Outre certains nouveaux immeubles, le paysage était le même, et le soleil sur ma peau, me procurerait toujours ce grand plaisir, malheureusment cela fesait plusieures années qu'elle n'avait plus été entretenue avec de l'huile d'argane, alors elle ne ressortait plus suite aux rayons du soleil et sa texture n'était plus semblable à celle d'un nouveau né.
Les saveurs, les épices... assez pour dilaté mes narines :
camoun (cumin), karfa (canelle),kharkoum (curcuma), zangebir (gingembre), el djouza (noix de muscade), zaafran (safran), na3na3 (menthe), et l'harissa.
Sans m'en rendre compte je les ressitait à haute voix, Tyler m'observait les yeux brillants, impressioner par mon savoir, mes les gens de là d'où je viens, les connaissent sur le bout des doigts.
Les pointes de mes cheveux changeaient déja de couleur, et mes yeux ressortaient de mille feux, c'est comme si toutes les particules de mon corps avaient attendaient avec impatience ce moment pour redevenir comme avant.
On fit le tour des ruelles de Marrackech et de son souk, mais je ne me fesais pas des films, nous n'étions pas en vacance et la situation était critique.
Il est vrai que par réflexe je pensais à l'un de mes oncle qui avait une grande demeure à Marrackech, mais je me rapella très rapidement que premièrement, cela fesait cinq années que l'on ne m'avait pas appellé " Reine Azmïnah", deuxièmement, je me voyais très mal raconter ma vie à Tyler, et puis troisièmement, on ne sait pas comment a évolué le statut de notre famille, et même si nous ne sommes pas au Hedjaz, on ne sait jamais.
Nous, avions donc loger dans un hôtel, j'ai dû m'enregistrer sous un faux nom, je n'osais pas prononcé mon nom de famille,
depuis que j'ai quitté le Hedjaz,
plus personne ne m'appelaient
" Ibn Talib " ou " Afdal Soueïda ".
[...]
Le jour suivant, après avoir passé une excellente nuit en compagnie de Tyler, nous sommes allés dans une sorte, de bar à chicha,thé et restaurant des environs.
Toutes les femmes regardaient Tyler avec envie, pour elles,
un homme d'occident représentait l'argent, tandis qu'en me voyant,
je voyais dans leurs regards qu'elles me sous-estimait, pensant que je ne comprenais pas ce qu'elle disait.
Ce n'est que lorsqu'elles m'entendirent parler arabe,
qu'elles se sont mis en mode silencieux.
- Nous venons pour parler à un certains Abd'Allah Zawaria El Djebaoui.. est-il présent ?
Il ne me répondit pas, mais nous fit signe de le suivre, vers une autre pièce.
" Patientez, il arrive dans quelques minutes."
[...]
Tyler ne se sentait pas à l'aise, notamment avec la barrière de la langue, il ne supportait pas, l'incompréhension.
La porte s'ouvrit, et à la vue de cet homme, je faillis tomber dans les pommes.
Je me rapellais encore des nuits où je m'endormais sous ses merveillieux chants,
le fameux Muezzin.
Il s'apprêtait à m'appeller
" Reine Azmïnah " mais je le repris aussitôt en arabe.
La compagnie de Tyler, n'avait pas l'air de lui plaire, alors je demanda à Tyler d'aller au bar,
il ne manquera pas de compagnie,
avec toutes ses femmes qui le bouffaient du regard.
Muezzin :
Reine Azmïnah, grâce à Allah,vous êtes en vie !
- Je me rappelle de vous, c'est vous qui m'avait fait quitté Yatrib !
Muezzin :
Vous avez tellement changé, j'ai du mal à m'habituer à vous voir ainsi, ressemblant à une femme d'occident, sans votre caftan, et vos milles et une parrures, même
votre teint est beaucoup moins basané qu'auparavant.
- Ne m'embrouillez pas, je suis venue sous le cadre d'une mission !
Muezzin :
Reine Azmïnah, retournez sur les terres d'occident, car l'orient n'est plus comme ce qu'il était avant, les choses ont changé.
- Je fais mon travail.
Muezzin :
Ce n'est pas de sitôt que vous les reverrez.
Il n'avait pas besoin d'émettre plus de précisions, il parlait bien de mes fils.
- Comment vont-ils ?
Muezzin :
Ils se portent bien..
- Dites en moi plus !
Muezzin :
Ne retournez pas là bas, je vous ne conjure.
- C'est ma mission !
Muezzin :
D'ailleurs qui est, cet homme ?
- Cela ne vous regardes pas !
Muezzin :
Si il met un pied en Arabie Saoudite, il se fera exécuter, et vous battu.
Ce fut comme une douche froide,
ses paroles étaient extrêmement sèches.
- Comment osez-vous !
Muezzin :
On vous traitera d'infidèle, vous, vous pavanez dans les ruelles en vous tenant la main, sans oublier qu'il est très probable que quelqu'un d'autre que moi, vous ai repéré !
- Comment se porte, Hussman ?!
Muezzin :
Il est en parfait état de santé,
n'en doutez pas.
- Vous me cachez des choses, je n'aime pas cela !
Muezzin :
La discuission est terminée,
je voulais vous voir de mes propres yeux, à Dieu Reine Azmïnah.
[...]
Je cogitais encore et encore, impossible pour moi de trouver
le sommeil.
Je repensais aux paroles du Muezzin, ce n'était pas une coïncidence si il fesait partît des personnes à rencontrer durant la mission.
Tout me paraissait vague,
il fallait que je part pour l'Arabie Saoudite,il le fallait, mais l'occasion n'était jamais la bonne, et je n'avais pas envie de mettre en danger Tyler.
Encore une fois, je me réfugie dans ses bras, et je fusionne avec son corps, pour trouver du réconfort.
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AZMÏNAH
PertualanganTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
