Les habitants de la ville d'Agrabah,
avaient lâché des lanternes volantes, en l'honneur de mes seize ans.
Chaques années c'était le même spectacle mais je ne m'en lassais jamais, je les regardais monter de plus en plus haut vers le ciel étoilé,
c'était tout simplement magnifique.
Exceptionellement,
un muezzin se mettait à chanter des chansons en arabe,
et c'était sous ses chants
que je trouvais le sommeil.
[...]
J'aimais nos petits-déjeuner
en famille,
rien que Père, Mère, Asmar et moi.
Notre jardin comportait plus d'une trentaine de fleurs d'espèces différentes.
Un jardin comparable au jardin d'Éden, aucuns de nos arbres produisaient des fruits amères, bien au contraire les fruits étaient sucullent, sucrés et procuraient, tellement de délice que nous le gardions en bouche,
jusqu'à ce qu'ils y fondent.
Cela fesait deux jours que
je n'avais pas revus Asmar,
et lors de son retour hier,
j'avais appris qu'il avait été blessé.
Lui et moi, étions très fusionel,
parfois on nous appellait
" Les jumeaux ", le revoir en chaire et en os, me procurra une grande joie.
Malheurement,
je remarqua que son doux visage avait été légerement abîmer,
sa joue gauche contenait une cicatrice voyante à vue d'oeil,
elle allait lui rester à vie,
mais Allah avait épargné
sa beauté.
Je savais que mentalalement,
Père n'était pas totalement présent, et j'en connaissais la cause, d'ailleurs je ne supportais pas de faire des choses dans son dos,
comme je ne supportais pas qu'il refuse de me dire des choses.
Habituellement,
Asmar et moi, allions nous recueillir près de la fontaine,
une fontaine au fond du jardin,
à l'abris des regards, et nous, nous fesions des confidences.
Il savait que ses activités d'homme, m'intéressait,
parfois il m'apprenait à magner une nimcha, et me racontait les nouvelles du jour.
Mais, cette fois-ci, il ne s'était pas pointé à notre point de rendez-vous, et au bout de vingt minutes, lassée d'attendre,
j'étais rentrée dans le Palais et c'était sur le chemin, que je l'avais aperçu, il se bagarrait avec les autres hommes de son âge.
[...]
Le Palais était vaste,
il occupait plusieurs hectares de terres.
Il y avait la demeure familiale,
où Père, Mère, Asmar et moi, nous retrouvions entre famille.
Il y avait la partie réservée aux fêtes, puis une grande partie administratif :
C'est là où se réunissaient, tout les grands hommes de la ville, pour débattre.
C'était aussi une sorte de grande mairie, tout les dossiers des habitants de la ville y étaient,
les audiences étaient faîtes, ici, et même les mariages.
Et à quelques kilomètres, il y avait l'hôpital.
Et pour finir, il y avait les deux derniers grands bâtiments, un réservé aux femmes et l'autre aux hommes.
Mère était occupée, son état était semblable à celui de Père,
lors du petit-déjeuner.
Ils m'inquiètaient de plus en plus, mais je fesais mine de garder bonne figure.
Je rejoignais,
Alhem et les autres filles,
l'ambiance n'était pas aussi joyeuse que la veille ou
que les jours précédents.
Certes les filles étaient heureuses,
comme d'habitude, elles parlaient des hommes, et elles espéraient se faire rapidement épouser.
Géneralement,
c'était en compagnie d'Alhem
que je me moquais d'elles,
mais Alhem me paraissait,
non pas froide mais en retrait.
Je la connaissais par coeur,
nous avions grandis ensembles,
je savais quand il y avait quelque chose qui n'allait pas.
- Quel est ton problème, ma soeur ?
Elle m'attrapa la main, et m'entraîna dans un endroit,
où nous serions à l'abrit des regards et des mauvaises oreilles.
Alhem :
Nos pères, se sont embrouillés dans la nuit, après le couvre feu,
il est venu chez nous, et de ma chambre j'ai entendu leurs cris.
Oncle Ahmed était le père d'Ahlem,
je me rappellais de la réunion d'hier dans sa salle de travail,
ils étaient certe en désaccord, mais je n'imaginais pas que par la suite il y aurait un tel conflit.
- En connais-tu les causes ?
Alhem :
Il reprochait à ton père, d'être inconsciant et bien trop naïf,
il en est même venu à lui dire, qu'il nous menait tout droit vers la mort. Ensuite, ton père c'est énervé, lui reprochant de blasphèmer, et de manquer de respect non seulement à lui mais surtout à Dieu. Puis, ton père est parti en claquant la porte, et c'est tout.
Je comprenais que la situation était bien plus grave que je ne le pensais, Oncle Ahmed et Père étaient comme des frères,
même si en réalité il étaient cousins.
Néanmoins ils avaient un grand respect envers l'un et l'autre,
il était très rare qu'ils se disputent.
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AZMÏNAH
AvventuraTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
