[...]
Deux femmes m'avaient prit sous leurs ailes, et m'avaient laver, habiller, et maquiller,
j'en fus surprise.
On me fit attendre dans un salon tout blanc, attendre, qui ? quoi ?
Je n'en avais aucune idée.
Une petite boîte noire,
produit une lumière rouge,
puis la voix d'Ahlem retentît.
" Tu voulais voir ton fils ?
Et bien tu vas le voir. "
Mes yeux commençaient à s'humidifier, mon coeur battait extrêmement vite, et mes mains devenaient moites.
" Subran'Allah"
c'était ce que je me disais intérieurement.
La porte de la pièce s'ouvra,
et c'était sans plus attendre, que je retira les talons que j'avais aux pieds et je me précipita vers lui,
pour le prendre dans mes bras.
Mais étonnamment, il resta de marbre, j'avais l'impression de serrer un arbre, mes mains l'enlaçaient, mais les siennes ne firent pas de même.
Je posais mes mains sur son visage, mais rien, aucune expression, je lui embrassa le front, mais toujours rien.
- Mon fils, Ziyad, pourquoi ne ressents tu rien.
Soudain, il retira mes mains, et s'écarta de moi.
Ziyad :
Que veux -tu que je ressente ?
J'ai cru recevoir une douche froide, comment ne pouvait-il rien ressentir ?
- Ziyad, ne me reconnais-tu pas ? Je suis ta mère.
Ziyad : Non.
Je n'en croyais pas mes oreilles.
Ziyad :
Non tu ne l'es plus,
tu ne l'as été que durant cinq années, puis tu es morte.
- Non, non, Ziyad c'est bien moi, je ne suis pas morte.
Ziyad :
Si à mes yeux tu es morte.
- Ya wouldi, que t'ont-ils fait ?
Ziyad :
Je vais partir, et tu n'as pas à me retenir, tel est ma décision, tu n'es personne pour choisir ma destinée.
- Non, Ziyad, tu vas mourir tu m'entends, ils te manipulent, eux même ne partent pas faire la guerre. Ils veulent juste ta mort.
Ziyad :
Je pars, défendre ma religion.
- C'est des barbares, ils te transformeront, ils violent des femmes, tuent des hommes et des enfants, des personnes âgées, ils ne sont pas humains.
Ziyad :
Ils ne tuent que les mécréants, tout ce que l'on fait c'est pour Allah.
Ce fut plus fort que moi, je lui décolla une giffle, tellement forte,
que le son y résonnait encore dans la pièce.
- Toutes les prières que j'ai faites, toutes les larmes que j'ai versé,
pour ne plus que mon ventre soit vide, Allah à exaucé mes souhaits,
j'ai mis au monde deux beaux fils,
et maintenant ils veulent me les retirer ? Jamais ! Ziyad ouvres les yeux !
Ziyad :
Demain j'aurai dix-sept ans, cela va faire douze ans que tu es sortît de ma vie.
- Je n'avais pas le choix, Ziyad, je n'avais pas le choix !
Ziyad :
Khalti Ahlem, m'a tout dit,
tu ne t'es pas gênée pour enfanté une seconde fois. Tu as abandonné tes fils, pour mettre au monde un autre enfant.
- " Khalti Ahlem", non mais c'est quoi ses conneries, as-tu perdu la tête ?! Ziyad, je t'expliquerai tout, mais rentre à la maison.
Ziyad :
Non, Yemma, Non ! il hurlait.
Sans s'en rendre compte,
il m'avait appelé "Maman",
il me reconnaissait indirectement.
Mais après cela il s'en alla,
je courais après lui pour le retenir, mais à la minute où il sortît de la pièce, les portes se refermèrent.
J'étais tombée au sol, j'hurlais, de toute mon âme, je cognais sur tout ce que je pouvais cogner,
j'avais tellement mal, je sentais un vide dans mon ventre, je me sentis sèche et pourtant je sentis de l'huile coulée de mon ventre,
elle tachait même le sol.
Pour une fois, je n'eux même plus la force, d'implorer Allah,
j'avais tellement mal, si mal,
je ne l'avais vu que quelques minutes, pourquoi me le retirer.
Il était si beau, si fort, c'était mon fils, Ziyad, mon Ziyad.
Ahlem entra dans la pièce,
profitant de ma faiblesse,
pour poser son talon sur mon front, pour ensuite, cracher juste à côté de mon corps.
Ahlem : Veni, vidi, vici !
[...]
" Réveilles-toi, Azmïnah, tout est fini, il ne faut pas que la petite te voit, ainsi. "
C'était Nassïma.
Elle sortît de nul part et sauta dans le lit, et m'enlaça.
Aynine : Yemma, tu m'as manqué !
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AZMÏNAH
AdventureTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
