Second désaccord

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Les autres jours,
l'atmosphère était froide,
voir même, glaciale.

De plus,
lorsque Hussman n'était pas occupé par ses devoirs,
il était sans cèsse avec Manel.
Je pouvais le comprendre,
si j'avais retrouvé Asmar, j'aurais fais de même, mais le problème était que je me sentais très mal-alaise,
lorsqu'il était avec elle.

Je devais la suporter
toutes les journées,
elle me coupait la parole en publique.
Elle me regardait de travers,
       et, gloussait derrière mon dos,
je n'en pouvais plus.

Il fallait que j'en parle
à Hussman.

[...]

Notre seul moment t'intimité,
au moment du coucher,
personne nous dérangrait et même si nous ne nous étions pas vu dans la journée, c'était en fin de soirée, que nous,
nous retrouvions.

- Hussman, il faut qu'on parle.

Il me rejoignait dans le lit.

Hussman :
Oui, qu'est-ce qu'il y a ?

Je pris une grande inspiration.

- Manel... elle.. est...

Il levait légèrement les sourcils,
je regrettais déja, d'avoir abordé
le sujet, mais trop tard,
j'étais déja dans la lancée.

- Elle est compliquée..

Hussman :
Comment ça compliquée ?
Tu rigoles, Manel, elle est simple, elle est toute mignonne.

- Elle est pas si mignonne que ça...

Toute son attention était sur moi,
j'avais vraiment intêret à peser mes mots.

- Hum.. disons.. qu'on a eu
une discussion, qui a prît une mauvaise.

Cette fois,
son regard était rouge,
et il se mordait les lèvres,
je le connaissais, il appréhendait ce que je m'apprêtais à lui dire.
Il me regardait sans rien dire,
cela voulait dire qu'il voulait que je poursuivre mon récit.

- On a bu dans la cour du palais,
il y a deux semaines durant que tu été en affaire dans la capitale..
à table, elle ne m'adressait pas un mot.. et puis à la fin du repas..
elle m'a parlé de Sûria, qu'elle la préferé et que je n'avais pas ma place en tant qu'épouse, que je te manipulais.. etc.

Hussman :
Et, toi, qu'as tu dis ?

- J'ai dis que si elle avait des questions, elle n'avait qu'à t'en parler et que pour le moment, c'était moi, ton épouse et non Sûria.

J'ai pensé qu'il allait être fièr de moi, fièr de la diplomatie et du contrôle intense que j'ai eu,
ma réplique à son égard avait
été sobre, rien de vulgaire.

Mais,
il se trouve que j'ai mal pensé..

Hussman :
Deux gamines, et sayez, tu es fière de toi ?

- fière de ne pas m'être emportée.

Hussman :
Et bien, moi, je ne le suis pas.

- Et pourquoi donc ?

Hussman :
Pourquoi ramènes-tu sans cèsse,
Sûria dans les conflits ?!

- C'est ta soeur, la première,
qui a parlé d'elle.

Hussman :
La première ou la deuxième, peut importe !

- Non, pas, peut importe,
je te dis que je suis mal, que je ne comprends pas les agissments de ta soeur, et j'ai l'impression que tu en as rien à cirer !

Hussman :
" Ta soeur " comme tu dis,
elle se nomme Manel, de plus, n'entraîne pas ma soeur dans tes rancoeurs avec Sûria, Sûria qui est d'ailleurs à plusieurs kilomètres de nous.

J'étais choquée par ses propos,
il retournait la situation,
je passais de la victime au coupable..
Ashemou et Trishna,
avaient raison, je n'aurais
du jamais lui en parler.

- T'as raison Hussman,
première ou deuxième, elle ou moi, peut importe, le seul problème, c'est TOI.

Il écarquillait les yeux,
surpris par mes accusations.

- Si tu n'avais pas visité ses cuisses, on n'en serait jamais arrivé là.

Je pense que les mots m'échappaient,
puisqu'après avoir fini ma phrase, je ne me reconnaissais même plus, je ne lui avais jamais parlé de cette manière avec autant de haine et aussi sèchement.

Hussman :
N'oublies pas qu'elle était présente avant toi, être une épouse n'est qu'un titre.

Il m'avait touché en pleins coeur,
je pense qu'il voulait me rendre l'appareil.

- Si ce n'est qu'un titre,
alors cela implique, que je suis libre, de faire visité mes cuisses
à un autre ?

Un nouveau pique,
je voulais lui rendre l'appareil comme il me l'avait rendu précédemment.

Hussman :
Tu ne feras pas ça.

- Et pourquoi, donc ?

Son visage c'était complêtement métamorphosé, même son regard était noir.
Je me rendais compte que j'étais allée sans doute un peu trop loin,
mais il fallait que je lui crache ma colère, il m'a cherché,
il m'a trouvé.

Hussman :
Je pourrais faire de Sûria, ma seconde épouse, alors que toi avec ton éventuel amant, tu ne le pourras pas.

- Comme tu viens de le dire il y a quelques minutes, ce n'est qu'un titre.

Hussman :
Et après ce que tu me dis,
tu me demandes de prendre ton parti au lieu de celui de Manel ?!

- Tu doutes de moi, tu ne prends même pas ma défense, tu me rabaisses, et t'oses dire que tu tiens à moi ?!

On se fixa pendant
une trentaine de secondes
sans rien dire,
puis il sortît en claquant la porte.

[...]

Il ne m'adressait même plus la parole, ni même un regard,
il faut bien reconnaître que cela m'attristait, mais ma fierté l'emportait.
À mes yeux il était le fautif,
c'était donc à lui de revenir.

On fesait même chambre à part,
j'étais bien contente de prochainement reprendre le voyage, rentrer à Jodhpur,
même si je devrais rencontrer quotidiennement le visage de cette vielle cruche,
de Sûria.

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