92 - Le chagrin de Hermione

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Reynard regardait le temps devenir de plus en plus maussade si c'était possible. Voldemort s'absentait souvent et Reynard laissait une certaine marge de liberté au rafleur, avec souvent une envie de les punir chaque fois qu'ils se vantaient d'avoir arrêté un gamin, d'avoir tuer un vieux sorcier. Il prenait sur lui, restant froid, impassible.

Tout autour de lui, on le surnommait le Corbeau de la Mort, celui qui donnait les ordres lors de certaines rafles, et qui parfois devait tuer, toujours sans sourire, sans joie, sans peine non plus. Pourtant lorsqu'il revenait d'une chasse à l'homme, la peur au ventre de tomber sur Ted Tonks ou pire sur elle, il se laissait tombé, suant, puant le sang, sur un fauteuil devant ceux qu'il avait pu aider, lors d'un moment où il était seul face à un enfant, à une mère qui, cachée dans le placard de ses enfants, tentaient de les faire taire. Alors il fermait la porte et en ouvrait une autre sombre, il ne disait rien, parfois, Andromeda se montrait et les rassurait, le plus vite possible.

Il y avait maintenant une vingtaine de personne, dont une famille entière. Reynard était d'une humeur maussade dans son fauteuil, cigarette dans une main, verre de whisky dans l'autre, le regard éteint. Devant lui, il regardait la gazette du sorcier. Personne ne savait où était Harry Potter, l'ennemi publique numéro 1. Enfin, lui savait à peu près, et aller souvent voir où ils étaient installé, certaine nuit.

Il poussa un soupir.

« Dur journée, murmura alors Remus Lupin qui avait aussi du mal à dormir.

Reynard fronça les sourcils. Toutes ses journées étaient dures, violentes même. Il avait dû tué un sorcier, un homme qui voulait juste défendre sa femme, une née-moldue. Elle avait été emmené et lui, il n'avait rien pu faire.

« Elle doit être à Azkaban, à l'heure actuelle, dit-il à voix basse. Elle me haïra encore et encore. Pour elle, je suis et resterai un meurtrier, un monstre. C'est ce que je suis, après tout. Elle n'a pas tort.

« Reynard... tu... pourquoi ne restes-tu pas caché, ici, avec nous ? Demanda Lupin. Tu souffres à y retourner, à faire le sale boulot, à... tuer... tu en souffres. Tu pourrais...

« Je dois trouver quelque chose, avant, dit Reynard le regard perdu sur le liquide de son verre. Je sais ce qu'il a volé à Ombrage... Potter. J'ai compris... je...

Il se leva et partit sans un mot dans son bureau. Il posa son verre. Il entendit le désespoir et la tristesse de Lupin qui avait pitié de Reynard.

« Du coup... une coupe... un serpent et... un sorcier, et ce sera bon, dit-il pour lui même. Mais... Potter... sais tu comment on détruit un Horcruxe ? Ah... si seulement...

Il poussa un soupir. Il devait aller voir Rogue et vite.

Il inspira, passa par une des nombreuses fenêtres, il devait y avoir autant de fenêtre que de portes et transplana dans la neige. Il arriva devant la grille de Poudlard, avec un pincement au coeur, nostalgique. Il passa sa main sur la grille et attendit. Ce fut un des Carow, le frère,qui donnait les nouveaux cours de magie noire qui se présenta.

« Lestrange ? Qu'est ce que tu fous là ? s'étonna le Mangemort.

« J'ai besoin de lire, répondit Reynard. J'ai fini tout les bouquins du manoir Malefoy. Je connais le chemin de la réserve.

« Dis, ça te dirais un petit cours, gratuit ? Pouffa Carow. J'ai des élèves en retenues. De sale mioche ! Londubat, ça te parle. J'ai déjà monté une plainte. Tu pourrais peut-être t'occuper de sa grand-mère, peut-être que ça le fera réfléchir, ce sale morveu.

« Je vais y penser, dit Reynard. Parles en à Rabastan. C'est lui qui se charge des problèmes qui touchent aux vrais sorciers.

« Ouais, j'y manquerais pas, approuva Carow.

Le Dernier CorbeauDes histoires addictives. Découvrez maintenant