Reynard passa donc deux semaines tranquilles avec Mrs et Mr Tonks, sa tante Dromeda et son oncle Teddy. Ils avaient fait des randonnées, avait pêché, fait des potions médicinales et jouait et rit, comme une famille. Il était ensuite partit chez son autre famille, les Malefoy.
Reynard regardait son cousin Drago parlait avec Pansy Parkinson une fille de son année à Poudlard, et à Serpentard en plus. Ça allait faire une semaines qu'il était chez les Malefoy. Son cousin invitait tous les jours quelqu'un, mais jamais un ami de Reynard. Pour le moment, ni Théodore, ni Blaise, les deux amis de Reynard n'étaient venu. Il avait eu la chance de voir Tracey un après midi, une autre fille avec qui il s'entendait bien de Serpentard, mais il fallait croire que Drago ne voulait pas voir les deux autres garçons.
De toute manière, Reynard n'avait pas vraiment beaucoup de temps libre de puis qu'il vivait chez son oncle. Ce dernier avait décidé de le former au parfait petit héritier de la famille Lestrange qu'il était. Un homme hautain, un peu gras, et avec une moustache surdimensionné venait tout les matins à huit heure tapante et obligé Reynard à apprendre des choses peu utiles comme marcher la tête droite avec des dictionnaires sur la tête, choisir les bons couverts à tables, donner des ordres à un elfe de maison ou encore parlait de la météo comme si c'était la meilleur des discussions. Reynard passait de longues heures enfermée, à supporter le sorcier qui tremblait souvent et qui avait failli mourir d'un arrêt cardiaque lorsque Reynard avait dit bien fort : Voldemort. Mr Malefoy avait fini par renvoyer le professeur, comprenant qu'on ordonnait rien à Reynard Lestrange.
Lorsqu'il reçu sa lettre de Poudlard, Reynard cacha sa joie, restant impassible. Il la rangea et demanda d'une voix neutre, quant ils iraient chercher leurs manuels et fournitures. Il fallait aussi qu'il achète de nouvelle robe, ses anciennes lui étant trop petite. Mr Malefoy laissa sa femme se charger de cette tâche, ayant des rendez vous au court de la semaine. Sa tante fit un léger sourire. Reynard aimait sa tante, la douceur incarnée en apparence mais avec un fort caractère, signe d'une lionne qui ferait tout pour protéger ses petits. Drago vouait une admiration pour son père oubliant parfois sa mère, lui parlant souvent avec froideur, et pourtant Narcissa Malefoy restait pour son fils, l'aimant de toute son âme. Reynard la trouvait courageuse et il l'aimait pour ça. Pour elle, il était prêt à faire semblant, à jouer le jeu, à devenir le parfait héritier Lestrange, à la rendre heureuse.
Le soir de la veille d'aller sur le Chemin de Traverse, Reynard était sur le bord de sa fenêtre, le regard perdu dans le ciel, caressant son seul véritable ami, au plumage si doux. Rafa l'avait retrouvé, comme toujours, avec plein d'autre corbeaux. Reynard l'aimait énormément, comme un ami, lui parlant sans gêne.
« Le thé, c'est pour les femmes, Rafa, les hommes, à partir de quinze ans, doivent déjà savoir boire le whisky et reconnaître un bon vin français, récita Reynard en imitant la voix de son vieux précepteur. Oh, et attention, Rafa, mais gardez toujours votre maintient !
Le corbeau croassa comme un rire moqueur.
« Oui..., c'est un idiot, murmura Reynard. Mais un gentil idiot, il obéit c'est tout. Tu verras, Rafa, un jour, Dora m'aura tout appris pour être le meilleur des Aurors, et alors je deviendrais le chef. Personne ne me donnera plus jamais d'ordre ! Je serais le maître !
« Hé, le maître, il y en a qui veule dormir, lança une voix plaintive de la fenêtre d'à côté.
« Oh, désolé, Drago, dit Reynard. Je pensais que tu dormais.
« J'aime trop d'entendre imiter le vieux Rafzion, dit Drago, en passant sa tête par sa fenêtre. Tu l'imite bien, d'ailleurs !
« Merci, dit Reynard. Si je n'arrive pas à devenir Auror, je deviendrais comédien, ou pire... un vieux précepteur bossu et moustachu, dit-il en faisant une voix de vieillard.
Drago éclata de rire. Il se tut et les deux garçons se précipitèrent dans leurs lits, éteignant les lumières. Reynard ferma les yeux, espérant que les parents de Drago ne les avait pas entendu. Jusqu'à présent, il n'avait pas eu de punition. Il fallait que ça continu.
