[...]
Elle est née, une nuit de Décembre à quatre heure et demi du matin, le jour de noël.
Le chauffage était tombé en panne, et je peinais à trouver le sommeil, suite aux nombreuses contractions qui m'avaient prises durant ses six derniers jours.
Et pourtant, le gynécologue avait prévu la date de mon accouchement le quinze Janvier,
mais faut dire, qu'Allah en avait décidé autrement.
Mes cris avaient réveillé, Tyler,
le pauvre, il s'était mît à sursauté, et il paniquait, galérant à formuler une phrase entière lors de l'appel aux urgences.
C'était le moment, je m'en rendis compte, lorsqu'à la place d'être huilée, la peau de ventre avait une texture très sèche.
Puisque je perdais les os, il était donc trop tard pour me déplacer jusqu'à la clinique, j'allais donc accouché à domicile.
Elle était toute petite, tellement,
que je pouvais la glissé dans ma chemise près de ma poitrine.
Elle n'avait ni mes yeux, ni ceux de Tyler, non, les siens étaient plutôt semblables à ceux de Mère,
seulement il y avait une petite touche, une qui la différencier de ceux de Mère, un soupçon, de couleur orange, miel.
On n'avait pas encore eu le temps, de se mettre d'accord, sur un prénom, mais lorsque, pour la première fois, je l'allaita, ce fut comme une évidence.
Aynine Hayat Erevan
Erevan était le nom de famille de Tyler, et j'aurai pu ajouté Ibn Talib, mais je ne le fis, ce nom que je portais à cause de mon Père, n'étais plus une fierté, mais était devenu une plaie, à chaque fois qu'on le prononçait alors je pris la décision de ne pas lui le transmettre et Tyler, le comprit et l'accepta.
[...]
Trois ans plus tard,
Ses yeux captaient l'attention,
de grand monde dans la rue,
elle était haute comme trois pommes, et pourtant, elle avait déja un sacré caractère.
Elle ne me ressemblait pas vraiment, outre les yeux évoquant le regard de ma mère, elle était presque la copie conforme, de Tyler. Je tenais à elle comme à la prunelle de mes yeux, elle n'était jamais très loin de moi, excepté lorsqu'elle allait à la maternelle.
Néanmoins,
depuis son troisième anniversaire, mes pensées étaient constamment occupé, j'hésitais à la prendre avec moi, il était inconcevable pour moi, qu'il y est tant de kilomètres qui nous séparent, j'apréhendais mon retour en Arabie Saoudite.
Tyler :
Je suis allé voir la directrice de l'école maternelle d'Aynine.
- Pourquoi ? Que c'est-il passé, lui est-il arrivé quelque chose, que je ne sais pas ?
Tyler :
Je suis allé, la dé-inscrir de l'établissement.
- Tu aurais pu m'en parler ! Et pour quelle raison ?
Tyler :
On par tous pour le Proche-Orient.
- Non, il n'en ai hors de question,
es-tu fou ? Tu veux mettre en danger notre fille ?!
Tyler :
Il y a un mois j'ai eu une conversation avec Zayn, et depuis, nous organisons tout pour notre nouvelle vie là-bas, à Beyrouth.
- Beyrouth... Beyrouth.. euh, au Liban ?
Tyler : La ville, me parait moderne, ce n'est pas non plus un pays pauvre, et puis on parle anglais là bas, il y a des écoles bilingues. Beaucoup de libanais parlent l'arabe, d'autant plus.
- Pourquoi cette envie soudaine ?
Tyler :
Si il t'arrivait quelque chose, le Liban serait beacoup mois plus proche, que New York, et puis j'ai envie de changer d'air.
[...]
Six mois plus tard,
On avait emménagé dans un grand appartement, nous étions au huitième étage, en regardant à travers les vitres, nous avions la vu sur presque toute la ville.
C'est surprenant, mais je me sentais bien à Beyrouth, bien mieux qu'à New York, en faite, j'avais l'impression que ce réunissaient l'orient et l'occident dans une seule ville, parfois j'entrais dans une enseigne et je parlais l'arabe puis j'entrais dans une autre et je parlais l'anglais.
Mes nouveaux coéquipiers de la brigade libanaise, avaient un peu plus confiance en moi, voyant que mes idées ne provenaient pas qu'essentiellement d'occident,
je jonglais entre mes savoirs religieux et mes savoirs intellectuelle.
La petite était heureuse, elle s'intégrait très facilement, son teint était matte et elle était brune, elle n'était pas vraiment différente des petites fillettes libanaises.
On avait passé le cap de son quatrième anniversaire, et très franchement, j'ai cru que le passé n'allait jamais nous rattraper, j'ai même penser qu'Hussman, avait complètement oublier son ultimatum, mais je me trompais.
En pleins mois de Mars,
je reçu dans ma boite aux lettre,
un courrier, l'auteur de celui-ci,
n'avait rien écrit sur le devant de l'enveloppe, j'aurais du me rendre compte que ce courirer n'était pas normal.
J'ouvra et étrangement la lettre me paraissait être vide, je ne voyais pas beaucoup de texte à travers le papier plié.
Puis lorsque je déplia le papier..
" RENTRE AZMÏNAH. "
Je fis directement le lien,
et je pris ce message très au sérieux,puisque 48h plus tard,
je fis des aux revoirs et pris un vol direct, pour l'Arabie Saoudite.
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AZMÏNAH
AbenteuerTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
