À l'aube Foued,
s'était comme pour dire,
" évaporé ",
il était sans doute aller rejoindre sa famille,
qui s'apprêtait à migrer vers une autre destination.
D'ailleurs je m'étais toujours demandais comme fonctionnait les bédoins,
une grande tribu ancienne qui existe depuis la nuit des temps
et qui perdure encore.
[...]
Elïjah et Ziyad,
jouaient avec Yasmine.
J'étais là et je les regardais,
ils étaient tellement mignons tout les trois,
mes fils avaient quatre ans mais Yasmine en avait six,
c'était la plus grande, et pourtant à eux trois, on aurait dit les trois mousquetaires.
Elle n'avait rien demandé cette petite et je savais qu'Hussman ne fesait aucunes différence entre tout les trois,
même si il y en avait en réalité bien une,
puisque Yasmine avait comme mère cette garce de Sûria,
d'ailleurs on pouvait même se demander, pourquoi Allah, avait donné un tel présent à Sûria ?
Yasmine,
était douce, rayonnante et
très jolie, c'était même le portrait craché d'Hussman,
et même mentalement elle était comme lui, son coeur n'était pas aussi noir que celui de Sûria,
c'était vraiment un miracle.
En parlant du loup,
je voyais déjà Sûria s'approcher des enfants,
pour dissuader sa fille de rester avec mes fils.
Mais de mon balcon,
je lui avais lancé un regard tellement sombre, qu'elle avait fait demitour.
Cela ne servait vraiment à rien les séparer, après tout,
bien qu'à moitier,
ils sont frères et soeur et on ne peut pas changer cela, et ils s'apprécient,
ils ne se préoccupent même pas des tensions entre Sûria et moi,
et ils n'ont pas en s'en préocuper,
ce ne sont que des enfants,
qu'ils profitent de leur jeunesse,
adviendra ce qui devra advenir.
On toqua à la porte de ma chambre,
ce fut sans grande surprise que je tomba sur Sûria,
elle ne pouvait pas s'empêcher de mettre de l'huile sur le feu,
c'était plus fort qu'elle et il n'y avait pas Hussman pour la retenir alors raison de plus pour qu'elle en profite.
Sûria :
Tu sais quoi, Azmïnah ?
- Reine Azmïnah, je préfère.
Sûria :
Je ne suis plus ta servante, l'as-tu oublié ?
Je suis la seconde épouse du Roi !
- Et moi, sa première épouse et la Reine qui règne avec lui.
Toi outre être sa seconde épouse tu n'es rien !
Sûria :
Je suis aussi la mère, de sa première fille !
- Et moi, de ses deux fils !
Elle prît bien le soin de refermer
la porte, avant de me cracher
sa haine.
Ce qui ne fesait que confirmer son hypocrisie et sa lâcheté,
elle ne voulait pas que les gens de la cour découvre son vrai visage et encore moins qu'ils rapportent ses dires à Hussman.
Sûria :
Depuis le premier jour où tu as mis un pied dans ce Palais,
j'ai su que tu portais malheur !
- Moi, je pense plutôt, que depuis le premier jour où j'ai mis un pied dans ce Palais, tu es verte de jalousie !
Sûria :
Jalouse ? C'était plutôt toi qui l'étais, quand Hussman visitait plus ma couche que la tienne.
- Mais maintenant, c'est l'inverse,
il est passé du citron amère au doux miel d'abeille.
Elle prît une grande inspiration,
avant de s'approcher de moi.
Sûria :
Après c'est toi qui cris haut et fort d'être fausse, mais, moi,
je l'aime sincèrement Hussman.
Comment osait-elle ?
Comment pouvait elle remettre
en doute mon amour envers Hussman ?!
- Je l'aime bien plus que tu ne peux le penser.
Sûria :
Non tu ne l'aimes pas, si tu l'aimais, tu ne serais jamais revenu au Palais, et tu n'y aurais pas apporter tout tes malheur,
c'est toi qui aurais du partir, et non lui..
Qu'Allah m'en soit témoin et qu'il me pardonne, car je jure Azmïnah que je te tuerai de mes propres mains, si il ne revient pas vivant de cette guerre !
Elle m'avait cloué le bec,
plus aucuns mots ne pouvaient sortir de ma bouche, j'étais touchée en plein coeur.
Je ne savais pas si elle avait dit cela pour me blesser ou si la colère et le desespoir prenait le dessus.
- Sors de ma chambre !
Je m'étais tellement mis à hurler que quelques objets tremblaient.
Sûria :
En tous, cas j'ai dis ce que j'avais
à dire.
Et elle me dévisagea de haut
en bas, avant de sortir de la pièce.
Je me sentis pendant quelques instants coupable,
puis après je repris mes esprits,
je n'étais coupable de rien,
je n'avais rien demandé à personne,
et puis de toute manière,
il n'y avait pas d'autres solutions,
que celle-ci, il fallait se battre pour récuperer Yatrib.
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AZMÏNAH
AvontuurTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
