La Vie et ses leçons

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Une impression,
de blessure au coeur, et qui
à chaque fois que j'ouvrais
les paupières,
s'ouvrait à nouveau.

Je ne mangeais plus,
ne sortais plus et même lorsque l'on s'adressait à moi,
je restais muette.

J'étais sencée rejoindre Hussman,
dans nos appartements dans
la cour du Palais de Yazd,
mais je ne le fis pas.

Je ne pouvais plus le voir,
je ne voulais plus qu'il m'approche, ni lui, ni,
Oncle Ashraf.

Hussman,
me rappellait le sacrifice que j'avais fais pour honorer ma famille.
Je pensais qu'en nous mariant,
j'allais rassemblé assez de forces,
pour protéger ma famille à Agrabah, c'était ça le but de cette alliance, mais à quoi bon,
si mon Père est mort.

Oncle Ashraf,
me rappellait Père autant physiquement que mentalement.
Ils avaient le même regard,
le même nez et les mêmes oreilles.
Il me traitait comme un père,
traiterait sa fille,
comme Père me traitait.
C'était insuportable, lorsque
je sentais sa présence, je fondais immédiatement, en larme.

[...]

Aujourd'hui c'était mon anniversaire, le tout premier que je passais loin de lui.
Le tout premier que je passais, depuis qu'il avait rendu l'âme.

Je ne quittais pas mon balcon,
je regardais le paysage,
je repensais à son visage.
Je me remémorais le son de sa voix, de la manière dont
il prononçait mon prénom.

Puis j'eus un électrochoc,
mes pensées ne se dirigeaient plus vers Père, mais plutôt vers Asmar.

Il était sans doute au courant,
il était dévasté c'est sûr.
Il devait être fou de rage,
j'espérais de tout mon coeur,
que la compagnie des berbères, l'apaisait.

Cette idée m'était parue comme une évidence, il fallait que je le rejoigne, que je le retrouve, peut importe ce qu'il advienne,
au moins nous serions ensembles.

[...]

Brusquement,
la porte de pièce qui fesait office de ma chambre, s'ouvra.

Elle était tout simplement éblouissante, majestueuse, sublime,
une beauté sans limite.

C'était comme si,
lors de son apparition
dans la pièce,
l'atmosphère avait changé.

Elle était grande, fine, avec de belles courbes,
elle avait tout de même quelques formes, mais tout était respecté, son corps donnait l'impression d'avoir été taillé.
Il n'y avait aucunes imperfections.

Son regard était perçant,
ses yeux étaient semblables à ceux d'un félin, je dirais même ceux d'une panthère.

Ses cheveux étaient extrêmement long, ils dépassaient légèrement ses hanches, de plus, ils étaient ondulés et s'accordaient parfaitement avec les rayons
du soleil.
On aurait dit qu'elle n'était pas humaine,
elle me fesait tellement pensé à Mère,
elles paraissaient avoir le même âge.

C'était la Reine,
Nassïma Sahar Mehran.

[...]

Nassïma :
Bonjour, Azmïnah !

Sa voix était à la fois mielleuse
et froide, c'était perturbant.

AZMÏNAH Où les histoires vivent. Découvrez maintenant