sur la table de nuit et prends le dernier cachet de la boite.
Puis, une fois habillée, nous descendons au salon où 10k déjeunait déjà. Je le salue et souris doucement en voyant le lait sur la table. Ça m'avait manqué, un bol de lait...
- J'peut te dire bonjour sans me faire attaquer par tes potes, Océ ? Demande 10k.
- J'suis pas l'autre, moi. Réponds Daryl, qui n'en loupe pas une pour descendre Randall en son absence.
Je m'assois près de la cuisine, sur l'un des tabourets alors que quelqu'un dévale les escaliers. Les restes de la veille étaient à nettoyer...Doc' debout et saluant la population de la maisonnée, s'exclame :
- Et bonjour ! Oh la vache, on n'a pas déconné hier la veille. Bon heureusement que je vais demander de l'aide tout à l'heure, pour ranger.
Il regarde en notre direction et souris en coin :
- T'es resté là, Dixon ?
- Hmpf.
10k coupe court à la conversation, après avoir jeté un œil complice à Doc', que sur le moment, je crois très bien comprendre. Trop occupée à boire et rougir pour répondre, je laisse courir.
- Je dois partir avant que Randall ne vienne me chercher. Déjà qu'il m'aime pas beaucoup...
J'avais oublié ce détail... Il passait par ici pour rentrer chez lui. Je ne fis qu'une gorgée de mon lait et regarde Daryl, lâchant d'un ton neutre :
- On va y aller aussi, j'ai autre chose à faire que d'le croiser en ce moment.
- OUF ! Ca a l'air d'aller bien entre vous deux. Rigole Doc', fusillé du regard par Daryl.
- On voit vite le vrai visage des gens. Réponds Daryl, qui encore une fois n'en loupe pas une.
- C'est le nounours qui parle ? Lâche 10k en partant de la maison.
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The Running Dead
FanfictionTriangle amoureux Daryl x OC x Randall. Fanfiction / Trigger warning violence, zombies, sang. Histoire reprise de The Walking Dead. Un virus mortel transforme les humains en zombies... Le monde est désormais aux morts et aux malhonn...
