Arlette avait passé le reste de la journée à sangloter au fond de son lit, puis à dormir, épuisée par la succession des événements.
Le soulagement qu'elle éprouvait de ne pas avoir à affronter Joseph était immense, mais toute la douleur et la honte qu'elle ressentait lui enserrait la poitrine comme une chape de plomb, et l'étouffait à petit feu.
C'était exactement son ressenti. Arlette, qui, trois ans auparavant, n'était qu'une adolescente vive et joyeuse avec une passion qui l'illuminait, une famille soudée et des amis la soutenant était désormais Arlette la solitaire, la mélancolique, rejetée de tous, amis, camarades, etc... et ignorée de celui qu'elle aimait.
Soudain, plongée dans un demi-sommeil agité, un bruit lointain atteignit ses oreilles.
Elle émergea doucement : quelqu'un sonnait à la porte d'entrée, au rez-de-chaussée.
S'extirpant difficilement des limbes où elle était plongée, l'adolescente roula hors de sous sa couette et avança dans la pénombre de sa chambre, évitant avec précaution les objets divers répandus un peu partout au sol, avant d'atteindre la poignée de la porte, et d'ouvrir.
La lumière blanche du couloir l'aveugla, et elle plaqua ses mains sur ses yeux, traversant l'étage en trébuchant, avant de descendre lentement les escaliers.
Arlette aurait aimé ne plus reparaître devant quiconque, jamais. Mais, arrivée dans l'entrée, elle ouvrit pourtant la porte d'un geste machinal, avant d'avoir un mouvement de recul en voyant qui se trouvait sur le palier.
- Sabrya ?!
C'était bien elle, silhouette surgissant du brouillard froid de Mars. Elle avait les yeux rougis et cernés. Arlette resta quelques instants figée, son visage pâle ayant prit une teinte crayeuse. Puis, soudain, sans prévenir, elle recula, s'apprêtant à refermer la porte.
- Attends, Arlette ! s'écria celle-ci, sa voix ayant prit une note désespérée.
La jeune fille s'immobilisa, le dos tourné, le visage fermé, mais elle écoutait.
- Je... Oh, Arlette, reprit Sabrya, la voix tremblante, je vois à quel point j'ai été atroce. Ce que j'ai fait... c'est impardonnable. Mais je voulais te dire mes regrets...
Sa voix, au fur-et-à-mesure qu'elle parlait, devenait plus rauque, et ses mots, très vite, furent à presque étouffés par ses sanglots.
- Parce que je t'aime, Arlette. Tu es comme ma soeur, et je... je ne t'ai jamais méritée. Je...
Les pleurs de la jeune fille la forcèrent à s'arrêter.
Arlette se retourna lentement.
Sabrya était en larmes face à elle. Son miroir parfait.
Un instant passa, où elle se regardaient mutuellement, se découvrant à nouveau.
Et, d'un même élan, les deux amies se jettèrent l'une contre contre l'autre dans une étreinte pleine de soulagement.
- C'est moi, Sabrya, chuchota Arlette doucement, avant de se séparer de la jeune fille pour la regarder dans les yeux. Si je t'en avais parlé avant, tout aurait sûrement... été différent.
- Ah oui ? demanda celle-ci en reniflant bruyamment, des larmes coulant toujours sur ses joues mates.
- J'aurais peut-être réagit de la même façon si la situation avait été inversée, la rassura son amie, des trémolos dans la voix.
- Mais j'ai... je n'osais plus venir, j'avais peur de t'avoir déçue. Je pensais que tu ne voulais plus me parler... Alors tu...
- Oui, Saby... je te pardonne.
L'adolescente sourit, et ses grands yeux noirs se remplirent à nouveau de larmes de soulagement et d'émotion.
- Arlette, je suis désolée...
* JE SUIS DE RETOUR !!!
Hum hum. Pardon. Mais c'est que je suis très motivée !
Je vous ai manqué, je suis sûûûre !
Au programme, les bonus spéciaux pour les 1K : la FAQ et une surprise !
Je pense que mes questions vous ont manqué, alors je vais en poser quelques unes...
- Alors, est-ce que vous avez des théories sur la suite ?
- Voudriez-vous voir quelque chose en particulier arriver ?
- Etes-vous soulagé de cette réconciliation ou pensez-vous que Sabrya ne mérite pas le pardon d'Arlie ?
- Je suis ouverte pour recevoir vos dernières questions pour la FAQ ! Quelqu'un en a-t-il encore ?
Et c'est tout ! Je suis drôlement heureuse d'être de retour, et je reviens avec beaucoup d'inspiration. Cette fois, nous irons jusqu'à la fin mes amis !
Merci pour votre patience, votre soutien, vos votes, commentaires, lectures... Tout ça est le cadeau le plus précieux que je puisse recevoir pour mon anniversaire ( eeet oui, ça y est, j'ai eu 15 ans le sept Août !).
Merci beaucoup et à bientôt !*
Jeanne Flamingo
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- Dissimilarity -
Romantik{ HISTOIRE TERMINÉE } Arlette, jeune passionnée de musique d'à peine dix-sept ans, vit la tête pleine de rêves, et comme dans toutes les histoires d'adolescents, elle est amoureuse ; rien de très étonnant. Si l'on oublie le fait que cet amour soit d...
