Réflexion

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Elle était ravissante,
je ne la reconaissais presque plus.
Sa peau n'était pas huilée mais elle était douce,
sa douceur provenait du lait d'ânesse, c'était de cette manière que les riches femmes égyptiennes, traitaient leurs peaux.

Elle fesait partît de ses femmes égyptiennes, et non des femmes de Yatrib.
Elle parlait toujours l'arabe,
mais son accent était différent
d'il y a autrefois,
désormais il était quasi similaire
que celui des égyptiens.

Alhem,
Princesse d'Egypte, elle s'était mariée avec le fils d'un grand roi égyptien, et à la mort de son beau-père, son époux lui succéderait
et elle deviendrait reine,
mais pour l'instant elle n'était qu'une Princesse même si son charme provenant du Hedjaz avait charmé la population,
c'était devenue l'une des femmes les plus populaires et les plus admirées d'Egypte.

Elle ne s'attarda pas très longtemps sur les salutations,
elle m'entraîna très rapidement vers le jardin pour que l'on discute.
Je vu dans son regard,
qu'elle me considérait toujours comme sa soeur,
d'ailleurs je la considérais comme tel aussi.

[...]

- De grâce, Ahlem, ne me fait pas la morale.

Elle leva les yeux aux ciel.

Ahlem :
Quel sont tes plans, Azmïnah ?

- Je compte partir pour El Jadida.

Alhem :
Retrouver, Reine Saïyda ?

- Qui est aussi ma mère !

Ahlem :
Pourquoi ?

- Est-ce un crime de vouloir,
revoir sa mère ?

Ahlem :
Je n'ai pas dit que c'était un crime,
néanmoins, sais-tu pour combien de temps ? Tu ne vas pas vivre éternellement chez ta mère !

Elle commençait à m'agacer,
c'était toujours la même chose avec elle, peut-être que physiquement elle avait changé mais mentalement c'était la même !
Toujours à me faire des remarques, des leçons encore
et encore.

J'aimais bien étudier,
apprendre les leçons de la vie,
mais faut dire qu'elle si prenait mal avec moi,
j'avais plutôt l'impression qu'indirectement, elle se mettait en valeur.

- Ce ne sont absolument pas tes affaires, occupes toi de ton futur enfant.

Elle s'apprêtait à me renvoyer
en pleine face, que je devais enfanter au plus vite, mais elle
se retenu.

Ahlem :
J'ai reparlé, à mon père.

J'eus mille papillons dans le ventre, c'était l'excitation,
elle en savait sans doute plus
sur Yatrib.

- Que t'a-il dit ?

Elle prît une grande inspiration,
puis elle m'attrapa les mains.

Ahlem :
Une guerre à éclater à Yatrib,
et plus particulèrement à Agrabah.
Ils vont tenté de reprendre le pouvoir mais ce n'est pas chose facile.

- Peut-importe, nous devons nous battre ! Agrabah et même tout Yatrib nous revient de droit,
nous sommes des Ibn Talib !

Elle tourna la tête en signe
de négation.

Ahlem :
Tu sais très bien, que nous ne sommes plus des Ibn Talib !

J'eus un pincement au coeur,
elle ne pouvait pas dire ça,
personne ne pourrait m'enlever mon nom.

- Ahlem, comment oses-tu ?!

Ahlem :
Oui Azmïnah ma soeur, j'ose !
Tu es une Afdal Soueïda et moi,
une Al- Fayoum.
Nous sommes des femmes,
un jour ou l'autre, nous savions que nous ne porterions plus se nom.

- Le sang qui coule dans mes veines, n'est pas celui d'un Afdal Soueïda mais d'un Ibn Talib !

Ahlem :
Et c'est bien pour cette raison,
que tu te dois convaincre ton époux, d'envoyer ses troupes,
soutenir : nos Oncles, nos frères, nos cousins.
Yatrib la terre de nos ancêtres,
appartient aux Ibn Talib,
et c'est parce que leur sang coule dans nos veines, que nous devons agir ainsi.

Autrefois,
je lui aurais sans doute décoller une giffle, mais elle n'avait pas tord.
De toute manière c'est la seule solution pour nous être utile,
que pouvons-nous faire d'autres ?

[...]

Je décida d'écrire aussitôt une lettre à Hussman,
je ne savais pas vraiment comment m'y prendre,
j'avais tout de même du culot,
j'avais claqué la porte,
et voilà qu'une fois partît,
je lui demandais encore un service.
De toute manière,
je n'avais pas le choix et puis outre l'amour qu'il y avait entre nous,
la principale raison de notre mariage,
c'était d'être utile autant l'un
qu'à l'autre.

AZMÏNAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant