Romance

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Arrivés en Turquie,
Hussman avait décidé que l'on changerait légèrement notre itinéraire, on prit la direction du sud pour faire escale à Antalya.

[...]

ANTALYA

Antalya, était une ville magnifique,
je l'appréciais encore plus,
parce qu'elle avait une plage,
elle donnait sur
la Mer Méditéranée.

Encore une attention d'Hussman,il avait compris que je commençais à me lasser, du désert, des longs terrains sablés quasi sans fin

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Encore une attention d'Hussman,
il avait compris que
je commençais à me lasser,
du désert, des longs terrains sablés quasi sans fin.
Il savait,
aussi que j'aimais bien
la Mer, alors nous logions dans une demeure turque dont la vue donnait sur la plage.

Hussman m'aimait et bien que
je laissais paraître le contraire,
je l'aimais aussi.

Certe il n'était pas parfait,
je ne l'étais pas non plus, mais avec nos imparfections, nos qualités et nos défauts,
nous, nous accordions bien.

Et puis,
il y avait le respect,
je le respectais comme
il me respectait, aussi.

Je prenais vraiment consciense des paroles de La Reine Nassïma,
j'étais vraiment chanceuse
de l'avoir comme époux.

Néanmoins,
je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable, même après
la prémonition de la guérisseuse.

Il m'offrait tout,
et excepté ma compagnie,
je ne lui offrais rien.
Je n'étais même pas capable de
lui donner un enfant.

Et si sa prémonition avait été fausse ?
Que ferait-il d'une épouse inféconde ?
Comment pourrais-je autrement honorer ma famille ?

Il serait dans l'obligation de me répudier, c'était certain, un homme ne pouvait pas rester indéfiniment sans héritier
ou héritière, c'était impossible.

Je contemplais cette vaste et magnifique vue, mais je n'en profitais pas assez,
mes pensées étaient bien
trop occupées.

Je pensais qu'il était avec les hommes de la troupe, qu'il mettait en place des stratégies.
Je pensais être seule dans la demeure, c'était pour cette raison que je m'étais permise de m'éffondrer ainsi, cela avait débuté par l'arrivée de simples larmes, puis les centilitres étaient devenus des litres,
j'étais même tombée au sol,
je ne tenais plus sur mes jambes,
le chagrin me déséquilibrait.

[...]

Hussman :
Azmïnah, qui y'a-t'il ?
Quelles sont les raisons de ton chagrin, tu t'es fais agressée ?

- Hussman, c'est rien.

En un regard,
il pouvait lire dans le miens,
ce qui me tracassait.

Il déposa un baiser sur mon front.

Hussman :
Tu n'es pas inféconde, cela ne fait qu'une année que nous sommes mariés, nous avons encore du temps devant nous.

- Le temps nous ait compté, Hussman.

Hussman :
Je ne te repudirais pas,
jamais tu m'entends ?

- Il va bien falloir que tu le fasse,
si il s'avère que je suis inféconde.

Il me secoua de toute ses forces,
comme pour me réveiller.

Hussman :
Ne dis pas une chose pareil,
regardes, comment, à toi toute seule, tu t'apportes malheur !

- Hussman, tu as vingt et un an,
maintenant... la plupart des hommes, sont déja pères.

Hussman :
Je ne suis pas la plupart des hommes, comme tu n'es pas comme toutes ses femmes.
Je suis Hussman et tu es Azmïnah.

- Regardes tout ce que tu m'offres, tandis que moi, je ne suis même pas capable d'enfanter.

Hussman :
Tu m'offres bien plus Azmïnah,
tu m'offres de l'amour,
tu es toi, et cela me suffit.

- Quel amour ?
T'ai-je déja dis que je t'aimais ?

Hussman :
Te l'ai-je déja dis à mon tour ?

Il trouvait toujours les bons mots,
il réussisait à me calmer,
comme toujours.

- J'ai tout de même peur, Hussman...

Hussman :
Il y a bien pire dans la vie,
Azmïnah.
Il est bien de tout prévoir pour ne pas être surpris, mais il n'est pas non plus forcément bon, de penser constamment à demain.

- Tu as raison, Hussman.

Il me regarda avec insistance,
pendant quelques secondes.

Hussman :
Qu'ai-je entendu ?

- Hum, et bien j'ai dis que tu avais raison.

Hussman :
Est-ce bien, toi, mon épouse,
Azmïnah l'arrogante ?

- J'hallucine, en plus tu te ventes !

Hussman :
Mais, il y a de quoi, ce n'est pas tout les jours que Madame, reconnait ses tords !

- Et bien, n'en profites pas trop,
parce-que, c'est pas tout les jours,
que je vais te le dire.

Hussman :
D'accord, alors, je vais en profiter.

Sans que je m'y attendais,
il me souleva, de la même manière que l'on soulèverait un sac à patate.

Au départ,
j'étais sereine, je pensais
qu'il allait me faire retomber
sur le lit comme d'habitude,
mais il détourna la chambre
et se dirigea vers
la porte arrière de la demeure.

La porte arrière qui menait directement à la mer.
Je ne pris pas lontemps pour comprendre ce qui lui passait
par la tête.
Je gigotais de gauche à droite,
mais il était plus résistant et
en quelques secondes,
je me retrouva toute tremper
de la tête aux pieds.

C'est l'un de nos plus beaux moments,
on se taquinait comme des enfants, on ne se rendait même plus compte du temps.

Ashemou et Trishna,
avaient été obligé de nous chercher, pour nous faire sortir
de l'eau,
Hussman devait parler affaire avec sa troupe,
tandis que moi, je retournais
à mes occupations habituelles,
rien de bien extraordinaire,
je n'étais pas en Inde, alors,
je n'avais pas vraiment de
grandes tâches à exécuter.

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