Elle se réveille, un courant d'air sur le visage, et le bras caressé par les ballotements du rideau au vent. Le lit est vide, à côté d'elle. Elle fronce les sourcils et se redresse, constatant qu'en fait, elle au bord du lit, et que ce n'est pas sa place habituelle, sauf... lorsqu'ils occupent le lit pour faire autre chose que dormir.
Aomine n'est pas derrière elle non-plus. Cette fois elle frissonne. La désagréable impression d'être seule la saisit. Elle ne lui en a pas parlé. Elle ne peut pas lui en parler. Mais depuis qu'ils se sont rapprochés, ses élans de solitude lui pèsent. Comme si c'était plus dur d'être seule. Comme si elle ne devait pas être seule.
Douloureuse, elle se lève, la gorge nouée, et le cœur au bord des lèvres. De plus en plus violentes, ses crises s'enchaînent, la forçant à se trouver en la compagnie de n'importe qui, pourvu qu'elle soit avec quelqu'un.
- Pourquoi ça me fait ça ?
Elle ferme les yeux, pense à la dernière composition sur laquelle elle a travaillé... et la musique prend place. Toute la place. Il n'y a plus rien d'autre qu'elle, comme si elle était devenue tangible. Au départ, Tsuchida pensait que c'était parce que son esprit était occupé, qu'il ne pensait plus à son état d'isolement, mais pas du tout. La technique fonctionne aussi quand elle ne fait qu'écouter, agissant comme un réconfort.
Elle regarde autour d'elle, et se penche pour prendre quelques vêtements dans l'armoire.
A force de rester ici, elle a laissé des vêtements, mais surtout des sous-vêtements pour éviter de retourner chez elle en courant. Elle se déshabille, laissant ses vêtements s'échouer par terre un par un, avant de commencer à en mettre des propres. Elle prendra une douche après sa première heure de cours, sport, au lycée.
Elle est en train d'attacher son soutien-gorge quand Aomine entre dans la pièce.
- Bonjour, dit-il en la regardant faire, appréciateur.
Elle hoche la tête.
- Bonjour.
Le plaisir semble partagé, il n'a que sa serviette autour de la taille, et elle ne se gêne pas pour le détailler dans le miroir.
Il s'approche pour l'enlacer, posant sa tête sur son épaule, avant de froncer les sourcils d'inconfort.
- Tu as encore grandi, dit-elle en passant une main dans ses cheveux déjà secs.
Il râle quelque chose, et elle rit doucement.
- Tu te sens comment ? demande-t-il finalement.
Elle hausse les épaules.
- Je vais bien.
Il a remplacé la musique à la seconde où il a ouvert la porte, et ce réconfort lui fait chaud au cœur. Elle l'avouera plus tard, mais à ce niveau, bien qu'elle ne soit pas tout à fait à l'aise encore avec la conception du couple, savoir qu'elle peut tenir à autre chose qu'à ce qu'elle a dans la tête a quelque chose de rassurant.
- Je ne suis pas qu'une machine, finalement.
- C'est pas ce que je t'ai demandé.
- Mais c'est ce que j'ai choisi de répondre, réplique-t-elle.
Il soupire, préférant poser son menton sur le sommet de son crâne.
- Tu ne grandiras plus, hein ? se plaint-il.
Elle secoue la tête en souriant.
- Non. Désolée.
- C'est nul.
VOUS LISEZ
Les larmes en gouttes de pluie
FanfikceTome 2 Avançant sur le chemin qu'ils se sont obstinément tracé, une seule question se pose à eux : quelle est la limite d'un génie ? Si Aomine et Tsuchida se dirigent vers l'école de leurs rêves, ils ne doivent pas oublier qu'ils ne sont pas leur pa...
