ÉPILOGUE

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♥♥♥











Je crois que ce jour-là, j’ai appris ce que c’était que le silence après la tempête.

Quand j’ai vu mon nom sur le bordereau, là, noir sur blanc, classé parmi les admis, j’ai ressenti un vide.
Pas une explosion.
Pas un cri.
Juste un souffle.
Un long, profond soupir.

Comme si toutes les versions de moi, de la petite fille en cinquième amoureuse d’un regard, à la lycéenne perdue dans ses liaisons troubles,
à la fille anxieuse qui chantait son cours d’histoire à minuit avaient enfin le droit de s’asseoir.
De se reposer.

J’ai eu mon bac. Pas avec les honneurs, pas avec les feux d’artifices.
Mais je l’ai eu. Et ça, c’était mon feu intérieur.

Le choix de l’université s’est imposé naturellement, presque doucement, comme une évidence qui avait attendu son heure.

J’ai laissé tomber les grands noms, les écoles vitrines, et j’ai choisi l’IUL.
Le fameux "bateau".

Parce que j’ai compris que ce n’était pas une faiblesse de vouloir respirer.
Et que parfois, avancer sans se noyer,
c’est déjà naviguer vers la liberté.

Je n’ai pas tout compris de mon adolescence. Je n’ai pas été parfaite,
ni sage, ni stable.

Mais j’ai été vraie.

J’ai aimé pour de mauvaises raisons.
J’ai blessé sans le vouloir.
J’ai rêvé trop fort, et échoué à moitié.
Mais aujourd’hui, je me rends compte que toutes ces versions de moi… je les remercie.

Elles m’ont portée jusqu’ici. À l’aube de quelque chose d’autre. Quelque chose que je ne peux pas encore nommer. Mais que j’écris.
Littéralement.

Parce qu’après Amours Lycéens, j’ai ouvert un nouveau projet. Un truc plus cru.

Plus vrai.

Plus brut.

Un genre de carnet d’âme.

Le titre est venu comme un murmure.
"Cher Journal."

Et cette fois, je n’écris pas seulement pour raconter. J’écris pour guérir.

Alors si un jour tu tombes sur ce nouveau texte, sache que derrière chaque ligne, il y a une fille qui a traversé les couloirs du lycée comme un champ de bataille, et qui a décidé, pour la première fois, de ne plus courir.

Et si c'était ça, grandir ?

Accepter de ne pas tout comprendre,
mais avancer quand même, avec les cicatrices comme guide, et les rêves comme lumière.

Je sais qui je suis, je suis Cathïde. Et c’était mon histoire.

Merci de l’avoir lue.




















À mes amours lycéens, je dis au-revoir et à ma vie universitaire, je souhaite la bienvenue.

De nouvelles lignes vont être écrite, de nouvelles peines, de nouvelles blessures, et peut-être bien des anciennes, mais je suis prête.

Prête à voir et boire les coups de la vie professionnelle, l'enfance et l'adolescence n'y sont plus, aujourd'hui j'ai dix-huit ans, et je pense qu'à cet âge, c'est la pleine essence de la vie.

Je ne peux que dire, cher journal...













Fin

AMOUR LYCÉENS Où les histoires vivent. Découvrez maintenant