Le Coeur

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Je compris la décision,
d'Oncle Ashraf de repartir, sans me donner d'outils ou plus d'information pour le contacter.

Je n'avais pas osé l'interroger sur sa femme, La Reine Nassïma,
rien que la simple évocation de son nom, m'attristait, alors je n'osais imaginé l'empleur de son chagrin.

J'étais épuisée, de fuir sans cèsse,
mais il le fallait, je n'étais pas toute seule, elle n'avait rien demandé, et mon rôle en tant que mère, était de l'éloigner au maximum du danger.

Nous avions donc emménagé,
à Londres, au Royaume-Unis,
j'étais sûre que là-bas, nous serions, un peu plus en sécurité.

Elle était jeune,
elle s'adaptait très vite à un nouveau climat, d'autant plus qu'elle parlait l'arabe et l'anglais, sans difficulté.

Mes pensées étaient préoccupées,
je commençais à de moins en moins supporter, cette incapacité,
à ne pas pouvoir me venger, ma vie était un enfer, je n'en dormais presque plus la nuit, je la revoyais encore dans sa longue robe noire,
qui lui moulait le corps, son rouge à lèvres bordeaux aux lèvres, et son regard perçant, remplît de malice.

Le scénario était le même,
j'étais assise sur cette chaise, devant cette table, entourée de tout ses ennemis, avec en main ce fameux couteau, espèrant, lui trancher la gorge.
Mais à la minute où la lame prenait contact avec sa gorge,
et qu'il me suffisait d'appuyer légèrement pour créer une entaille, il me glissait des mains, et mon rêve était terminé.

De plus,
Hussman occupait mes pensées, des fois, j'avais en tête des retours en arrière, durant quelques minutes, je revivais un épisode d'une vie antérieure, j'étais à Jodhpur, on régnait ensemble, on s'aimait,
rien ne nous impressionait, on était heureux, tout était si beau...

[...]

J'étais allée chercher Aynine,
pour une fois que j'en avais l'occassion.
Nous étions en plein après-midi,
bien évidemment, il y avait une foule de parents devant l'école maternelle, je m'y sentais étouffer.

Aprés plusieures minutes, je réussis à repérer et à me faufilée pour récupérer la petite, elle me racontait sa journée, j'aimais l'entendre parler, j'aimais nos petits moments ensembles.

Soudain, lorsque je referma la portière du côté passager où j'y avait déposer la petite et que je me dirigea vers celle du côté conducteur, je me sentis observée.

Je fus tendue pendant tout le trajet jusqu'à notre appartement,
je ne voulais pas que tout les ennuis recommencent, ce n'est pas une vie de fuire sans cèsse aussi bien pour ma fille que pour moi.

Je savais très bien, qu'après mon frère, je serai la prochaine cible,
Ahlem et Rayan Ibn Talib, ne lacheront jamais l'affaire, continuellement sur notre dos, avec mille fois plus de rage qu'auparavant, puisque leur père avait succombé sous les blessures causées par la nimcha d'Asmar.
D'ailleurs je me demande toujours comment c'était déroulée cette mort, puisque, les derniers souvenirs que j'ai de mon frère, sont lorsque tout deux étions sur cette estrade, humilié et salît par tout ce publique.

Il était vingt-trois heure, je ressortais tout juste de la chambre d'Aynine, vérifiant qu'elle dormait et que tout allait bien.

Cependant, bien que je ne remarqua rien d'inhabituel, la sensation d'être observée ou de ressentir la présence de quelqu'un était toujours là.

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