Le pas de Mr Malefoy s'arrêta devant sa porte, écoutant sûrement, pour s'assurer que son cher neveu dormait bien. Enfin, il partit, pour rejoindre sa chambre et sa femme. Reynard poussa un soupir, soulagé.
« Bonne nuit Rafa, murmura t-il.
Dans le ciel le croassement d'un corbeau lui répondit, suivit par d'autre et par le grognement d'un blond qui en avait marre que toute les nuits, des corbeaux hurlent dans le parc.
Le lendemain, Reynard était heureux de sortir, surtout pour le Chemin de Traverse, rue marchande en plein coeur de Londres. Il avait finit ses devoirs, pouvant pratiquer la magie au manoir sans problème. Il utilisa la poudre de cheminette, sortit le premier, se nettoyant d'un coup de baguette sous le regard ravi de sa tante. Elle souriait, ravi de faire les boutiques avec « ses deux garçons ». Drago retrouva Goyle et Parkinson, et Reynard eut la joie de voir Blaise. Le métisse attendait nonchalant à la terrasse du meilleur glacier du monde. Reynard le rejoignit et demanda à sa tante, s'il pouvait se débrouiller seul, avec comme compagnie Blaise. Elle accepta, bien sûr, heureuse de voir son neveu sourire. Sa tante ferait tout pour lui, autant que pour son propre fils.
Les deux Serpentard partirent d'abord à Gringotts, récupérer un peu d'or. Reynard ferma son esprit lorsqu'il passa vers le dragon vieux et triste. Il prit assez pour se payer les meilleurs ingrédients, de magnifiques robes et surtout ses livres.
Dans la librairie, le marchand les regarda désespéré.
« Je m'occupe de vos livres, bougez vous ! Lança le libraire en s'avançant vers une cage.
Reynard regarda les livres qui s'attaquait entre eux. Blaise déglutit avant de refuser de prendre « ce truc ». Reynard retira sa ceinture et réussit à attacher le livre de Soin pour les créatures magiques qui voulait le mordre. Il n'avait tout un coup plus trop envie de suivre cette matière et se demandait ce qui avait prit au professeur Brûlopot de leur faire acheter de tel livre. Blaise demanda une corde. Reynard ricana et en fit apparaître une. Il acheta ensuite les autres livres, sortilège niveau 3, un dictionnaire de runes avec un recueil de texte. Blaise suivait aussi l'étude des runes. Il n'avait pas voulu prendre arithmancie, trouvant cette matière trop difficile. Reynard prit le livre pour les cours d'alchimie, impatient de les suivre. Il apprit que seulement deux autres élèves avaient déjà prit aussi les livres. Il sourit, ravi de savoir qu'ils ne seraient pas nombreux, profitant encore plus du savoir de leur professeur.
C'était un peu triste qu'il dut rejoindre sa tante et son cousin. Il salua Blaise, disant être impatient de retourner à Poudlard.
« A dans une semaine, prince de Serpentard ! Lui lança Blaise avec un grand sourire.
Reynard pouffa de rire. Son ami pouvait être un peu idiot parfois. C'était Drago le petit prince, lui il était juste Reynard Lestrange. Il retrouva son cousin qui essuyait rageur sa joue. Reynard remarqua la trace d'un rouge à lèvre.
« Te marre pas, grogna Drago en entrant dans la cheminée. Pansy m'a embrassé.
Reynard avait un sourire moqueur pour son cousin. Finalement, une semaine allait passé vite, surtout que les leçons des mœurs et coutumes des sorciers de sang-pur était terminé. Reynard allait devoir faire attention, toujours bien se comporter devant son oncle qui attendait beaucoup de lui. Reynard rangea ses affaires, sa malle déjà prête pour son retour à Poudlard. Il avait tellement hâte. Il avait déjà tant envie de rencontrer des créatures magiques, voir s'il pouvait entrer dans leur tête, comme avec les simples animaux. Reynard s'allongea sur son lit et sortit de sous son oreiller un petit walkman. Il l'alluma et mit les écouteurs sur ses oreilles. Il fredonna un peu pour Rafa qui venait de rentrer dans sa chambre, par la fenêtre toujours ouverte. Reynard chanta alors un peu plus fort, pour son ami.
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Le Dernier Corbeau
FanfictionReynard a toujours su au fond de lui qu'il était différent des autres enfants du foyer Sainte-Catherine, à Londres. Il connaît ce centre pour orphelins, ou enfants abandonnés depuis ses deux ans. Un jour, un étrange homme vient le voir avec une pla...
