45 - La punition

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Reynard était resté jusqu'à la nuit tombée et les mains en sang, les articulations détruites, il retourna dans un château vide. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce qu'il entendit un toussotement dans son dos. Le professeur Dumbledore était un grand sorcier et l'aura qu'il dégageait à l'instant aurait fait fuir même Voldemort. Reynard baissa les yeux. Il n'allait pas fuir ou nier. Il avait perdu le contrôle de lui même.

« Dans mon bureau, Reynard, ordonna Dumbledore d'une voix douce.

Reynard fronça les sourcils. Il sentit que Dumbledore était d'un coup calme. Reynard le suivit alors en silence. Plusieurs fois, il sentit le professeur lui jeter un coup d'oeil, et surtout vers ses mains. Le directeur donna le mot de passe et ils montèrent toujours dans le silence dans le bureau directorial. Maugrey était là, dans un coin, buvant dans sa fiasque, une boisson qui semblait être hideuse.

« Assis toi, Reynard et fais moi voir tes mains, dit Dumbledore en montrant un fauteuil.

Reynard s'y installa, serrant les dents. Dumbledore s'assit en face de lui et tendit ses long doigts. Le garçon lui tendit alors ses mains.

« Pourquoi te fais tu du mal ? Demanda Dumbledore à voix basse. Tu as de la chance que j'ai un phénix.

Reynard haussa les épaules. Il aurait pu le tuer, alors il avait fui, éloignant sa colère et sa rage contre un homme qui l'avait humilié et pire lui avait rappelé de qui il tenait, l'avait comparé à ses parents.

« Tu comprendras que tu es des retenues jusqu'aux vacances de Noël, reprit Dumbledore toujours avec douceur. Tu auras chaque samedi matin une retenue avec le professeur Maugrey. Il te diras à quelles heures. Merci Fumseck.

Le phénix avait volé en silence et avait pleuré sur les deux mains de Reynard sans qu'il ne s'en rende compte. Reynard le remercia silencieux. Dumbledore se redressa et fit n léger sourire au garçon.

« Je te laisse le raccompagner à son dortoir, Alastor, dit Dumbledore à son nouveau professeur.

Maugrey hocha simplement la tête et s'avança vers Reynard, le prenant par l'épaule.

« Allez, Lestrange, viens, dit-il.

Reynard se décala un peu brusquement et se leva. Il regarda avec froideur Maugrey qui fit un sourire très amusé. Dumbledore poussa un soupir. La tension entre l'élève et le professeur était telle qu'il avait peur que tout explose autour d'eux. Et pourtant, Reynard marcha vers la porte, l'ouvrit et lança un regard dédaigneux à Maugrey qui grogna et le suivit. Dumbledore les regarda partir, avec le pressentiment que les retenues allaient être explosives et que la salle de classe n'allait pas en sortir indemne. Fumseck poussa un petit cri, comme voulant être rassurant.

« J'aimerais avoir ton optimisme, Fumseck, murmura Dumbledore.


Reynard marchait droit et fier. Maugrey le regardait, réfléchissant comment sûrement le punir pendant les retenues à venir. Le garçon s'en moquait clairement. Arrivés dans les cachots Maugrey lança alors :

« Samedi, six heure à mon bureau, prends de l'eau, et viens en tenues décontractées, et pas de retard sinon je te rajoute une retenue, abîme toi encore les mains et tu auras une retenue en plus, ne réponds pas à mes questions en cours et une retenue, fais le malin avec moi et une retenue, et j'attends à ce que tu me dise « oui, monsieur » ou « professeur », c'est clair ?

« Très clair, répondit Reynard.

« J'ai pas compris, répliqua Maugrey.

Reynard serra les poings. Il inspira, vit un sourire charmant et reprit :

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