Questions sans réponses

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Instantanément,
j'avais demandé aux enfants de fermer leurs yeux,
je le sentais mal et je ne voulais pas qu'ils voient ce qu'il allait se passé.

Pendant que Rachid et les autres hommes de la troupe, se battaient pour assurer notre sécurité,
Nassïma sortît de la cabine,
j'allais répliqué et lui demander ce qu'elle fesait mais elle me lança un regard pleins d'instistance,
elle persistait sur le fait que je devais protéger les enfants.

Je ne la quitta pas des yeux,
et la voyais s'éloigner petit à petit,
puis soudain, un des hommes masqué lui empoigna brusquement les cheveux,
en les enroulant autour de son poignet.
Je voulus crier mais même sous la douleure, le regard de Nassïma
ne changeait pas, elle persistait,
son regard partait du miens puis se dirgieait vers ceux des enfants.

Cet homme masqué ou plutôt ce barbare, la traitait comme une moins que rien, il la trainait au sol comme on trainerait une bête sauvage, j'avais tellement mal au coeur, surtout lorsque je voyais leurs deux silhouettes s'éloignées de plus en plus.

Rachid et les hommes de la troupe bien trop occupés par le combat,
ne remarquèrent rien.

Les combats s'arrêtèrent et il était déja trop tard.

Je me sentais impuissante,
nous avions campé au même endroit durant deux jours,
et chaques heures dix hommes
de la troupe fesaient le tour des environs sans résultats.

Je ne priais plus mais implorais Allah, pour qu'il veille sur elle. Sans doute était-elle morte ?
Je n'en sais rien, mais qu'il veille sur elle, autant sur Terre qu'au Ciel.

Les enfants me posaient des questions, mais n'insistaient pas non plus, ce qui était surprenant pour des gamins de cinq ans,
je pense qu'ils comprirent qu'ils n'allaient pas la revoir de sitôt.

[...]

Nous navigions sur la Mer d'Oman, qui me paraissait si familière, à plusieures reprises j'avais navigué dessus,
tandis que pour les enfants,
c'était un moment fabuleux riche en découvertes, c'était la première fois qu'ils partaient pour un si long voyage et qu'ils prendraient
le bateau en mer et non en fleuve.

Et la première fois,
qu'ils iraient au Hedjaz.

Rachid se sentait coupable,
de ne pas avoir pu sauver la Reine Nassïma, tandis que moi j'étais toujours dans l'incompréhension de son geste :

Pourquoi avait-elle ouvert
la portière de la cabine ?

Nous le saurons sans doute
un jour, même si le plutôt sera
le mieux.

Néanmoins,
j'ai beaucoup appris de cette femme, c'est en partie grâce à elle, que je suis devenue une grande Reine et j'espère une bonne mère.

[...]

Il fesait nuit,
et mes pensées se dirigeaient
vers Asmar.

Qu'était-il devenu autant physiquement que mentalement,
tellement d'évènements :

* Le renversement du règne
de notre Père.

* Notre séparation brutale.

* La mort de notre Père.

* La trahison de notre Oncle.

S'en était assez pour changer
une personne,
et c'était le cas puisque j'avais littéralement changé alors
le devait aussi.

Je m'accorchais tout de même
à nos souvenirs, à notre enfance,
c'était une partie de moi,
une partie de nous.

Rachid :
Tu penses à ton frère ?

- Bien évidemement !

Son regard était pensif,
il regardait l'horizon, l'océan.

Rachid :
C'est un guerrier maintenant,
un homme.

- Mais, toujours et malgrès tout,
mon petit-frère.

Rachid :
Il doit avoir beaucoup changé,
tu n'as aucunes idées de ce qu'il a vécu...

- Peut m'importe !

Rachid :
Bien que frère et soeur, vous serez comme deux étrangers envers l'un et l'autre.

- Mon frère ne me sera jamais étranger !

Rachid :
Ne te voiles surtout pas la face Azmïnah !

- Tu n'es pas Dieu, tu n'as pas toujours raison !

Rachid :
Je n'ai pas non plus toujours tord..

AZMÏNAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant