ELLA LOMBARD
6 Décembre 2011
Un peu sur les nerfs je commençais à agiter ma jambe nerveusement. Je crois que personne n'était en train de se douter que j'étais en train de bouillir, personne sauf Andréa. Elle l'avait bien remarquée et c'était probablement la seule. J'aurais pu lâcher une bombe, m'énerver et cracher ma haine, mais dans le fond je pense que ça n'aurait servi à rien. Ce n'était pas contre eux que j'étais énervée, c'était contre moi, parce que je faisais semblant alors que j'avais juste envie de fondre en larmes. J'voulais pas qu'ils s'inquiètent pour moi, mais évidemment que j'allais mal, j'avais beau essayer de renier et refouler tout ce que je ressentais ça ne marchait pas. Et alors que j'étais à deux doigts de lâcher une bombe pour leur avouer toute la vérité sur mon état, mon téléphone se mit à sonner dans ma poche. Les sourcils froncés je le sortais avant d'apercevoir un numéro inconnu, je lançais un regard à la brune avant de me lever et de claquer la porte du studio souhaitant malgré tout montrer mon énervement. L'air frais me frappait en plein visage mais je me ressaisissais rapidement avant d'appuyer sur le bouton vert, je collais mon téléphone à mon oreille répondant par l'affirmatif.
-Allô ?
J'entendais une forte respiration à l'autre bout du fil, c'était super louche, on avait l'impression que la personne voulait me faire un canular comme à Halloween. Sauf que pour le coup c'était vraiment pas drôle, de plus je n'étais pas d'humeur à rire alors ça tombait très mal.
-Vous êtes qui ? Demandais-je finalement.
-E.. Ella c'est vraiment toi ?
La voix résonnait dans ma tête, j'avais pas besoin d'avoir un bac plus cinq en connaissance humaine pour reconnaître la voix de ma génitrice. Je collais mon dos contre le mur derrière moi, la bouche légèrement entre-ouverte. Je glissais longuement jusqu'à toucher le sol froid, et à partir de ce moment précis je ne saurais expliquer ce qu'il se passait à l'intérieur de moi. J'entendais la porte du studio s'ouvrir et se refermer, Andréa s'abaissait à ma hauteur avant de se relever rapidement et de dire quelque chose que je ne comprenais pas. Rapidement un attroupement eut lieu autour de moi, je sentais qu'on me secouait et qu'on essayait de me parler. Mais mon corps ne répondait plus, j'étais complètement tétanisée sur place, rien que l'idée de savoir qu'elle pouvait être de retour dans ma vie me faisait un mal de chien. Il était hors de questions qu'elle ou même mon père ne reviennent dans ma vie après ce qu'ils avaient fait, c'était dégueulasse. Mes mains se mirent à trembler et mon téléphone s'écrasait au sol, mon corps fut pris de violents soubresauts. Je me relevais avec difficultés avant de serrer dans mes bras, la première personne que j'apercevais malgré ma vision trouble.
-Je.. Je veux pas, je veux qu'on me laisse tranquille..
Des gros bras se resserrèrent autour de moi et je nichais rapidement ma tête dans le cou de la personne. Je devais faire pitié, une meuf en plein milieu d'la rue qui chialait dans les bras d'une personne dont elle n'arrivait même pas à voir le visage. La seule chose dont j'étais sûre que c'était un de mes amis, c'était toujours mieux que de pleurer dans les bras d'un inconnu. Je sentais qu'on me soulevait et la seconde d'après j'étais allongée sur une surface confortable, du moins plus confortable que le sol de la rue.
-Cariña, qu'est-ce qu'il se passe ? Entendis-je.
-Andréa.. Soufflais-je.
-J'suis là Ella, j'te lâcherais pas, mais faut que tu m'dises ce qu'il se passe sinon j'pourrais pas t'aider..
Et rien qu'à la fin de sa phrase, la voix de ma génitrice résonnait de nouveau dans ma tête. C'était pas possible, j'voulais pas y croire, comment avait-elle fait pour me retrouver ? Pour avoir mon numéro ? Et surtout qu'est-ce qu'elle me voulait ? Car évidemment si elle était revenue c'est qu'elle avait besoin de quelque chose, vu comment ils avaient été clairs mon père et elle en me dégageant il y a plusieurs années. Je ne les laisserai pas revenir sous n'importe quel prétexte que se soit, même des excuses ne seraient pas suffisantes pour qu'ils se fassent pardonner, dans tous les cas je n'en voulais pas.
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FAUT PAS QUE T'OUBLIES | MEKRA
Fanfiction« Faut pas que t'oublies » avec Mekra T'avais pas l'droit, t'avais pas l'droit d'entrer dans ma vie, de remettre de la couleur là où c'était sombre. T'avais encore moins l'droit d'entrer dans ma vie et d'me faire t'aimer comme une folle, t'avais sur...