[...]
- Que fais-tu, ici ?!
Rachid :
Ce qui est fait est fait, Azmïnah.
Seul Allah, peut me juger,
ne penses-tu pas ?
- Tu me dégoutes, comment as-tu pu faire cela à Père ?
Rachid :
Il fesait de même, à ta mère..
Azmïnah, tu es assez grande pour savoir qu'il arrive que notre coeur soit partagé.
Elle aimait ton père, et je pense même, qu'elle l'aime encore.
Elle n'aimera aucuns autres hommes, comme elle l'aimait lui.
Tu avais ton mari, tu as eu du soutients, tandis qu'Asmar était auprès des berbères, mais, elle,
Sayïda, elle n'avait plus personne..
- Excepté, toi.
Il allait répliquer,
mais je mis un terme à ce sujet.
- Cèsse, de te justifier, tu n'as pas à le faire.
Il me prît dans ses bras.
Rachid :
Parfois j'ai du mal à réaliser que tu n'es plus une enfant..
Tu es même devenues une Reine,
tu t'es mariée et bientôt tu deviendras une mère.
- Que devrais-je faire ?
Je ne disais rien, mais il comprît,
là où je voulais en venir.
Rachid :
Tu vas devoir retourné auprès
de ton mari, vous êtes mariés.
On n'a pas tout ce que l'on veut dans la vie, et le jour où ton enfant viendra au monde, tu ne devras plus penser de la même manière.
Je n'avais pas peur,
de devenir mère, je l'avais tellement souhaité, que j'avais eu le temps d'y réfléchir longuement.
J'étais plutôt tracassée par
mon avenir avec Hussman,
notre cohabitation,
c'était synonyme d'une humiliation,
de cohabiter avec lui et cette garce de Sûria.
Il se mit à sourire, puis à rire,
ses yeux brillaient et cette fois-ci je ne comprenais toujours pas,
pourquoi.
Rachid :
Asmar et toi, vous jouiez ici,
c'était toujours la guerre pour vous faire sortir de l'eau,
en plus des fois vous attendiez
la nuit, pour y retourner.
En le regardant,
je compris..
- Il me manque aussi...
Rachid :
Lorsque l'on a fuit, Agrabah,
je devais le récupérer aussi, mais c'était comme si, il avait déja tout anticipé, il avait déja prit sa monture et sa nimcha, et il était parti.
Je repensais à cette nuit,
où il était venu dans ma chambre,
mon dernier souvenr de lui.
Je l'avais pris dans mes bras,
et il m'avait offert l'un des plus beaux présents que j'ai eu dans toute une vie, cette nimcha.
Cette nimcha, qui malgrès les années, est toujours à mes côtés.
Rachid :
Tu le savais, toi !
De toute manière, vous étiez inséparables, il était forcément venu te rendre visite.
J'eus un léger sourire mais
je garda le silence.
[...]
Je n'avais pas vraiment l'envie de retourner au palais, il est vrai que je suis un peu rancunière.
C'est sans doute un événement anodin, mais il détruisait presque toutes les images, tous les souvenirs que j'avais en tête,
que je m'étais fait :
Je pensais avoir une famille entre guillemets "parfaite",
je pensais que mes parents étaient fous amoureux l'un de l'autre, ces histoires c'est celles qui arrivent chez les autres mais jamais chez moi, jamais dans ma famille, me disais-je, autrefois,
alors quand vérité c'est que rien n'est parfait, personne ne l'est, tout le monde a ses défauts,
certains plus graves, d'autres insignifiants.
Je ne voulais pas pensé à ce qu'allait advenir de demain,
ou des jours avenir, et pourtant,
j'y pensais sans cèsse.
Quelques jours plus tard,
j'avais bien fini par retrouver la raison et étais retourné chez ma mère.
Notre complicité c'était recréée,
et tout allait pour le mieux.
On appris par les de bidoins,
qu'ils avaient croisé Asmar.
Au départ on cru halluciner,
on ne voulait pas se faire de faux espoirs puis à l'écoute de leurs description, il n'était plus possible de douter, ils l'avaient bien vu.
Lorsqu'ils l'avaient croisé,
ils étaient à Aden dans le sud,
un pays fesant parti du territoire,
de la Reine de Sabah.
De L'Afrique au Hedjaz,
tout le monde la connaissait,
on la redoutait,
la respectait et l'admirait.
Mère fut d'autant plus inquiète pour lui, après cette annonce, tandis que moi ce fus tout le contraire :
Je connaissais Asmar par coeur,
je savais qu'il n'avait aucunes difficultés pour se repérer,
il savait très bien où était le nord,
le sud, l'ouest et l'est, il savait donc là où il se dirigeait.
Je ne savais pas vraiment qui était cette Reine, ni qu'est-ce qu'elle pouvait lui apporté, mais lui,
le savait.
Je compris, qu'il ne voulait pas qu'on le retrouve, je pense même qu'il savait où nous, nous trouvions, Asmar était si intelligeant, rusé et vaillant,
que je ne doutais absolument
pas de ses capacités de survies.
Tout ce qui m'importait,
c'est qu'il était en bonne santé,
et que son coeur battait encore.
[...]
Les personnes qui me voyaient,
commençaient sérieusement
à s'inquiéter de mon état,
mon ventre était bien plus énorme, qu'il ne devrait l'être.
De plus,
je ne ressentais rien,
je n'avais pas pris de poid
et j'étais constament en forme.
Selon les estimations de certaines personnes,
Hussman devrait être présent juste avant que ma grossesse
soit à terme,
mais la contrainte était,
qu'ils n'étaient pas sûre que
ma grossesse atteigne son terme.
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AZMÏNAH
AdventureTout allait pour le mieux dans sa vie, puis en quelques heures, tout à basculer. Entre règne , trahison et amour, comment la belle Azmïnah va-t'elle s'en sortir ?
