Deuil

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Le soleil se couchait et aucun membre de l'escouade n'eut quitté le grand palais. Il fallait se faire à l'idée, ils n'étaient plus les gamins de l'époque qu'Erwin avait recrutés, non, aujourd'hui mon escouade abritait des femmes et des hommes de demain.

Le brouhaha des soldats couvrait les environs à plusieurs kilomètres à la ronde, même quand nous nous écartions du palais leurs cris tapaient les tympans, c'était honteux. Nous étions censés représenter le cadre et le respect, les habitants vont encore nous trouver des raisons pour nous blâmer. Cette fois-ci, ce sera défendable.

J'entrais dans notre bâtiment d'affectation, pensant m'y retrouver seul, je fus surpris de voir quatre lampes à l'huile allumées sur les tables au fond du réfectoire. De là où j'étais il m'était impossible de discerner les personnes, il fallait que je m'approche.

« Bonsoir caporal ! Vous aussi vous trouvez vous ne supportiez pas le bruit au palais ? Non Mikasa ! Les ciseaux sont plus petits ! Cria Sasha en pleine supervision.

— Mikasa ? M'étonnais-je.

— Elle est derrière vous caporal, à votre droite. Je suivis du regard le doigt de Sasha, en effet, Mikasa était comme en train de fouiller dans le tiroir inférieur du meuble de l'argenterie.

— Je ne le trouve pas Sasha, redis-moi à quoi il ressembl- Trouvé !

— Génial ! La noiraude revint vers nous en tenant une paire de ciseau dans la main. Elle remarqua enfin ma présence et me salua d'un simple geste de la tête, un geste qui se voulait respectueux.

— Qu'est-ce que vous compter faire avec les ciseaux vous deux ?

— Mikasa je veux bien que tu commences. Répondit Sasha sans vraiment prendre en compte ma précédente question.

— Tu es sûre de vouloir le faire ?

— Je dois bien commencer quelque part, et puis, il aurait sûrement aimé que je le fasse, ils deviennent trop longs !

— C'est ton souhait. » Mikasa invitait son amie à prendre place sur la chaise en bois, elle détacha ses cheveux puis emmena l'outils d'acier près d'une mèche de ses longs cheveux.

Un silence marquait le temps de réflexion de Mikasa, elle n'avait pas à hésiter si tel était le souhait de son amie.

« Aller... C'est parti. Souffla Mikasa pour s'encourager.

— Après que nous ayons terminé, je te les offre.

— Sasha, je ne peux pas.

— Ces ciseaux me sont trop douloureux, je n'ai plus le courage de les voir.

— Sasha ? Interpellais-je.

— Oui caporal ?

— À qui ces ciseaux appartenaient ?

— À moi. Enfin... Je les avais offerts à Connie, nous nous les partagions. Je coupais ses cheveux et ils coupaient les miens. C'était notre rituel de chaque fin de mois. !

— Je vois. Le bruit des lames sur la chevelure de Sasha sonnait comme une mélodie mélancolique pour les deux jeunes femmes.

— Est-ce que cela te convient ? Miksa prit le miroir de la table pour montrer le résultat à Sasha.

— Coupes plus court.

— Sasha, tu es sûre ?

— Coupe Mikasa.

— D'accord. »

C'est ainsi que la brune continuait de réduire la masse capillaire de son amie jusqu'à ce que celle-ci décide que cela suffisait. Dans un mouvement muet, Mikasa reprit le miroir pour demander l'avis final à Sasha. Elle acquiesça timidement en laissant couler une larme sur sa joue : « À moi. » Sans plus de concertation, elles échangèrent leurs places pour procéder à la même manipulation.

Les longs cheveux corbeaux de Mikasa tombaient par mèche sur les pierres glacées. Je n'avais encore jamais été témoin d'un tel soutient entre elles, cela forçait le respect et l'admiration. Sasha n'eut pas besoin de demander à Mikasa si cela lui convenait, d'un simple regard Sasha comprit où elle devait s'arrêter.

Finalement, Mikasa avait coupé davantage de cheveux que Sasha, cette coupe à la garçonne lui allait bien, elle révélait davantage son visage. En fait, je les trouvais présentement toutes deux incroyables, elles firent preuve d'un courage inspirant.

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Ce que nous avons ignoré.Des histoires addictives. Découvrez maintenant