J'étais en plein sommeil,
lorsque je sentis une main caresser délicatement mon visage et mes cheveux.
C'était Asmar,
à cause de la chaleur,
je ne fermais jamais ma fenêtre, alors il avait souvent l'habitude de me rendre visite la nuit en passant par celle-ci.
Il agissait comme un grand-frère avec moi, bien que j'étais la plus grande, il était toujours le dernier à s'endormir, malgrès les nombreux gardes dans le Palais,
il ne pouvait pas s'empêcher de vérifier que tout le monde aille bien,
surtout lorsque Père,
dormait ailleurs, et qu'il laissait Mère seule dans leur chambre.
Habituellement,
il ne restait que quelques secondes, voir une minute à certains moments mais après automatiquement,
il repartait mais cette fois-ci,
il me caressait la tête avec insistance, comme si il voulait que
je me réveille.
Asmar :
Azmïnah, Princesse,
ouvres les yeux, s'il te plaît.
Je ne pris pas longtemps à les ouvrir, j'étais contente, toute la journée j'attendais qu'il dègne
me parler.
Je m'étais mis à le pincer,
pour lui faire comprendre que son attitude m'avait bléssé.
- Je t'ai attendu toute la journée,
pourquoi n'es-tu pas venu me parler ?
Il me caressa à nouveau la tête, puis il détourna son regard,
je compris qu'il me cachait quelque chose.
Asmar :
Azmïnah...
- Ne fait pas comme Père, ne me caches pas des choses je te prie, pas toi, mon frère.
Il détourna à nouveau son regard,
puis il sortît de derrière son dos,
un objet, c'était une nimcha.
Une nimcha bien aiguisée,
et même dans l'obscurité j'arrivais à voir sa lumière, tellement
elle scintillait.
Je compris qu'elle m'était destinée, mais avant de me la remettre, il se stoppa, il voulait émettre ses conditions.
Asmar :
La nuit, dissimule là, dans un endroit où seul toi connais, de sorte à ce que si quelqu'un entre dans la pièce où tu te trouves, il ne l'a trouve pas. Tandis que le jour, glisse là sous ton caftan, il ne faut pas que l'on démasque que tu en porte une.
Il parlait comme Père,
je sentais qu'il y avait quelque chose de louche, ses propres mains tremblaient, lorsqu'il me la tendît.
- Asmar, mon frère, que ce passe-t-il, que me caches-tu ?
Il retira mes mains de son visage, et déposa un baiser sur mon front, avant de me lancer un regard insistant, je le connaissais ce regard, il disait :
" Azmïnah prends moi dans tes bras, redonnes moi de la force,
j'ai peur. "
Et, c'est ce que je fis, non seulement je le pris dans mes bras, mais je le sérra de toute mes forces, c'était limite si il n'allait pas en étouffer.
[...]
Je fus réveillée cette fois-ci,
par les cris des habitants et les bruits des sabots des chevaux.
Instinctivement,
je me dirigea vers la chambre de mes parents, pour voir comment se portait ma mère.
Les cheveux en pagailles et les habits froisés, elle pleurait toutes les larmes de son corps au sol,
je ne l'avais jamais vu de cette manière.
Quand elle se rendît compte de ma présence, elle se releva furtivement et essuya ses larmes.
Mère était une femme forte,
elle ne pleurait jamais devant quelqu'un, en publique,
elle gardait la tête haute.
Mère :
Cela fesait bien longtemps, que nous vivions sans soucis, on n'en oubliait même le danger, alors nous, nous sommes éloignés de lui,Dieu nous punis.
- Yemma, que racontes-tu ?
Le soleil venait à peine de se lever,
et voilà qu'ils avaient déclanché les hostilités.
Je ne savais pas qui étaient se ils,
c'était comme ça que j'avais entendu Père, les surnomer.
Rachid,
un des gardes de mon Père était venu subitement dans la chambre.
Il se mît à regarder Mère avec insistance, elle fesait de même,
puis Mère, me déposa un baiser sur le front puis Rachid m'empoigna le bras de toutes ses forces, et il se mît à me porter,
avec une tel simplicité, comme si je pesais le poid d'une plume.
Nous sommes passés sous terre,
on rampait au sol tel des vipères,
je compris que nous étions sous
le Palais, puisque je pouvais entendre les pas, et les cris,
des habitants du Palais.
Au bout de plusieures longues minutes sous se long tunel souterrain, je sentis de l'air et aperçu de la lumière.
Ce long tunnel,
nous amenait sous un tamaris, c'est là que nous en étions sortît.
Il y avait quatre chevaux,
et trois autres hommes puis j'entendis à nouveau les sabots d'un cheval, et mon ouïe ne me trompait pas, c'était un homme qui se dirigeait vers nous,
il n'était pas seul sur sa monture,
il y avait une jeune femme,
cette jeune femme, je la reconnu c'était Ahlem.
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AZMÏNAH
AdventureTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
