Boulversement

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Le portail du Palais,
s'ouvra, rien avait changé,
il était toujours aussi beau.

Tout les sujets s'étaient alignés
et c'étaient agenouillés,
pour nous acceuillir.

Néanmoins,
je sentais qu'il y avait quelque chose de pas net,
au lieu de lire dans leurs regards de la joie, j'en lu de la gène,
il y avait bien un malaise et je n'allais pas tardé à en connaître
la cause.

Ashemou et Trishna,
m'attrapèrent les mains,
elles sentaient ce même malaise.

Les choses se confirmèrent, lorsque quelques minutes après nos salutations, tout les sujets
de la cours étaient montés vers
le bâtiment, juste derrière
le jardin,
c'était les appartements de Sûria.

Je regardais Hussman,
je lui fesais comprendre
mon incomprehension,
et il me fit comprendre la sienne.

Je fus rassurée de voir,
qu'il parassait dans le même état que le miens, cela voulait dire
qu'il ne me cachait rien.

Ashemou et Trishna,
ne me paraissaient pas aussi sereines que moi.

Ashemou :
Je monte, aller voir,
ce qu'il se passe, reste, ici.

- Pourquoi ne veux-tu pas que je t'accompagne ?

Ashemou :
On ne sait jamais ce qui peut ou c'est passé.. Hussman et aller voir lui aussi.. Reste avec Trishna.

Puis elle partit à tout allure
vers le bâtiment.

[...]

J'ai du attendre,
trente minutes, Ashemou,
j'étais vraiment inquiète,
et je lisais dans le regard
de Trishna, qu'elle l'était aussi.

Les mains d'Ashemou tremblaient, elle me paraissait nerveuse, elle osait à peine aligner quelques mots dans une phrase.
Elle était toute rouge,ses yeux brillaient, je pouvais y lire de
la compassion, de la pitié.

Trishna allait s'en aller,
à son tour, voir ce qui se passait dans le bâtiment, quand soudainement,
des bruits de percussions, résonnèrent.

Je voyais qu'Ashmou,
ravalait sa salive et je savais aussi que lorsqu'il y avait autant de percussion c'était pour annoncer une nouvelle importante.

Mon regard fut attiré, sur le balcon tout en haut du palais,
un vaste espace, où se tenait, Hussman.

J'ai cru que j'allais faire une crise cardiaque, lorsque quelques secondes plus tard, Sûria fit son apparition, elle avait un sourire au coin et malgré sa hauteur, j'aurais pus juré, qu'elle me regardait,
et qu'un sourire mesquin s'affichait sur son visage.

Je failli tomber, mais Ashemou,
me rattrapa à temps.

Un imam fit son apparition,
une de mes servante aussi, mais ses bras n'étaient pas vide...

Il ne me fallu pas longtemps
pour comprendre,
des larmes c'était mis à couler sur mon visage, mais mon cœur me faisait mal, autant physiquement que mentalement, un poignard dans le cœur, je pouvais y ressentir la lame imaginaire, qui avait piqué en pronfondeur mon coeur.
J'aurais voulu prendre mes jambes à mon cou et aller me réfugier dans mes appartements, pour ne pas en entendre plus, mais mes pieds restaient, immobiles, figés.

" Yasmine Dalila Esma Afdal Soueïda, fille d'Hussman Afdal Soueïda notre Roi et Sûria Djazaïr la sublime, la femme aimée de tous.
Première heritière,
de la nouvelle génération des Afdal Soueïda, "

Toute la cour applaudissait,
même les habitants de Jodhpur,
c'étaient tous placés à leur fenêtre pour assister à cet événement,
c'était une sorte de baptême,
elle fesait partie de la famille.

Mes pieds tremblaient,
Ashemou et Trishna,
me portèrent discrètement et m'emmenèrent vers mes appartements qui étaient aussi ceux que je partageais avec Hussman.
Bien qu'elles voulurent
me soutenir,
j'avais demandé à rester seule.

Comment avait-il pu me faire ça ?

Tout sauf ça,
et elle,
j'éprouvé une telle haine envers elle...
À cet instant, que Dieu me pardonne mais j'avais même souhaité la voir mourir.

Pourquoi Dieu souhaitait me punir ainsi ?

Vous ne pouvez pas savoir comment j'étais blessé, j'avais tellement mal, que les larmes ne se faisaient pas nombreuses,
au contraire,
j'étais sèche,
toute ma peau l'était.

La colère la tristesse et
la haine me rongeaient de l'intérieur.
L'enfant avait six mois,
ce qui fesait qu'elle avait accouché pendant que nous étions, en voyage, le pire,
c'était lorsque je compris,
que pendant tout ce temps où elle jouait les servante, où elle me narguai... elle était enceinte,
mais à l'époque son ventre ne se voyait pas c'est donc pour ça, que je ne l'avais pas deviné.

C'était un insupportable,
je m'étais allongée, sur le doux corps chaud de Khalil, mon petit tigre qui m'avait tant manqué
et si grandît.

J'ai même repensé à Ahlem,
qui allait aussi devenir mère et secrètement je l'enviais,
car moi, je ne le saurais sans doute jamais, cela faisait un an et plusieurs mois que j'étais mariée et malgré tout, mon ventre était toujours vide, j'étais inféconde.

Hussman,
ne m'avait même pas adressé un regard durant le discours de l'imam, ses yeux étaient rivés sur sa fille et je pouvais même voir qu'il était fièr de Sûria, c'était le plus beau cadeau qu'une femme pouvait faire à son mari.

AZMÏNAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant