[...]
"Qu'on l'enferme, verouillé les deux portes, il ne faut pas qu'elle s'échape, Le Grand Hussman,
risquerait de se mettre en rogne. "
Enfermée, par mon propre mari, le père de deux de mes enfants, mon premier amour, je ne l'aurai jamais cru.
Au moins, je n'étais pas dans une cellule, mais c'était tout comme,
on m'avait demandé de me changer et de jetter toutes mes affaires dans un grand sac poubelle, même mes vêtements,
considérés comme un habillement" occidental",
à la place, j'avais du enfiler une gandoura toute blanche.
À chaque repas, un homme passait dans ma chambre pour me donner un bol de couscous, et un verre d'eau, ni plus, ni moins.
Je voyais à peine le paysage,
puisque les stores de la pièce où je me trouvais été fermés,
ce n'était qu'à travers quelques petite trous, que j'arrivais à entrevoir, la lumière du jour, ou la tombée de la nuit.
J'entendais très souvent l'appel à la prière, et c'était à ce moment que je me mettais à prier.
Je ne comprenais absolument pas,
pourquoi Hussman avait ordonné à ce que l'on me mette dans cette pièce.
Après dix jours en captivité comme un animal en cage, des hommes étaient venu me chercher, et m'avait éjecté de l'établissement telle une mal-propre.
Durant quelques minutes,
j'avais vraiment cru être libérée,
mais une voiture noire, freina devant mes pieds.
[...]
Le paysage ne me semblait pas familier, mais je compris que nous étions vers l'Est du Hedjaz, très loins de Yatrib, nous étions vers la zone de Gherra, qui se nomait désormais Dubaï.
La voiture s'arrêta devant une grande tour, un grand imeuble à plusieurs étages, un bulding encore plus immense que ceux de New York.
Je pris un ascenseur, deux hommes m'encadraient, puis les portes de l'ascenseur s'ouvrirent,
et me voilà dans un vaste bureau.
À peine avais-je mis un pied dans cette pièce, que les portes de l'ascenseur se refermèrent, emportant avec elles, les deux hommes, je me retrouva, seule.
" Je préferais lorsque tes cheveux t'arrivaient jusqu'aux hanches. "
Comment ne pas reconnaître, cette voix, elle ne pouvait qu'appartenir à Hussman.
Hussman :
As-tu perdu ta langue, tendre épouse ? disait-il d'un ton ironique voir satirique.
- Alors, c'est bien toi.
Hussman :
Pourquoi perçois-je de la haine dans l'intonation de ta voix ?
- Je ne sais pas, à toi de me le dire, tu me menaces depuis plus d'un an, tu prives ma mère d'avoir des nouvelles de mes fils, et tu déclares la guerre à mon frère... mais c'est rien biensûr, tout va bien, je devrais te faire le plus beau des sourires !
Il commençait à serrer ses poings et sa mâchoire me parut plus visible.
Hussman :
" Mourir, ou revenir."
C'était ce que je me disais, c'était ce que l'on s'était dit. Mais tu n'es ni morte, ni revenue, Azmïnah.
Je sentais ma gorge se nouée, tandis que mes yeux s'humidifiés,
je voyais bien que je l'avais blessé, autant bien lui que les enfants,
qu'ils m'aimaient et que je les aimais tout aussi bien.
Je ressentis cette sensation de réchauffement dans le coeur,
un souffle sur ma nuque, et mes mains devenir moites, une affection renaissante que je pensais avoir perdu, et cette sensation de vide sur mon doigt,
qui refesait surface, cette trace invisible mais présente sur mon annuaire, une alliance absente.
Un livre tomba d'une étagère,
ce qui mit un terme à mon évasion, lui était tout aussi pensif que moi, on revena tout deux à la réalité.
- Pourquoi, pourquoi, comment tu peux me faire ça, à mon frére !
Hussman :
Pourquoi, n'es-tu jamais revenue, pourquoi, me faire ça !
- Pour rien au monde je vous aurais abandonné, vous étiez les trois choses qui comptiez le plus à mes yeux.. moi même je ne sais comment je me suis retrouvée là-bas, seulement je sais que si je n'étais pas partie, aujourd'hui, je ne serais plus de se monde.
Hussman :
À plusieures reprises, tu aurais pu rentrer, même quelques années aprés !
- Sauf que j'ai eu un contre-temps.
Hussman :
Tu n'es qu'une sale traîtresse.
- Tu veux faire couler le sang de mon frère et tu me traite de traîtresse, tu n'es qu'un hypocrite !
Hussman :
Tu m'as trompé, le laissant te toucher et même t'enfanter !
- Où sont mes fils !?
Hussman :
Quels fils ? C'est moi qui les a élevé, toutes ses années, durant tes neuf ans d'absence, aujourd'hui ils ont quatorze ans, et ils vont parfaitement bien.
Regardes comment tu es, même ton teint est moins matte qu'auparavant, bientôt il sera presque similaire à ceux d'occident. Elïjah et Ziyad sont bien loin, et ce n'est pas de sitôt que tu vas les revoirs !
- Tu n'as pas le droit de me priver de mes fils.
Sans plus attendre, il m'administra une giffle, j'en entend encore le claquement.
Hussman :
Qui es-tu pour me dire, quels sont mes droits ?
Je me releva pour lui faire face.
- Qui es-tu pour lever, la main sur moi ?!
Hussman :
Même après neuf longues années, tu es ma femme, alors qui je suis ? Ton mari, et tu m'appartiens, telles nos lois le disent, l'as-tu oublié !? Où l'occident t'est monté au crâne !?
- Regardes ma mains droite, regarde minutieusement chaque doigt et plus particulièrement mon annuaire. Vois-tu une alliance ? Je doute que tu puisses en voir une !
Hussman :
Et bien rappel moi de t'en offrir une autre !
Un sourire nerveux s'afficha sur mon visage, je m'approcha de lui, avec une tel rage, dont je suis sûr qu'il pouvait lire dans mon regard.
- Tu n'es plus mon mari et je ne suis plus ta femme. Tu fais bien de me garder captive, en Arabie Saoudite, car tu sais tout aussi bien que moi, que dans un autre pays et même dans mon coeur, nous ne sommes plus mariés, je divorce, que tu le veuilles ou non,
et je serais capable d'aller jusqu'au Maroc, où se trouve une partie de nos ancêtres, j'irais même jusqu'en Inde et ferais-je même le tour du monde, pour proclamé, haut et fort, que je ne suis plus une Afdal Soueïda.
Fou de rage, il m'empoigna la gorge, et me plaqua brutalement sur l'un des murs de la pièce.
" Azmïnah
Sultana Ruqalyah ibn Talib aka Afdal Soueïda, tu es ma femme, et tu m'appartiens et cela jusqu'à la fin de tes jours et même au delà que tu le veuilles ou non.
Tu n'es qu'une diablesse, création du Sheytan, seul Allah sait, ce que je ne sais pas, je suis ignorant parce que je ne sais pas, ce qui m'empêche de te donner la mort dans d'atroce souffrance, mais ne t'inquiète pas tu vas souffrir, a tel point que c'est toi toute seule qui voudra te la donner cette mort.
Tentes de m'échapper, si cela te chante, mais où que tu ailles, je te traquerai et te retrouverais, jamais, jamais tu ne m'échapperas. "
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AZMÏNAH
ПриключенияTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
