À la minute où j'avais ouvert mes paupières,
mes douze servantes sautèrent
à mon cou pour me bichoner,
je n'avais même pas eu le temps de prendre une collation.
[...]
Il était assid à l'autre bout
de cette immense table.
Son regard était perçant mais peut-être pas assez,
puisqu'il ne m'avait pas impressioné.
Il me scrutait, et me regardait même de haut en bas, ce qui commençait très sincèrement à m'énerver.
- Donc, vous-êtes le célèbre
Hussman Afdal Soueïda.
Hussman :
Et vous êtes, la célèbre
Azmïnah Sultana Ruqalyah ibn Talib.
Je m'autorisais à le regarder
de travers,
comme il me l'avait fait.
Hussman :
Vous avez beaucoup de cullot, Mademoiselle.
- Tout comme vous, Monsieur.
En plus d'être malpoli, il était arrogant.
Ce ne serait surment pas son arrogance qui allait m'impressioner.
J'avais grandis avec
Père et Asmar,
qui étaient tout deux,
mille fois plus arrogant,
que lui.
Hussman :
Je suis déçu, je vous pensais mille fois plus belle,
vous ne ressemblez pas vraiment à votre mère.
Disait-il avec un ton mesquin.
- Heureusement qu'Ashemou,
ne m'avait pas montré un portrait de vous durant le voyage, parce-que sinon je peux vous garantir
que j'aurais rebroussé chemin.
Hussman :
Alors, nous sommes tout les
deux déçus.
- Comme, c'est triste.
Hussman :
Si je vous déçois tant, rendez moi, mon tigre et retournez chez vous.
Il gardait son ton mesquin,
qui commençait à m'énerver.
- Ne connaissez-vous pas, le diction : Donner c'est donner, reprendre c'est voler ?
Disais-je à mon tour avec
un ton similaire au sien.
Hussman :
Je vois que vous avez du répondant, Azmïnah.
- Je vois que vous êtes arrogant,
Hussman.
Il se mît à rire,
et quitta sa chaise,
pour s'installer sur une chaise plus proche de la mienne.
Hussman :
Alors, c'est à ça que ressemble les femmes du Hedjaz ou bien vous faîtes tâches ?
J'étais restée bouche bée pendant une dizaine de seconde, afin que l'information remonte à mon cerveau.
Puisque sur la table il y avait du curry,
que les servantes avaient oublié
de ramener en cuisine.
Je plongea furtivement mes doigts à l'intérieur du bol qui en contenait et je lui en envoya au visage.
- Rectification, " Ça" comme vous dîtes, c'est Azmïnah Sultana Ruqalyah ibn Talib, la fille du Roi et de La Reine, de Yatrib et d'Agrabah, et pour ma défense,
je peux vous dire que même si ma beauté n'est pas semblable à celle de ma mère, des milliers d'hommes de tout le Hedjaz, rêveraient de m'avoir comme épouse.
Il prît en ses mains le bol entier remplît de curry, qu'il m'envoya au visage.
Hussman :
Et bien, on peut dire que je suis chanceux et je peux vous garantir que vous l'êtes aussi.
Je leva les yeux au ciel.
- Vous êtes, un égocentrique, narcissique et un homme imbus de sa personne.
Hussman :
C'est vous qui dîtes ça ?
Pour l'instant, ce n'est pas moi qui me suis venté de mes nombreux prétendants.
Je commençais à enlever,
le curry qui envahissait mon visage et mon vêtement.
- Je pense que nous allons mettre un terme à cette discussion.
Jz vais prendre un bain une seconde fois, puisque vous m'avez tâché.
Hussman :
Non.
- Pardon ?
Hussman :
Je pense que nous allons mettre un terme à cette discussion,
puisque par votre faute,
je vais devoir prendre un second bain, puisque vous m'avez tâché.
Vous pouvez disposé.
- Non, vous pouvez disposé.
Hussman :
Rapellez moi, à qui appartient ce Palais ? À moi.
Donc c'est vous qui disposez.
- Rappellez moi, qui sera votre futur épouse ? C'est moi.
En conséquant ce palais, sera le notre. Donc je suis en droit de vous dire de disposez.
Il leva les sourcils,
surprît par mon cullot.
Hussman :
Très bien, nous disposons.
- Je préfere !
Hussman :
Moi de même.
Cela m'énervait,
qu'il est eu le dernier mot,
mais si j'avais répliqué,
il aurait fait de même, et la discussion n'aurait jamais
prît fin.
[...]
Lorsque par la suite,
j'avais raconté à Ashemou,
ce premier entretien en compagnie d'Hussman,
elle était choquée.
Elle ne fesait que me dire :
" Azmïnah, tu es folle "
" Il aurait pu te répudier avant même de t'avoir épousé."
" Pourquoi, n'as-tu pas tenu
ta langue ?"
" N'empêche, il a l'air de bien t'apprécié, vu la manière dont il a réagit à tes propos. "
" Vous êtes tout les deux arrogants."
" Mais bon, qui se ressemblent, s'assemblent. "
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AZMÏNAH
MaceraTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
