Je sérrais mes dents pour
ne pas verser de larmes,
il ressemblait tellement à Père..
Je ne sais pas si vous pouvez comprendre ce que j'ai ressenti à ce moment là.
Ce n'était ni mon père ni mon frère et pourtant,
la seule pensée de revoir un membre de ma famille,
une autre personne qui m'avait vu grandir et qui avait comme premier réflexe de me prendre dans ses bras comme l'on prendrait,
un enfant,
m'avait fait ressentir une tel émotion..
Je me sentais redevenir moi,
l'ancienne Azmïnah, celle
que j'avais laissé à Agrabah,
elle était toujours présente.
Il ne me dissuadait pas de fondre en larme, au contraire,
lorsqu'il sentait mes larmes atterirent sur ses épaules, il me sérrait contre lui, encore plus fort.
Il me caressait le cheveux
et tournait et retournait mon poignet droit,
comme il aimait si bien le faire.
La dernière fois que nous,
nous étions vus,
j'étais agée de quatorze ans et maintenant, me voilà à nouveau devant lui,
à quelques jours de mon dix-septième anniversaire.
Ses yeux étaient levé vers le ciel,
il ne réalisait pas, il me resserait encore plus fort, et murmurait
des prières à mes oreilles.
Oncle Ashraf :
Azmïnah ma fille, suit-moi.
Il me sérrait la main,
comme si il avait peur qu'elle
lui échappe.
On est arrivé dans la cour de son palais, une énorme place, qui,
contrairement aux autres Palais,
était bien différente,
il y avait très peu de verdure,
mais le décort était tout de même impressionant.
Par la suite,
on c'était assid tout près d'une fontaine, il était ému,
son regard était neutre,
voir même vide.
À certains moment,
je le voyais partir, il regardait par exemple le sol pendant plusieures secondes voir même des minutes,
puis il reprenait conscience et
il embrassait mon poignet.
- Oncle Ashraf, que se passe-t-il ?
Ton regard est si vide.. tu m'as l'air perdu...
Soudainement,
il me prît dans ses bras,
et s'effondra à son tour.
Je ne connaissais pas la cause de son chagrin, je ne l'avais jamais vu ainsi.
- Oncle Ashraf, veux-tu que je te laisse, seul ?
Il attrapa à nouveau mon poignet,
et tournait sa tête en signe de négation.
- Oncle Ashraf, parles moi.
Je pouvais observer sur son torse,
les mouvements répétitifs d'un poumons entrein de gonfler
et de dégonfler.
Il embrassait mon poignet encore et encore, ses lèvres tremblaient.
C'est à ce moment,
que je pris peur, j'avais ce fameux présentiment.
Cet instinct,
qui me fesait comprendre qu'il s'était passé quelque chose, une chose boulversante voir même déchirante.
Il ravala une dernière fois sa salive, avant de prendre une respiration.
Oncle Ashraf :
Ma fille, oh Azmïnah Sultana !
- Oncle Ashraf, que se passe-t-il,
qu'est-ce qui te chagrine ?
Il embrassa mon poignet,
une dernière fois.
Oncle Ashraf :
Youssef.. ton père..
Mes jambes tremblaient,
mon coeur battait tellement vite,
mon souffle était rapide,
ma vue commençait à se brouiller.
Instictivement,
je m'étais levée,
j'entendais vaguement les cris d'Oncle Ashraf, il tentait de me retenir.
Mais il n'avait pas besoin d'en dire plus, j'avais eu comme cette confirmation,
confirmée par une voix intérieure.
Une chose là ce sent,
et même lorsque je pensais à lui,
il était à demi présent,
comme si sa présence se fesait plus légere,
je ne sais comment vous expliquez.
Ce lien que l'on a avec les membres de sa famille..
On peut être dans l'ignorance durant un certains temps,
mais face à l'évidence,
on le sait.
Youssef Chahid ibn Talib,
mon Père, n'était plus de ce monde,
Il est mort.
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AZMÏNAH
AdventureTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
